Appel du 18/06 du Général de GAULLE
La gauche a été laminée par Nicolas SARKOZY. Mais en affaiblissant la gauche, Nicolas SARKOZY s’est affaibli lui-même. Mieux
vaut, en effet, avoir une opposition homogène et solide, pour pouvoir avancer, qu’une opposition qui serait inexistante et laxiste à un point où elle permettrait à un pouvoir quelconque de
commettre toutes les fautes, y compris les plus graves. Les ténors de l’ancienne gauche ont préféré rejoindre le camp de celui qui leur apparaissait le plus fort, cela démontre leur courage
politique et leur manque de conviction. Mais tout cela, nous le savions déjà. Autrement dit, à gauche, c’était plutôt le : « Courage, fuyons ! » Les traîtres ne gagnent qu’à
rester des traîtres pour le restant de leur vie. Les stigmates de la traîtrise restent indélébiles et vous collent à la peau pour le restant de votre vie et même au-delà.
Nicolas SARKOZY avait parlé de rupture, voulant dire par-là qu’il comptait faire de la politique autrement. Pourquoi pas !
A l’époque, on ne pensait évidemment pas qu’il s’orienterait vers une politique spectacle sœur du milieu du show-biz. La politique est quelque chose de sérieux, elle détermine, fait des choix,
opte pour des idées, prévoie, anticipe et décide évidemment de l’avenir des citoyens. Elle ne peut donc se comparer à du spectacle, à de l’illusion, à des tours de passe-passe et de
prestidigitation spontanés, comme c’est le cas actuellement. Il n’y avait que Bourvil pour nous faire croire à un passe muraille, parce que c’était Monsieur Bourvil !
La politique internationale de la France semble fébrile : nous ne savons pas si la France participera ou pas aux
prochaines frappes prévues contre l’Iran. Le ministre Kouchner a fait des déclarations de guerre tonitruantes, puis silence radio, plus rien. Tout cela parait désordonné, irréfléchi, presque
insensé, comme si tout était déjà décidé à l’insu du peuple français. A ce sujet, M. Poutine a informé notre Président, en visite à Moscou, des graves conséquences d’une attaque contre l’Iran de
la France aux côtés des Etats-Unis. La position du Kremlin est claire : ce serait une erreur stratégique terrible de la part de la France et celle-ci devrait en payer le prix. Mêmes sons de
cloche en Chine. La Chine qui commence également à hausser le ton envers l’Administration BUSH. On pourrait bien sûr critiquer la Chine en matière de droits de l’homme. Mais il faudrait aussi se
poser la question de savoir ce que fait l’Amérique en Irak, et s’interroger sur, non pas la prison, mais le centre de tortures de Guantanamo, par exemple. Quant au crucial dossier du
Proche-Orient, nous ne savons plus quelle est la position de la France et surtout quelles solutions propose-t-elle pour relancer et appuyer les négociations prévues en novembre prochain. A part
crier sur tous les toits que le Hamas est un parti terroriste qui veut la destruction de l’Etat d’Israël, je n’ai pour ma part rien entendu de constructif et d’objectif concernant ce dossier
sensible. Parce que très franchement, les frasques et les fredaines des Sarkozy, on s’en fiche royalement.
