Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 15:22

succession.jpgLa crise constitutionnelle est déjà là. A l’heure où l’Etat de santé du chef de l’Etat semble de plus en plus préoccupant, contre toute logique, la vacance partielle de l’institution présidentielle tarde à trouver réponse. Cette situation d’impossibilité de mise en œuvre des mécanismes de permanence de l’institution présidentielle s’apparente à une crise constitutionnelle. En effet, à s’inscrire dans l’actuelle constitution, en cas d’incapacité de Abdelaziz Bouteflika à assumer la fonction qu’il occupe, aucun des mécanismes prévus par la constitution ne pourra être mis en œuvre.

 

Le président de la chambre haute, ne jouissant pas de la nationalité algérienne d’origine, est dans l’impossibilité d’assumer l’intérim prévu par l’article 88.  Cela renvoie à la logique qui a présidé à son élection au second poste de l’Etat. Eclatante illustration qui rappelle que dans la logique du pouvoir algérien la constitution remplit une fonction d’habillage des arrangements et ententes d’appareils.

 

Le conseil constitutionnel se trouve, de fait, sans président. Son mandat est arrivé à échéance depuis le 26 Septembre 2011. Ceci au regard de la constitution qui fixe la durée de son mandat à six ans. Seulement, une disposition du statut du conseil constitutionnel proroge cette durée de onze mois ! Une disposition par laquelle le statut du conseil constitutionnel semble se placer au-dessus du texte fondamental. Le conseil a-t-il délibéré sur la conformité de ce statut ? Le système n’est pas à une prise de liberté près avec la légalité.

 

Le flop des réformes initié par les institutionnels expliquerait-il la persistance de cette vacance partielle de la présidence, qui serait maintenue à dessein ? Faut-il y voir la possibilité d’amorce d’un autre processus de réforme ? Si tel est le cas, quel serait-il et qui en seront les acteurs?  Ou bien, en fin de compte, ne faut-il pas y voir la fragilité et la faiblesse intrinsèques d’une construction étatique bureaucratisée et refermée sur elle-même ?

 

Par Mohand BAKIR

Par touhami - Publié dans : Politique internationale
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 16:38

383854-charia-vigueur-ensemble-soudan.jpgSi l’Occident avait, au nom des Droits de l’Homme, condamné les dizaines de milliers de tortures et d’emprisonnements arbitraires avérés de citoyens prétendus « islamistes » en Tunisie et en Égypte (et d’autres pays bien sûr), j’aurais, aujourd’hui, compris l’indignation de ce même Occident à voir émerger la charia dans ces pays (y compris la Libye). Or, non seulement ce même Occident n’avait rien condamné, mais pire encore il applaudissait des deux mains les dictateurs mis en place et soutenus par ce même Occident. Je ne comprends donc pas pourquoi, à présent, les Occidentaux voudraient dicter à des peuples libres, et libérés, ce qu’ils devraient adopter comme civilisation, et surtout les empêcher de revenir à leurs essences et leurs sources naturelles puisées dans leur religion : l’islam. Sources déjà confisquées auparavant par un système colonialiste annihilant les valeurs islamiques. Il y a quelque chose qui me gêne profondément dans cet Occident arrogant, prééminent et s’affichant comme civilisation supérieure. On ne juge pas un  homme à ses comptes en banque et ses amas d’or, mais plutôt à ses qualités morales et humaines (le prophète Mohamed – paix et salut sur lui – était un berger analphabète et indigent). L’erreur monumentale de certains dirigeants occidentaux se situe à ce niveau-là. Encore faudrait-il, également, connaître le sujet de la charia et de la maîtriser avant d’en dire tout et n’importe quoi sur des chaînes de télé et de radio propagandistes à profusion. Au nom de quoi et de qui aurions-nous le droit de donner des leçons aux Tunisiens, aux Libyens et aux Égyptiens ? La démocratie serait-elle devenue un système dictatorial ? Désormais, la question est véritablement posée.

