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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 10:36

pays-bas-moulin-tulipes.jpgEn Hollande. J'ai vu un groupe d'enfants, d'âge de cours préparatoire, jouer dans un espace gazonné et parfaitement propre. Les enfants jouaient de manière plutôt paisible et étaient peu agités. J'ai demandé à des Hollandais ce que ces enfants faisaient là. "Ils sont à l'école !" me répondirent-ils. J'ai observé plus attentivement les environs, et effectivement il y avait une école. Je ne l'avais pas distinguée parce qu'elle se confondait harmonieusement à l'architecture locale qui l'environnait. Et puis, je retrouvais vite mes réflexes parisiens. Je questionnai encore : "Il n' y a pas de clôture ou de barrière pour délimiter et éviter aux enfants de sortir de l'espace qui leur est réservé ?" Et la réponse tomba, raisonnant encore dans ma tête : "Pourquoi voulez-vous qu'il y ait des barrières ? Pas besoin de clôture."

Ce qui signifie que tout se passe dans la tête. Si l'on met des barrières, l'enfant intégrera ces barrières dans sa tête pour toujours. Et son obsession sera celle de vouloir franchir un jour ou l'autre ces différentes barrières. C'est exactement le problème des ghettos français. Les enfants, des banlieues françaises par exemple, ont fini par se "ghettoïser" dans leur tête. Et le plus dur pour eux ne sera pas de se dispenser de ces ghettos qui seront tôt ou tard abattus, et ils le sont déjà pour la plupart, mais de se débarrasser d'un ghetto mental ancré et gravé dans leur tête.

Dans les pays germaniques, rigoureux et inflexibles lorsqu'il s'agit de discipline, la liberté est conditionnée à cetteliberte.jpg rigueur qui en limite ainsi de fait les champs. Il n'y a donc besoin d'aucune barrière pour limiter la liberté. En France, pays traditionnellement latin, la liberté est placée au-dessus de la rigueur et d'une certaine discipline. Mais cette conception idéologique impose des barrières pour limiter nos champs de liberté. Alors, être Français ou Allemand par exemple, n'est pas du tout la même chose. Le premier se croit libre alors qu'il est prisonnier de sa liberté, le second cultive sa liberté à sa seule pensée de se croire libre.     

Je crois personnellement à une responsabilité collective de notre société par rapport aux enfants et je dis qu'il ne faut pas toucher à l'ordonnance de 1945 qui spécifie qu'on ne peut pas traiter un enfant au même titre qu'un adulte. La délinquance n'est pas héréditaire ou inscrite dans ses gènes, c'est absurde de penser cela (une pure folie), elle est un phénomène sociologique dû à des contextes socio-économiques brutaux que notre société génère malgré elle. Cela ne justifie en rien la délinquance, mais cela nous en explique certaines causes majeures. Et pour guérir une maladie, il faut évidemment en trouver les racines du mal.

Les enfants sont le miroir d'une société, ils lui renvoient ce qu'ils en reçoivent en héritage (TM) 

Touhami Moualek

Par touhami
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 13:24

 

 

Le mariage de Jill et Kévin

Drôle et émouvant

Par touhami - Publié dans : Société - Démocratie - Liberté
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 14:03