En France aussi, il semblerait que les Français soient sortis de leur anesthésie générale, de cette euphorie des lendemains de
fête. La dette de l’Etat continue sa course folle et nous savons maintenant que toutes les promesses électorales ne seront pas tenues. Les affaires de scandales financiers réapparaissent avec
leurs lots de dégoût, de gâchis, d’avantages et de privilèges du pouvoir qu’ils suscitent auprès des citoyens français. Le dossier de l’immigration qui sert souvent de
défouloir et de sujet de diversion a été utilisé à des fins si viles, si infâmes et si ignobles qu’il n’a plus cet effet dérivatif parmi la population, puisque des artistes, des intellectuels, de
simples citoyens s’opposent désormais par milliers à des procédés qui rappellent un temps où la France était elle-même administrée par des monstres, c’était entre 39 et 45. Et puis, il y a les
remous sociaux, les manifestations à venir, les grèves déjà programmées. En effet, le premier ministre dit déjà d’un ton presque arrogant : « Je ne crains pas les mouvements sociaux à
venir. » Sans doute compte-t-il sur l’argumentaire que fera fatalement valoir, un jour ou l’autre, le Président Nicolas SARKOSY et qui sera celui-ci : « J’ai été élu pour conduire
des réformes clairement définies pendant ma campagne présidentielle. J’ai donc l’appui de la majorité des Français, et vous, partenaires sociaux, si vous refusez ces réformes, alors vous refusez
également la démocratie. » Ce serait de bonne guerre et assez logique. Mais attention monsieur le Président, montez des Français contre des Français peut s’avérer très dangereux pour notre
démocratie et avoir des conséquences extrêmement graves pour la cohésion sociale. Et vous avez aussi été élu pour garantir cette unité du peuple. Vous êtes le Président de tous les Français, ne
l’oubliez pas.
Alors que peut-il se passer à présent ? La gauche n’est plus, dans l’immédiat, une force d’opposition suffisamment structurée et est loin d’être organisée pour pouvoir inquiéter le pouvoir actuel. Quelques voix se font entendre, mais elles se meurent vite dans les vacuités des couloirs de l’Assemblée nationale. Il faut vraiment prêter l’oreille pour les entendre murmurer quelques timides répliques. Le salut ne peut aujourd’hui venir de l’opposition. A tel point qu’il a fallu à cette dernière réactiver, ressusciter une ancienne officine cliniquement morte : « SOS racisme ». Le parti socialiste en est à nous ressortir ses vieux débris, ses vieux dinosaures, comme s’il n’avait plus rien d’autre à offrir aux Français que ces misérables machines à tromper, à duper, à manipuler l’opinion. Que c’est triste un PS à l’agonie. Et si j’étais Boris VIAN, mais je ne suis pas Boris VIAN (auquel j’emprunte volontiers ces paroles si cruelles, mais si belles par leurs vérités décrites), je vous aurais dit : « J’irai cracher sur vos tombes ».
Le Président Nicolas SARKOZY a mis au rancart la gauche française la privant de ses branches principales. La repousse risque de
prendre du temps. Une gauche exécutée par ses propres lieutenants, désossée et vidée de sa substance par ceux qui la nourrissaient de leurs idées qu’ils opposaient à une droite pure et dure. Une
gauche, qui même sans être de gauche, avait au moins le mérite de s’appeler « la gauche ». Et cela était déjà pour déplaire à une certaine droite arrogante, raciste et fascisante. En
somme le premier crime de Nicolas SARKOZY est d’avoir balayé, nettoyé au Karcher le paysage politique français, utilisant la politique de la terre brûlée. Et puisqu’il n’y a plus rien à
gauche, il est probable qu’une opposition radicale naîtra à droite. Nicolas SARKOZY ne sera pas attaqué qu’à sa gauche, il le sera aussi à sa droite. En effet, la contestation à droite se fait de
plus en plus pressante. L’ancien premier ministre de VILLEPIN semble dire ce qu’il pense avec grande liberté, – et pourquoi ne le ferait-il pas lui qui a été accusé de tous les maux par les clans
de SARKOZY ? – et ce qu’il dit parait bien juste et bien pensé.
Eh oui, occupez-vous de mes amis, je m’occuperai de mes ennemis, c’est bien connu. Il est probable aussi que des personnalités telles Ségolène ROYAL et François BAYROU ne vont plus tarder à entrer dans la danse également. Le Président ne va pas manquer d’adversité. Tant mieux pour la démocratie, tant mieux pour la France.