 

En Occident, notre système juridique est devenu si complexe que parfois les Docteurs en droit eux-mêmes s’y perdent. A moins d’être avocat, on n’y comprend plus rien. Sans doute aussi une manière de brouiller les cartes et de rester ainsi maître d’un système opaque de la part du pouvoir politique. On sait, par opposition, qu’autrefois, dans les tribus arabes ou les villages africains, un comité de sages, constitué de personnes intègres, à la moralité reconnue par tous, et d’un âge mûr, rendait justice et tous se conformaient aux décisions prises quelles qu’elles eussent été. Parce qu’il y avait l’acceptation en des être humains fondés à exercer ces responsabilités, et la confiance placée en des personnes respectables et respectées. Qu’avions-nous de plus que ces civilisations que nous traitions de « sauvages » ? Je refuse aujourd’hui de donner des leçons aux Tunisiens, aux Egyptiens et aux Libyens. Ils sont assez grands pour décider de leur avenir. Nous ne sommes en rien leurs tuteurs. Nous ne sommes en rien des exemples pour eux. En France, par exemple, dans les banlieues, il y un regain de l’islam dans les foyers musulmans. S’est-on seulement interrogés sur ce phénomène ? Non, on se contente de snober ces gens considérés comme incompatibles avec les valeurs de la République. Le drame des Occidentaux, particulièrement les laïcs, est que l’Etat peut peut-être tout, mais il y a tout de même une chose qu’il ne peut pas : se substituer à Dieu. Tout son problème est là.  

 

Touhami Moualek

Par touhami - Publié dans : Politique internationale
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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 01:20

7698159010_un-portrait-du-soldat-israelien-gilad-shalit-lor.jpgEngagé militairement pour le compte d’un autre pays que la France : Israël, Gilad Shalit a été fait prisonnier – et non pas otage !, terme inapproprié volontairement utilisé par des médias aux ordres des puissants lobbies – par les résistants du Hamas. C’est alors que nous avons appris que ce jeune soldat était un binational : franco-israélien. Sur le papier, puisque Gilad ne parle (ou en tout cas ne parlait) pas un mot de français. Et l’on nous rebat les oreilles du droit mais également du devoir, en visant expressément la communauté maghrébine, alors que dans cette affaire de Gilad Shalit la nationalité française ne sert que de droit à porter secours à un prisonnier qui n’avait qu’un seul devoir en tête, celui de se mettre au service de Tsahal, armée israélienne qui occupe illégalement la Palestine. Des hommes politiques français ayant prêté allégeance aux sionistes et au sionisme iront jusqu’à se servir des murs des mairies (hôtel de ville des citoyens de la République) pour afficher en grand la photo de Shalit.

 

salahamouri_mere.jpgPersonne d’entre ces misérables judas de France ne fera rien pour un autre détenu franco-palestinien, un étudiant : Salah Hamouri. En effet, le 13 mars 2005, alors qu’il se rendait à Ramallah, Salah est arrêté une troisième fois. Il passera trois mois en isolement et en interrogatoire, une technique de sape israélienne des plus sordides. Il est accusé de complot contre le rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel du parti religieux d’extrême droite SHAS, sur le seul fait qu’il est passé devant le domicile de ce rabbin en voiture trois mois avant son arrestation. Salah Hamouri sera également accusé d’une présomption d’appartenance à un mouvement de jeunesse prétendu proche du FPLP et dont Salah n’a jamais été membre. Il connaîtra tour à tour camps, prisons, centres… Après une vingtaine d’audiences repoussées faute de témoins et de preuves, Salah sera condamné le 17 avril 2008 à sept ans de prison pour « complot  et appartenance aux jeunesses du FPLP ». Une espèce de compromis qu’il acceptera en plaidant « coupable », car il risquait d’être condamné à plus de sept ans s’il refusait cette « offre ». Ainsi, Salah a été jugé par ses propres oppresseurs, par un tribunal militaire, et gardé dans les geôles (à Shana) sans qu’il y ait eu le moindre début d’indice et de preuve de sa culpabilité. C’est un prisonnier politique ; preuve que l’Etat juif d’Israël n’est pas une démocratie. Et contrairement à l’affaire Gilad Shalit, l’Elysée et les officiels français n’interviendront pas pour demander la libération de Salah, ou ne le feront qu’à demi-mot, pour ne pas trop gêner leurs acolytes sionistes israéliens. Quelle injustice ! Quel mépris pour notre République !

