Après une sévère défaite des partis « religieux », le président fondateur du parti radical islamiste Front
de la Justice et du Développement (FJD), Abdallah Djaballah, a dénoncé le scrutin législatif du 10 mai en Algérie et a menacé le pays d'une révolution à la tunisienne. Certains prédateurs
occidentaux, qui caressent depuis toujours en secret le rêve de déstabiliser l’Algérie de l’intérieur, pour mieux la dépecer, vont profiter de ces élections législatives pour tenter de rallumer
une nouvelle flamme révolutionnaire, de réactiver une rébellion dormante, et de redonner à des agitateurs forcenés, dans ce pays si cher aux néocolonialistes, un espoir de prendre enfin le
pouvoir. En effet, les religieux radicaux ne comptent plus trop sur Dieu pour prendre le pouvoir, mais bien sur les glaives tendus par les mains amies des
Occidentaux. Ironie de l’Histoire : hier, les membres du Front Islamique de Libération (FIS), parti dont l’Occident avait exigé la
dissolution et l’interruption du processus démocratique (des législatives) en janvier 1992, seraient redevenus, aujourd’hui, tout à fait fréquentables et mieux encore : éligibles. Quel
retournement de veste ! Partout, dans le monde arabe, les religieux radicaux deviennent les amis, que dis-je !, les frères révolutionnaires de prétendus démocrates occidentaux. Quand les peuples
arabes veulent la démocratie, on implante des fanatiques religieux obscurantistes, afin de briser, d’étouffer dans l’œuf, l’élan progressiste de ces peuples libérés. Et quand des dirigeants
arabes autoritaires et avisés remettent des Occidentaux trop entreprenants à leur place, on soulève les peuples et on les aide à renverser ces dictateurs. En fait, c’est soit des fous furieux
fanatiques religieux, soit des despotes illuminés. Mais jamais les pays arabes n’ont droit à être dirigés par des personnes éclairées, visionnaires et tolérantes. C’est dire si les Occidentaux,
dans leur immense générosité et leur incommensurable humanité, n’ont qu’une envie, celle de voir les peuples arabo-berbères vivre en paix et dans la démocratie ! De qui se moque-t-on ?
L’unité des Algériens et leur patriotisme ont jusqu’à présent évité à l’Algérie de basculer de nouveau dans des bains de sang. Plus que jamais les Algériens doivent rester unis. Car l’Algérie est
attendue au tournant. A la moindre faute, au moindre relâchement, à la première occasion, ce pays sera la proie et la cible d’attaques de pays étrangers n’ayant qu’une visée : morceler et
diviser la Nation. Il est important pour le pouvoir algérien d’insister sur l’histoire de ce pays et de laisser aux nouvelles générations une mémoire collective qui leur rappelle ce qu’ils
auraient été, ce qu’ils seraient devenus, sans la lutte armée de leurs aînés. C’est pourquoi, cet appel à la révolution, lancé par Abdallah
Djaballah, me paraît irresponsable, dangereux, criminel et coupable ; coupable parce que des Algériennes et des Algériens pansent encore leurs plaies dues à une sale révolution conduite
par des forces extérieures et relayées par des traîtres à la Nation algérienne de l’intérieur. Plus de dix ans de crimes et d’horreurs en Algérie, ça suffit, M. Abdallah Djaballah
!
Touhami Moualek
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Les élections législatives de ce 10 mai en Algérie risquent d’être fortement marquées par un taux d’abstention record. Le Président Bouteflika a pourtant
invité les Algériens, et notamment la jeunesse algérienne, à s’exprimer massivement par la voie des urnes, affrimant, lors d’un discours prononcé à Sétif, en commémoration des massacres du 8 mai
1945, qu’il fallait désormais que les jeunes générations prennent le flambeau, parce que sa propre génération avait, 50 ans après l’indépendance du pays, fait son temps. Mais il est vraisemblable
que les Algériens, désabusés et convaincus, une fois de plus, que ces élections n’apporteront rien dans leur vie quotidienne, s’en désintéresseront. En effet, selon ces derniers, le fossé
existant entre les députés et leurs électeurs parait immuable. Pourtant, l’actuel Président algérien, âgé de 75 ans, a exhorté (surtout les plus jeunes) à protéger leur patrie, et à faire preuve
d’une grande vigilance envers les appétences de certains ennemis qui, de l’extérieur et profitant du Printemps arabe, seraient tentés de déstabiliser l’Algérie de l’intérieur, en créant des
divisions par des ingérences caractérisées. La brèche, provoquée par le morcellement de la Libye, a permis à l’OTAN de poster aux frontières de l’Algérie des forces armées. Cette situation
militaire déplait aux autorités algériennes et l’on peut en comprendre aisément les raisons. Les Algériens sont de farouches patriotes, voire des nationalistes, viscéralement attachés à leur
patrie ; la Nation algérienne saurait réagir à ces tentatives de créer des failles au sein de la population algérienne. Le Président algérien le sait bien. Il a donc voulu se concentrer sur
cette fibre patriotique spécifiquement algérienne, rappelant les dangers imminents d’une division des Algériens.
A l’instar des partis islamistes ayant obtenu de très bons résultats en Libye, en Tunisie, au Maroc et en Egypte, les
partis religieux algériens seront également présents à ces élections. Mais il est juste de rappeler que l’Algérie n’a pas grand-chose à avoir avec ces pays voisins précités. D’abord parce que
l’Algérie a déjà connu sa vague islamiste (le FIS) dans les années 80-90 et on a bien vu où cela avait conduit le pays : à des dérives et des luttes armées fratricides barbares et violentes.