Touhami Moualek
Auteur de : La Déchirure - Algérie de mon père, France de mon enfance
Editions EDILIVRE.COM
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La France est-elle encore une grande puissance ? Et surtout, est-elle encore une grande Nation indépendante, capable de conduire une politique internationale en fonction
de ses intérêts et tenant compte d’un sens de l’éthique politique qui lui était propre et historique ? Le général Charles de GAULLE avait montré la voie. Je suis un citoyen observateur de la
société dans laquelle je vis et, comme beaucoup de Français, je m’inquiète de ce subreptice rapprochement entre le pouvoir exécutif français actuel et la branche « dure » de
l’Administration BUSH. J’ai toujours considéré que les intérêts des Etats-Unis ne sont pas ceux de la France. Le traité de non-prolifération sur les armes atomiques interdit effectivement à
l’Iran de se doter de cette arme. Mais peut-on conduire une guerre contre un pays souverain qui chercherait à fabriquer l’arme nucléaire, l’Iran en l’occurrence, quand les principales puissances
détenant cette arme ne se sont pas dénucléarisées, c'est-à-dire qu’elles auraient procédé à une destruction de leurs arsenaux atomiques ? Il s’agit du « club des cinq » :
Etats-Unis, Russie, Royaume Uni, France et Chine. Auxquels il faut ajouter trois nouveaux adhérents, et non des moindres : Inde, Pakistan et Israël. Ces trois pays n’ont d’ailleurs pas
ratifié le Traité de non-prolifération, ce qui leur donnerait le droit d’utiliser l’arme nucléaire contre un pays n’ayant pas l’arme atomique. Une guerre contre l’Iran serait tout à fait
justifiée si ces huit pays procédaient eux-mêmes à la destruction de leurs terrifiantes armes. Or, nous ne sommes pas dans ce cas. Après l’Iran, il y aura d’autres candidats et ainsi de suite.
Pour mettre fin à une course à l’armement nucléaire, il faudrait que les puissances dominantes montrent l’exemple. Mais demander à des pays puissants de déposer leurs armes relèverait de
l’utopie. Donc, je n’y crois pas vraiment. Seule une conférence internationale sur ce sujet du nucléaire pourrait aider à trouver une solution équitable et juste pour tout le monde. Le nucléaire
devrait être interdit pour l’ensemble et non pas réservé à une élite. Au-delà du problème soulevé par l’Iran, c’est toute la problématique du nucléaire qu’il faudrait tenter de résoudre.
En 2003, les Etats-Unis, suivis principalement par les britanniques, ont mené une guerre éclair contre l’Irak. Une guerre qui avait abouti à une invasion sauvage et illégale de ce pays.
Invasion qui dure encore. Cette guerre a été conduite sans mandat ni aval donnés par le Conseil de sécurité, et contre l’opinion internationale, majoritairement hostile à une telle guerre qui
sentait plus les pétrodollars qu’un quelconque humanisme imaginaire. « L’axe du bien », dirigé par le fossoyeur BUSH junior, envahissait donc « l’axe du mal », représenté par
le défunt Saddam HUSSEIN. Une nouvelle croisade « chrétienne » était lancée contre le monde musulman. La énième. Monsieur Bernard KOUCHNER a été un des rares hommes politiques français
à applaudir et à approuver, avec enthousiasme et certitude, une telle guerre perfide et complètement injustifiée. Est-ce ses liens privilégiés avec Israël ou est-ce ses tentations à mettre en
pratique sa théorie sur les guerres préventives et le droit d’ingérence qui l’auraient poussé à cautionner l’invraisemblable ? Le pape Jean-Paul II avait déclaré cette guerre totalement immorale.
