
Dans l’affaire du jeune Halimi, victime d’un crime crapuleux des plus horribles et odieux, j’aimerais donner ma version des choses, mais aussi aller un peu plus loin que le champ qui nous est arbitrairement imparti par nos chers mass média. Soyez sûrs, cependant, d’une chose : les masques tombent, la résistance s’intensifie, les ravisseurs de la justice devront, tôt ou tard, restituer au peuple ce qui appartient au peuple : sa pleine souveraineté.
Il parait évident, et là Me Szpiner n’est pas innocent (peut-être est-il tout simplement sorti de son rôle d’avocat), que les puissants lobbies pro-sionistes se sont emparés de cette affaire pour en faire une affaire politique, une affaire d’antisémitisme à l’échelle nationale ; ainsi la communauté française, notamment celle des banlieues, serait culpabilisée, proclamée, malgré elle, coupable d’antisémitisme. Le message serait, à n’en pas douter, le suivant : « Voyez comment on mutile, on torture et on assassine un jeune juif, parce que l’antisémitisme regagne du terrain en France et en Europe. Nous vous avions prévenus, vous ne nous avez pas écouté, eh bien voyez ce qu’il est advenu de ce jeune Ilan Halimi. » J’ai eu, pour ma part, des sueurs froides, lorsque le député socialiste Julien Dray avait froidement lâché ces terribles propos : « Il y a un antisémitisme qui s’est incrusté dans la société française. Il y a des personnages symboliques qui portent cela. Je le dis clairement : on a les effets différés aujourd’hui de tout ce qu’a fait Dieudonné tout au long de ces années. Il y a un effet Dieudonné. » Des affiches portant des photos de Dieudonné et Fofana seront distribuées sur les marchés, portant les inscriptions suivantes : Penseur : Dieudonné ; Exécuteur : Fofana. Tout simplement odieux, indigne et impardonnable de la part d’un homme politique, même si celui-ci s’exprimait sous le coup d’une émotion compréhensive. L’accusation est grave, elle touche à l’intégrité morale d’un homme. Connaissant Dieudonné, cette accusation n’est nullement fondée, pire encore elle n’est que calomnie, diffamation et médisance. Dans la série des surenchères politiques, Jacques Chirac, qui était Président en exercice, se distinguera également en annonçant : « S’attaquer à un Juif, c’est s’attaquer à la République. » Que fait-on des Noirs, des Arabes, des Blancs, bref de tous les autres citoyens non juifs ? Les traiter tous d’antisémites ?
J’ai utilisé, dans un article, le mot « national-antisémitisme » ; c’est
tout à fait pour rappeler le caractère national (voire international) que l’on veut donner à l’antisémitisme « résurgent », selon le CRIF, notamment. Un crime crapuleux ne peut être crapuleux que
si la victime n’est pas d’origine juive, c’est un peu la leçon que l’on pourrait retenir de cette triste, sordide et immonde affaire du « gang des barbares. » On peut assassiner un Arabe, un
Noir, un Asiatique…, c’est considéré comme un crime crapuleux, un crime tout court, vite jugé et archivé par les autorités compétentes. Cette vision des choses finit évidemment par excéder,
éreinter, voire dégoûter nombre de nos concitoyens. Le deux poids deux mesures aura encore sévi, au-delà du fait qu’Ilan Halimi et sa famille ont évidemment le droit inaliénable que justice leur
soit rendue. Qui pourrait le contester ? Mais les maîtres penseurs pro-sionistes excellent dans l’art et la manière d’instrumentaliser la Shoah, l’antisémitisme, alors nous nous méfions, nous
avons des doutes. Qui crée les doutes, pourquoi devenons-nous méfiants ?
Me Szpiner, qui est au demeurant un éminent avocat, n’a pas su anticiper ou vu venir une grande résistance spontanée, très réactive aux événements actuels qui ne cessent de polluer la vie sociale française, risquant de remettre en cause la paix civile. Cette réactivité s’est traduite par une levée de boucliers de l’intérieur de la magistrature, de l’intérieur même des appareils judicaires. En effet, cet agacement, vécu par la quasi-totalité des citoyens français et des professionnels, majoritairement intègres et loyaux, de notre système judiciaire, s’est manifesté par un message que l’on pourrait interpréter ainsi : « Stop ! La justice n’est l’instrument de personne. La justice doit rester neutre, apolitique, ne doit être confisquée par quelque puissant lobby que ce soit. » Le message est apparemment bien passé dans l’opinion publique, mais a été mal perçu par les Puissants de notre pays. Les peines prononcées dans le procès du « gang des barbares» ont été jugées, pour certaines d’entre elles, en dessous de ce qui était attendu et souhaité par les amis et parents de la victime, et on peut aisément le comprendre. Mais nous avons la preuve, peut-être, que la justice lutte, tant bien que mal, pour la sauvegarde de son intégrité, démontrant qu’elle tient à rester à l’abri de toute pression politique. Au sujet du procès, l’avocat général, Philippe Bilger, déclarera : « L'arrêt rendu est exemplaire à tous points de vue. (...) Il a respecté la hiérarchie des responsabilités... » Ce qui a fait bondir Me Szpiner qui, lui, dira tambour battant : « L’avocat général a failli à sa mission… » Quelle mission ? Celle d’obéir à Me Szpiner et aux ordres venus d’en haut ?