sophrologie2.jpg Dans une société, quelle qu’elle soit, dès lors que les injustices, la corruption et les misères sociales grossissent, de manière exponentielle, le nombre des malheureux touchés par les souffrances et les difficultés sociales, le peuple n’a plus d’autre choix que celui de se révolter. C’est ce qui s’est naturellement produit dans les pays arabes dirigés par des despotes, des oligarchies autoritaires. Dans ces pays, des dirigeants sont déjà tombés et d’autres tomberont encore, c’est inévitable, tout cela n’est qu’une question de temps ; c’est écrit. On ne gouverne pas par l’injustice, la corruption, la loi du plus fort. Car la justice l’emporte toujours sur l’injustice, la vérité sur le mensonge, la lumière sur les ténèbres. Le temps d’un rééquilibrage naturel entre le Bien et le Mal, puis ces injustices auront vécu. La conscience humaine connaît cette règle ; elle y est gravée de façon innée. L’histoire nous révèle à ce sujet des preuves indéniables. Ainsi, lorsque des oppresseurs s’installent dans des territoires conquis par la force, et que ceux-ci imposent leurs lois et leurs règles par le glaive, ces mêmes envahisseurs généreront systématiquement une résistance au sein même des personnes asservies. Le temps que cette résistance s’organise, trouve le talon d’Achille de ses oppresseurs, riposte, frappe, et le temps, pour l’occupant, est alors compté. La France en Algérie est un exemple. Et comme dans toute opposition entre oppresseurs et oppressés, les premiers vont par réflexe autoritaire tenter de mater les soulèvements des seconds, d’éteindre les braises de la révolte au plus vite. C’est une réaction défensive brutale imposée par l’idéologie de tout pouvoir dominant. Et c’est précisément à ces moments précis que toutes les puissances impérialistes, colonialistes, perdent déjà leur combat, parce qu’elles commettent toutes la même erreur, celle d’avoir tout misé, tout investi,  tout placé sur leur unique force. Et tout règne basé sur la force ne dure qu’un temps, celui imparti à cette force. Ensuite, c’est l’écroulement, l’effondrement ; le château de cartes, de paille, tombe dans le vide, le néant de l’inexistant. Le compte à rebours aboutissant à une libération finale et inéluctable de tout peuple asservi débute au moment même où l’on enchaîne des hommes pour les piller, les spoliés, leur voler leurs terres. Parce qu’on n’enchaîne jamais un homme impunément juste pour en faire un esclave. C’est déjà avouer ses faiblesses, reconnaître ses fautes ; l’homme est doté de conscience et cette conscience ne le trahit jamais, de même qu’elle lui rappelle sans cesse qu’il est des voies sans issue, à ne pas emprunter au risque de s’y enliser, d’y perdre son âme. Il aura été prévenu.

A1-645.jpg Cela nous renvoie, bien entendu à la guerre en Palestine. Tout un peuple (palestinien), qui ne demandait rien à personne, s’est vu privé de ses terres, de ses droits, de ses biens, parce que d’autres hommes, au nom d’une bible falsifiée, d’une histoire revue et corrigée, datant de plusieurs siècles, pour ne pas dire des millénaires, ont décidé, avec l’appui et l’aval des puissances occidentales, tout autant coupables, de s’approprier ce qu’ils ont désigné comme étant leur terre promise. Cette situation a naturellement eu pour effet de générer une résistance qui, depuis plus de 63 ans, lutte pour sa liberté, sa dignité et ses droits les plus fondamentaux, tels que rappelés dans la charte internationale des Droits de l’Homme. Et inévitablement, inexorablement, cette occupation par la force finira bien par chanceler, basculer, puis chuter, pour disparaître, comme elle est venue, dans les archives de l’histoire des combats perdus d’avance. Un peuple (prétendu juif) est venu, Thora à la main, s’installer en Palestine ; ce prétendu peuple se dit : peuple élu de Dieu. Si cela est juste, les Juifs survivront en Palestine et gagneront leur combat. Si cela est faux, les Juifs devront rendre, un jour où l’autre, des comptes aux Arabes (et non arabes) palestiniens. L’opposition entre le vrai et le faux, le Bien et le Mal, a débuté. Mais ce qui apparait déjà certain, c’est qu’en aucun cas, le racisme, l’apartheid, le colonialisme, l’injustice, la barbarie, le crime et le mensonge ne sauraient être considérés comme incarnant le Bien. Sauf peut-être de la part des seuls sionistes.