Mais il est vrai que W. BUSH est un évangéliste et B. KOUCHNER d’origine juive. Donc, ils n’ont pas dû se sentir trop concernés par cet ultime appel papal à la raison. Conséquences terribles de
cette ignoble guerre : près d’un million de morts irakiens civils ; l’Irak est dans le chaos politique, social et économique ; les attentats (qui tue qui ? On ne sait plus)
font chaque jour passant des dizaines, voire des centaines de morts parmi la population ; l’éclatement et l’effritement de l’Irak (qui était un Etat laïc) mettent le pays dans un état
permanent de guerre civile. Le comble dans toute cette histoire dramatique : parti pour combattre le terrorisme, W. BUSH a réussi à hisser au pouvoir les Irakiens chiites, c'est-à-dire ceux
parmi les plus radicaux de l’islam, comparés aux sunnites. Et en cas d’agression contre l’Iran, quelles seront les attitudes des Irakiens chiites ? Ne se lanceraient-ils pas au secours de
leurs frères de religion iraniens ? En tout cas, l’Iran, aujourd’hui menacé d’une attaque militaire israélo-américaine, a recueilli sur son territoire des millions de réfugiés qui ont fui
les bombardements américains en Irak et en Afghanistan. La question que l’on pourrait poser à monsieur le ministre Bernard KOUCHNER, est la suivante : la France en aurait-elle fait autant,
elle qui s’est, avec le Président Nicolas SARKOZY, dotée d’un Ministère de l’immigration et de l’identité nationale ?
Et comment pourrait-on parler du dossier iranien sans évoquer l’Etat d’Israël dont on sait qu’il est le premier à orienter l’Amérique
vers un conflit ouvert. Les Israéliens considèrent l’Iran comme étant leur ennemi public numéro un. La presse israélienne a largement fait état du fameux discours où le Président iranien Mahmoud
AHMADINEJAD aurait, selon l’interprétation des Israéliens et des Occidentaux, affirmé vouloir rayer Israël de la carte. D’autres traductions du discours en cause du dirigeant iranien infirment
l’interprétation selon laquelle Mahmoud AHMADINEJAB aurait dit : « Israël doit être rayé de la carte. » Et quand on imagine les moyens mis en œuvre pour la circonstance, de part et
d’autre, en matière de propagande, on peut légitimement s’interroger sur le bien fondé des déclarations des uns et des autres. Cependant, la question que l’on peut se poser finalement, et pour
revenir à la prise de position du ministre (et bras droit de W. BUSH) Bernard KOUCHNER, est la suivante : pourquoi le monde entier devrait-il ne se préoccuper que de la sécurité d’Israël, jusqu’à
y envoyer ses propres fils se faire tuer, quand un autre peuple (palestinien) est soumis en permanence à l’oppression et au diktat de l’Etat hébreu, depuis 60 ans ? Un Etat qui viole
systématiquement les résolutions votées par l’ONU à son encontre, qui continue sa politique de colonisation, qui refuse de restituer les territoires conquis en 1967, y compris le plateau du
Golan, territoire syrien à l’origine, qui conduit une politique oppressive et arbitraire contre tout un peuple, créant des conditions effrayantes et horribles qui poussent les Palestiniens à de
véritables déplacements, tels que ceux que l’Europe a connu durant les dernières guerres. Car ne l’oublions pas, mesdames et messieurs qui êtes citoyens de la Terre, le peuple palestinien vit
confiné, dans une prison à ciel ouvert, asphyxié et privé de liberté de mouvement. Et son geôlier n’est autre que l’Etat d’Israël. Une fois de plus, en cas d’attaque contre l’Iran, les musulmans
auraient l’impression que ce sont encore eux qui sont dans les viseurs des Occidentaux. Ce nouveau « deux poids deux mesures » serait véritablement insupportable. Attention à
la goutte d’eau qui ferait déborder le vase. Les injustices sont en effet grandissantes et ce sont toujours les civils qui paient le plus lourd tribut dans les règlements de comptes entre
puissances et superpuissances. L’invasion de l’Irak par les Américains a-t-elle aujourd’hui procuré plus de garanties contre le terrorisme aux Occidentaux ? Je crois plutôt qu’elle a aggravé
la situation en frustrant et en humiliant davantage les musulmans et les masses Arabes en particulier.