La réaction à ces « sous peines » (ressenti ainsi par certaines
organisations communautaires) ne s’est pas fait attendre. Certainement mis sous pression par les puissants lobbies opérant en France, le Président Nicolas Sarkozy a probablement dû demander à Mme
le Ministre de la Justice (MAM) d’exiger (c’est le terme exact) du parquet qu’il interjette appel des verdicts rendus dans le procès Fofana ; 18 des 26 jugements rendus font l’objet de cet appel.
Ce qui fut rapidement rendu public par la bouche même de Mme Le Ministre. Et là, autres réactions sévères, notamment de la part de la magistrature, qui ont dû également surprendre Me Szpiner, ce
qui peut expliquer que celui-ci aurait à un moment donné perdu son sang froid, tenant des propos à l’encontre de l’Avocat général, tels que : « Traître génétique » (allusion à un parent
de l'avocat général qui était un collaborateur), ou encore à l’encontre des avocats de la défense : « Des connards d’avocats bobos de gauche… » Pas bien brillant, tout cela. Autrement
dit, dans notre justice, les peines devront être celles recommandées par Me Szpiner ; plus besoin de délibéré, plus besoin de jury, plus besoin d’intime conviction, plus besoin de personne, sauf
peut-être… la clique des empêcheurs de tourner en rond. Celle qui veut et obtient ; celle qui exige et reçoit ; celle qui demande et qui se fait livrer sur un plateau
d’argent.
Suite à cette nouvelle incursion, pour ne pas dire invasion, du pouvoir politique dans le pouvoir judiciaire, fort heureusement des tollés se sont fait entendre un peu partout en France ; des tollés unanimes pour dénoncer l’immixtion des politiques dans les domaines judiciaires, ce qui est, pour une démocratie, grave et intolérable au regard de la séparation des pouvoirs garantie et conférée par la Constitution. Ceci nous renvoie également à l’éternelle question : la justice est-elle réellement indépendante ? Ce sujet mériterait d’être approfondi et analysé en détail ; mais c’est un tout autre débat. Que dire également des médias, vite engagés sur le terrain de l’antisémitisme ; obéissance à ses maîtres, à ses gageurs, sans aucun doute. Il est à remarquer que ces innombrables tollés sont parvenus de fonctionnaires appartenant au corps judiciaire ; nous n’avons, en revanche, pas entendu des responsables politiques exprimer leurs inquiétudes sur le sujet. Je laisse aux lecteurs le soin de trouver les raisons d’un tel silence. Ce que je puis dire en revanche, c’est qu’il est des silences qui en disent long.
Enfin, pour ma part, je considère que si émergence de l’antisémitisme il
y a, celle-ci est essentiellement due à l’image désastreuse que diffusent au monde entier les responsables juifs sionistes israéliens, notamment par les ignobles et infâmes crimes qu’ils ont
commis au cours de la guerre lancée dernièrement par l’Etat hébreu au Liban et à Gaza, en Palestine occupée ; due à ces sanctions infligées à des hauts fonctionnaires parce que ceux-ci se
permettent de critiquer, à titre personnel, sur un plan moral et philosophique, les crimes commis par les dirigeants sionistes ; due à une mainmise sur une prétendue liberté d’expression qui
n’est en réalité qu’une liberté de quelques expressions ; due à cet Etat juif sioniste d’Israël qui ne respecte aucune résolution votée au Conseil de Sécurité, viole les lois internationales et
commet impunément des crimes de guerre, à la face de la Terre entière ; due à cette faille dans la société française – faille due et voulue au somment de l’Etat – qui consiste encore, en France
en 2009, à s’assurer qu’il y ait et qu’il y aura toujours des citoyens de seconde zone. Que faut-il penser, en effet, d’une classe politique française qui, dans son écrasante majorité, clame haut
et fort, sans aucune retenue, sans aucune gêne, sans aucune pudeur, ceci : « Ils sont là ! (Ils : les enfants issus de l’immigration musulmane), nous devons faire avec ! » Un cinglant aveu de
devoir à présent « intégrer », par la force des choses, des Français dont tout aura été fait, auparavant, pour qu’ils deviennent des individus « inintégrables ». N’y a-t-il pas là comme un
affront, un défi, un déni de citoyenneté pour celles et ceux nés en France et dont les arrières grands-parents sont également nés en France ? Ces Françaises et ces Français qui ont déjà, sans
attendre l’accord des Puissants, commencé à œuvre pour l’avenir de la France ; la vraie France, celle des Grands ayant écrit et bâti une longue et éternelle histoire… La liste serait trop longue
pour pouvoir tous les énumérer. Il suffit ! Les mensonges ne sont pas comestibles, ils sont indigestes. Il suffit ! Les mensonges nichent dans les oreilles des corrompus, jamais ils ne trouveront
d’écho dans les oreilles des Justes. Mais il est vrai que la crasse se loge, trouve refuge entre l’ongle et la peau du doigt.
« Les sionistes devront, tôt ou tard, disparaître, parce qu’ils sont adorateurs de la vie pendant qu’ils font des Palestiniens des adorateurs de la mort ; et sur Terre, chacun sait que la mort finit toujours par triompher sur la vie ; c’est ainsi, nul homme n’y peut rien changer » Touhami Moualek
Touhami Moualek
Auteur de : La Déchirure - Algérie de mon père, France de mon enfance
Editions EDILIVRE.COM
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