Les Algériens ne veulent plus de ces violences aveugles et font, majoritairement, confiance à l’homme ayant su imposer une concorde civile : Abdelaziz Bouteflika. Ensuite, il est à noter que
ces partis religieux participent déjà à la vie politique nationale, depuis les années 90, et sont donc associés aux affaires (et aux affairistes) du pays. Cela fait naturellement penser aux
Algériens que cette collusion et cette proximité entre les partis islamistes et le pouvoir algérien dominant discréditent la solution islamiste à leurs problèmes. L’Algérie possède, entre autres,
des richesses naturelles (hydrocarbures) dont les retombées économiques aident au développement du pays ; l’Algérie s’est dotée d’infrastructures des plus modernes et cela à tous les niveaux
de la société.
La campagne pour la présidentielle touche à sa fin. Pour ma part, et en fonction de mes moyens (la plume), j’ai toujours dit que Nicolas Sarkozy ainsi que
beaucoup de ses proches collaborateurs représentaient un danger imminent, un terrible affront pour la France et ses valeurs républicaines. La République mérite bien mieux que cela. J’avais
également promis que nous serions un certain nombre à nous en souvenir le moment venu. Et ce temps est arrivé. Les tensions sociales, les inégalités, les injustices, les exclusions ont miné la
société française et ont véritablement secoué, tiraillé, mis à mal le peuple de France. Un peuple pour lequel Nicolas Sarkozy, bizarrement et soudainement, s’est mis a éprouvé de la compassion,
de la fraternité, tout en fin de mandat. Election oblige. Après avoir passé la majorité de son quinquennat à monter les Français les uns contre les autres, à humilier l’étranger et à stigmatiser
les Musulmans de France, désignant ces derniers comme de potentiels terroristes et des envahisseurs mettant en péril l’identité nationale française, le voilà désormais qui se souvient que c’est
le peuple français (une majorité) qui l’a élu et non pas ses puissants amis des finances, des médias, de la culture et de la politique. Il est fort à parier que Nicolas Sarkozy ne sera pas
reconduit à la tête de la France. C’est plausible à défaut d’être probable. Ses liaisons dangereuses avec les thèmes centraux du F.N. (stigmatisation de l’islam et des musulmans, et désignation
de l’étranger comme bouc émissaire) ont fini par apeurer définitivement les Français démocrates, tolérants, attachés aux réelles dimensions humanistes de la France et qui, finalement, ont compris
que ce sont l’unité de la Nation française et sa cohésion sociale qui sont mises en danger permanent.
Partout, sur
toutes les radios et chaînes de télés, Nicolas Sarkozy refait le débat d'hier, preuve qu'il sait avoir manqué ce rendez-vous déterminant, qu'il a de sérieux doutes sur sa prestation, qu’il s’en
veut d’avoir montré des insuffisances notoires, notamment dans ses comportements, ses gestuels, traduisant une frilosité, des lacunes et même une petitesse visible lorsqu’il a traité son
interlocuteur de : « petit calomniateur ». Ses incertitudes étaient perceptibles, et des doutes sur ses capacités à supporter la pression et à tenir un débat de très haut niveau
naquirent et le rendirent faillible. On comprend mieux, désormais, pourquoi Mme Angela Merkel lui a fait adopter et accepter à peu près tout ce qu’elle voulait. Avec François Hollande, nul doute
elle aura plus de difficultés à manœuvrer comme elle l’entend. Agité et nerveux, Nicolas Sarkozy a été défait, et n’a jamais pu faire face lorsqu’il a été attaqué sur son piètre et lamentable
bilan. Des commentateurs diront qu’il est facile à Hollande de critiquer puisque lui n’a pas de bilan. Pour y voir plus clair, ils devraient juste revenir aux données du problème : c’est
Nicolas Sarkozy le Président sortant, pas François Hollande. D’ailleurs, ce même Président sortant ne voulait faire qu'une bouchée de son interlocuteur, il a en réalité échoué et sombré à la fois
en flanchant nerveusement (ses yeux marquaient une colère - pour ne pas dire plus - qu'il dissimulait difficilement), et en refusant d'assumer les échecs de son bilan tant sur le plan social que
sur le plan politique et économique. Nicolas Sarkozy n'a qu'un seul et pitoyable talent : celui de désigner sans cesse et impunément ceux qu'il prend comme boucs émissaires et les rend
responsables de tous les maux de la société : les Français de confession musulmane. L’Algérie, le Maroc et la Tunisie devront sans doute s’excuser auprès de son altesse Sarkozy d’être des Etats
musulmans. Oui, François Hollande a raison : avec Nicolas Sarkozy, ce n’est jamais de sa faute, mais toujours de la faute des autres et, si possible, celle des plus faibles. Quel
courage ! Les Musulmans de France, doués d’une grande sagesse et d’une grande intelligence, sauront, j’en suis sûr, apprécier à sa juste valeur ce candidat polémique, menteur, truqueur,
diviseur, irrespectueux, méprisant, se croyant tout permis. François Hollande a remis à sa place un contradicteur qui se croit plus français que français. Coluche disait : « plus blanc
que blanc ». On ne peut indéfiniment mentir, un jour ou l’autre il faut rendre des comptes à ses concitoyens. Pour lui, l’heure des comptes est arrivée et ce sera le 6 mai
2012.