 

Bethleem_1_texte.jpgEt pendant ce temps, sur la chaîne de télévision BFM, le journaliste chroniqueur Olivier Mazerolle nous expliquait que cette libération de Gilad Shalit faisait beaucoup de publicité au Hamas, considéré comme un obstacle à la paix par le journaliste lui-même. Faut-il rappeler, une fois de plus, qu’à l’instar des Résistants français qui combattaient le nazisme (j’ose la comparaison car aujourd’hui elle s’impose d’elle-même compte tenu de tous les crimes de guerre commis par les dirigeants sionistes israéliens) les combattants du Hamas résistent à leurs oppresseurs et colonialistes sionistes. Les dirigeants du Hamas ont d’ailleurs été démocratiquement élus. Faut-il également rappeler que M. Mahmoud Abbas, interlocuteur privilégié des Occidentaux, et d’Olivier Mazerolle pour l’occasion, n’a absolument rien obtenu des israéliens. Pas d’Etat. Pas de Jérusalem-Est. Pas de retour des réfugiés. Pas d’arrêt des colonies qui continuent de plus bel. Pas de retour aux frontières de 67. Il n’a reçu que mépris, menaces et insultes. Et dans ce cas, nous sommes nombreux à préférer ceux qui se battent à ceux qui rampent. Et nous avons eu également l’intervention de Mme Ruth El-CRIF qui elle a salué le courage de certains hommes politiques français. « Pourquoi courage ? » lui a demandé le présentateur étonné. « Parce qu’en France, il y a des populations françaises pro-palestiniennes et qu’il a donc été courageux de prendre position pour la libération de Gilad Shalit » a-t-elle répondu. Incroyable ! Mais madame, il y a en France des pro-palestiniens comme il y a, tel que vous, des pro-sionistes israéliens. Où est le problème ? Les pro-israéliens détiennent le pouvoir en France ; vous ne le savez peut-être pas ? C’est en vérité bien étonnant. Les pro-palestiniens, eux, on leur reproche d’importer le conflit du Proche-Orient en France. Lorsque des élus du peuple affichent sur les murs des mairies la photo de Gilad, qui importe le conflit ? Et quand des miliciens de la LDJ (Ligue de Défense Juive) et du BETAR clament qu’ils se rendent en Israël pour aider leurs frères juifs à combattre les Palestiniens, qui importe le conflit ? Je pourrais continuer ainsi longtemps. Mais ce qui est encore plus choquant est le fait qu’il me semblait qu’un journaliste se devait d’adopter une neutralité et faire preuve d’impartialité dans l’information qu’il donne. Et là également, qui importe le conflit israélo-palestinien en France ?  

 

Touhami Moualek  

Par touhami - Publié dans : Conflit au Proche-Orient
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Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 19:58

le-penseur.jpgSi je me place dans la position d’un homme qui réfléchit logiquement, librement, avec mesure et sagesse, je me dis que les Libyens ont eu raison de se révolter afin, d’une part, de se débarrasser d’un dirigeant devenu seul et unique propriétaire de tout un pays, et d’autre part, de vouloir évoluer vers une liberté politique, sociale et économique. C’est un idéal légitime, louable et respectable. Les Français ont eux-mêmes connu une Révolution avant de parvenir à établir, au prix de leur sang, une République libre et démocratique. Alors, cet élan spontané, volontaire et courageux, affiché par le peuple libyen, laisse à penser, sur un plan moral, que la communauté internationale se devait d’intervenir pour protéger les populations civiles exposées aux tirs de fusils ordonnés par un dirigeant devenu fou. Ce n’est ni de la candeur, ni de la crédulité, c’est une appréciation objective d’une situation donnée par rapport à un changement, une aspiration de liberté voulue par tout un peuple. La plupart des dirigeants arabes usent de deux méthodes pour asservir leur peuple. D’abord la religion. Des interprétations erronées et intégristes étouffent et empêchent les citoyens de s’émanciper, de progresser et d’évoluer. Ces prêcheurs radicaux sont soutenus et encouragés par les régimes dictatoriaux. Ensuite l’armée. Les militaires sont, dans ces régimes totalitaires, de vrais seigneurs. Rien ne leur est refusé. En contrepartie, ils matent, répriment et tuent dans l’œuf tout début de révolte. Si bien que voir des peuples arabes se soulever est très courageux, voire téméraire ; on le voit bien en Syrie. La Libye entrait bien dans le cadre d’une révolution dont l’objectif était de s’affranchir du joug d’un dictateur.    