Touhami Moualek

Par touhami - Publié dans : Conflit au Proche-Orient
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 02:03

 

MT2012 exigera encore plus de fraternité et de solidarité entre les hommes. Tendre une main à ceux qui ont faim, tendre une main à ceux qui souffrent, tendre une main à ceux qui désespèrent, tendre une main aux naufragés de la vie, tendre une main aux malheureux, aux laissés pour compte, aux abandonnés, aux plus faibles. Alors peut-être pourrions-nous nous regarder dans une glace sans nous voiler la face, les deux mains contre le visage. Une très bonne année à toutes et à tous. Mes meilleurs vœux de bonheur, de paix, de santé et de sérénité à toutes mes amies et tous mes amis ici présents et auxquels je pense une à une et un à un.

A très bientôt inch'allah et que Dieu nous guide et nous éloigne des chemins qui nous égarent. Et merci à JJG de nous gratifier de si belles chansons. Parce que l'amour est et restera plus fort que tout. Lui seul peut changer la face du monde.

 

Touhami Moualek

Par touhami - Publié dans : Société - Démocratie - Liberté
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 19:29

MT.jpgL'Algérie demeure une cible privilégiée des Occidentaux. Parce que c'est un pays riche en matières premières, mais également riche d'un peuple fier et digne, et surtout composé d'une jeunesse qui vibre à la vue du drapeau blanc et vert, frappé du croissant de Lune et d'une étoile ; une fierté qui étonne et surprend le monde entier. L'Algérie a souffert et a payé chèrement le prix de son indépendance ; et cela, les nouvelles générations ne l'oublient pas. Le traumatisme causé par huit années de guerre est tel qu'il ne faut plus parler de colonialisme aux Algériens car ce serait raviver chez eux des plaies à peine cicatrisées. 2012 sera l'année de la célébration du cinquantième anniversaire de l'indépendance algérienne. On peut bien entendu comprendre la peine des pieds noirs et des Juifs séfarades lorsque ceux-ci se remémorent les souvenirs des années colonialistes passées en Algérie, mais à aucun moment on ne peut comprendre le comportement d'une majorité d'entre eux qui faisait de moi, et de mes coreligionnaires, un sous-homme,  un indigène administré par le code de l'indigénat, comme les Noirs étaient administrés par un Code Noir. On n'oublie jamais les humiliations, les souffrances, les crimes commis au nom d'un système : le système colonialiste. Albert Camus aura beau crier, à qui voulait l'entendre, que les Algériens étaient tous égaux, et ce fut à son grand honneur, il n'empêche que le mal était fait. Jean-Paul Sartre, au risque de sa vie, se rangera du côté du FLN et s'écriera : L'Algérie n'est pas la France ! Simone de Beauvoir sera son entière complice dans cette aventure qui vaudra au philosophe et sa compagne deux plastiquages de leur appartement. Nous étions loin des philosophes de pacotille, extrémistes sionistes, du style de Bernard-Henri Lévi et Finkielkraut, tous deux juste bons à attiser la haine et à nous servir matin, midi et soir un menu composé exclusivement d'une Shoah instrumentalisée politiquement et brandie comme un trophée à des fins de culpabiliser tout un continent, toute une planète : la planète Terre. Et pourtant BHL est né en Algérie (à BENI-SAF) ; ses ascendants n'ont pas su ou n'ont pas voulu se battre pour une Algérie fraternelle dans laquelle tous les Algériens auraient cohabité en paix et dans la justice.
 