 

Mais si je me place dans un contexte politico-stratégique, géostratégique et pragmatique, je me dis que c’est peut-être un peu trop beau pour être vrai. Comme tout homme je suis gouverné par une ambivalence, une dualité : un moi idéaliste et utopique m’incite à croire en une libération d’un peuple par ses propres moyens, parce que le pouvoir de la liberté est irrésistible lorsqu’il se saisit de l’esprit des hommes ; tandis qu’un autre moi, guidé par une dystopie (contre-utopie) radicale, m’entraîne dans le doute et l’acceptation d’une réalité toute autre : tout cela ne serait qu’une stratégie, une manœuvre destinée à faire croire que l’on se porte au secours d’un peuple ; une ruse en vue de s’installer durablement en Libye, tout en se positionnant par rapport à telle autre future cible de la région. Et le côté obscur de mon esprit semble l’emporter sur mon côté idéaliste ; les critiques que j’entends, ici et là, martèlent toutes les mêmes remarques, à savoir que la protection des civils ne serait qu’un leurre, et que l’objectif réel serait bien celui de  prendre le contrôle des puits de pétrole libyens. Ne pourrait-il pas exister une synthèse des deux : oui, l’intervention avait pour but et de protéger les civils d’une part, et de s’assurer, lorsque la situation du pays serait stabilisée, de juteux contrats pétroliers d’autre part. L’un et l’autre à la fois.

 

LE-RUISSEAU-ALGER.jpgL’Algérie est à son tour visée. En France, les « anciens de là-bas » voyaient déjà d’un bon œil les violences, les attentats et les horreurs qui sévissaient en Algérie dans les années 80-90. Ils priaient pour un effondrement, un chaos de l’Algérie, gage d’un éventuel retour. Il n’en sera rien. L’Algérie tiendra bon ; l’Etat restera fort, et Bouteflika réussira à instaurer une concorde nationale. Pas de pardon, juste un acte civil responsable de la part de tous les Algériens. Le pardon viendra avec le temps. Et voilà que le « printemps arabe » naît, surprend tout le monde. La Tunisie, puis l’Egypte. Les deux peuples auront raison de leur dirigeant respectif. Mais puisque l’Algérie ne s’est pas écroulée, malgré tous les attentats et tous les crimes – commis par qui ? On ne sait pas – dus à une terrible guerre civile, on pourrait peut-être, de l’étranger, profitant de cette aubaine du « printemps arabe », l’aider à imploser de l’intérieur. La Libye a été sujette à des troubles. L’Occident, dépassé dans un premier temps par ces révoltes arabes, réagit à l’affaire libyenne.  Autant pour la Tunisie et l’Egypte, les Occidentaux seront attristés par le départ de Ben Ali et Moubarak, deux dictateurs à leur botte, autant pour Kadhafi ils mettront tout en œuvre pour entretenir, aider et soutenir cette révolte libyenne. Le CNT sera assez vite reconnu par la France qui aura l’aval des Américains pour prendre les choses en main, en compagnie des Britanniques. Après un début d’enlisement, les forces restées loyales à Kadhafi perdront du terrain et, doucement mais sûrement, tomberont aux mains des insurgés, jusqu’à Tripoli. Reste le bastion de Syrte, très difficile à prendre.