Un CNT destiné à opérer en Algérie a été étudié sur mesure par les services secrets américains, français et qataris, entre autres. A l'instar du CNT libyen, le CNT algérien avait pour mission de mettre en exergue la pauvreté en Algérie, d'amalgamer politique et social et bien entendu de dénoncer la corruption à tous les niveaux, y compris au sommet de l'Etat en vue d'arriver à ébranler le pouvoir politique en place. D'organiser, d'infiltrer et de contrôler des manifestations à des fins de déstabiliser le régime de l'intérieur, puis de diviser, de créer des scissions entre les différentes couches des populations algériennes. Les islamistes purs et durs algériens exigent depuis longtemps plus de liberté en Algérie. Ce que les autorités algériennes ont toujours refusé. Ces musulmans activistes aimeraient donc renverser le Président Bouteflika, leur principal adversaire politique.

sadiBHL.jpg Les identités des noms des personnes nominées au grand CNT algérien sont, selon des indiscrétions de sources américaines : Anouar Adam, un islamiste exilé aux USA et ancien dirigeant du FIS, parti dissout. Rabah Kébir qui vit en Allemagne. Abassi Madani, financé par le Qatar et Al Jazeera. L'émir du Qatar a grandement facilité l'émigration de Abassi Madani vers le Qatar, puis vers la Malaisie. Saïd Sadi, chef du RCD, qui est un proche de BHL. On notera le mariage forcé entre le FIS et le RCD, prouvant que tout est bon à prendre quand il s'agit de pouvoir. Saïd Sadi n'en est plus à un reniement près. Enfin, il faut noter que le turbulent Ali Ben Hadj ne serait pas sur la liste. Salafiste wahhabite et l'un des co-fondateurs du FIS (Front Islamique du Salut), ce dernier a été libéré par les autorités algériennes et demeure néanmoins sous haute surveillance, car jugé comme étant un homme toujours dangereux et susceptible d'être manipulé par ceux arrivant de l'extérieur.
 
Et Nicolas Sarkozy dans tout cela ? D'abord, ce dernier semble totalement ignorer que de nombreux intellectuels algériens résident à travers le monde et principalement en Europe, donc en France également. Cette intelligentsia algérienne pourrait bien lui faire regretter certaines de ses prises de position, voire certains de ses actes. Ce dernier a en effet piloté l'intervention en Libye ; intervention de plus en plus contestée y compris en France. De plus, Bouteflika n'est pas le défunt Kadhafi, celui-ci bénéficie d'un appui total des Russes, mais aussi et surtout des Chinois. Et cela pourrait bien valoir au Président français quelques revers si d'aventures l'Algérie était ciblée. Ensuite, plus qu'Obama, Nicolas Sarkozy aimerait, selon Alger, rentrer dans l'histoire à travers ces révolutions arabes, en devenant en quelque sorte le parrain du Printemps arabe.

Que faut-il penser de toutes ces gesticulations politiques et géostratégiques ? Que les Occidentaux, après avoir exécré les islamistes qu'ils traitaient de terroristes, font désormais appel aux services de ces mêmes radicaux musulmans pour renverser des régimes pour la plupart émancipés et qui ont renvoyé à leurs bases ces puissances occidentales. Autrement dit, devant un islam devenu totalement exponentiel et incontrôlable, même dans les meilleurs laboratoires chargés d'étudier cette religion étonnamment expansionniste, les Occidentaux s'achètent une assistance auprès des islamistes radicaux pour ensuite les retourner contre les musulmans et le monde musulman en général. Eteindre un feu par un autre feu maîtrisé. Mais allumer un incendie est un jeu d'enfant. L'éteindre poserait plus de problème. Et Nicolas Sarkozy joue avec le feu. C'est un fait.
 
Et comment s'acheter les services des renégats ? En leur offrant le pouvoir sur un plateau d'argent. C'est chose faite en Libye. C'est chose en voie de réalisation en Syrie. Et l'Algérie ? Si l'Algérie tombe, c'est tout le Maghreb qui tombe. D'où un intérêt certain pour des puissances occidentales, malades et enlisées dans une crise capitaliste qui les tuera tous s'ils ne déplacent pas leurs maux vers d'autres, de s'ouvrir les portes de l'Afrique. Et la clé n'est autre que l'Algérie.


Touhami Moualek

 

Source : Alain Benjamin, dirigeant de l'Union Syndicale des Travailleurs américains.

Par touhami - Publié dans : Néocolonialisme
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