president-iran-algerie.jpgEt nous en revenons à l’Algérie. Ce pays a appliqué une politique de neutralité affirmant qu’il appartenait aux Libyens de régler eux-mêmes leurs problèmes. Si le peuple libyen veut la chute de Kadhafi, c’est son affaire. Par contre, l’on peut protéger des civils sans vouloir occuper un pays. La présence des forces armées de l’OTAN aux frontières de l’Algérie n’est pas du goût des Algériens, méfiants depuis le début. La reconnaissance du CNT par l’Algérie s’est fait attendre. La France ne pouvait pas critiquer directement les dirigeants algériens, cela aurait entraîné une réaction immédiate de ces derniers, conduisant à des querelles diplomatiques. Nicolas Sarkozy chargera donc les responsables du CNT de jeter le doute et la suspicion sur l’Algérie. Nous savons de source sûre que les Israéliens désignent l’Iran et l’Algérie comme étant une véritable menace pour leur sécurité. La France de Nicolas Sarkozy s’est « sionisée » davantage et les puissants lobbies français tentent désespérément de déstabiliser l’Iran et l’Algérie. Profitant des révoltes arabes, les régimes aux ordres des sionistes essaient par tous les moyens de lancer des mouvements de protestation, puis de révolte, et enfin de soulèvement général, créant ainsi une possibilité d’intervention militaire, à l’exemple de la Libye. Et comme je le disais au début, entre une révolution naturelle et logique, compte tenu des régimes arabes corrompus, autoritaires et rétrogrades, et une récupération de ces révolutions par les puissances occidentales, il est difficile de se faire une opinion sûre et indiscutable. Mais réflexion faite, je préfère l’action à l’inaction, le combat à la soumission. Les pays arabes ont, quelles que soient nos opinions, eu raison de manifester leur colère et leur volonté de changement. Et je rends hommage à toutes ces femmes, tous ces hommes arabes, berbères, et autres, tombés en héros. Si les dictateurs arabes contestés par leur peuple avaient eu la sagesse de se retirer, bien des drames auraient été évités. Mais les dictateurs s’accrochent toujours, même au pire.

 

L'unité de la Nation algérienne a jusqu'à présent évité aux Algériens de tomber dans le piège de la division et donc du risque d'une nouvelle guerre civile. Nicolas Sarkozy s'est targué, récemment, de dire aux responsables du CNT libyen: "Attendez de voir ce qui va se passer en Algérie d'ici un an et trois en Iran." Nicolas Sarkozy n'a aucune expérience et aucune connaissance du monde et de la culture arabes. Lui-même n'est plus très sûr de franchir le premier tour de la prochaine élection présidentielle française. A travers les réseaux sociaux, les sionistes et pro-sionistes français appellent sans arrêt les Algériens à se révolter. Ils oublient que la France est elle-même au bord d'une révolution civile. Plus que jamais les anciens de l'Algérie française œuvrent pour une déstabilisation de l'Algérie. Et cela doit être dit et dénoncé car c'est un crime. Il appartient aux seuls peuples de décider de leur sort et de leur destin. Cela s'appelle de l'ingérence dans les affaires intérieures d'un Etat souverain et va donc contre tout traité et pacte internationaux.

 

Touhami Moualek


Par touhami - Publié dans : Néocolonialisme
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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 01:07

ourcq1ef9.jpgC’est en 1998, le 12 juillet exactement, que l’équipe de France de football fut sacrée championne du monde en Seine-Saint-Denis, précisément sur la commune de Saint-Denis, dans le « neuf trois » au Stade de France. Un moment inoubliable pour tous les sportifs mais également pour tous les Français en âge de se souvenir. Ironie de l’histoire, le père de Zinedine Zidane, monsieur Smaïl Zidane, s’était déjà installé, en arrivant en France, dans la Plaine Saint-Denis, c’est-à-dire tout proche de l’endroit où son fils allait un jour, devant le monde entier émerveillé, entrer dans l’histoire. Un destin parachevé ; un destin éclos à la face de la Terre. Dieu l’aura voulu ainsi.

Si je cite l’exemple du Stade de France – décidément révélateur d’un avenir unique, puisque Michel Platini, autre prince français du ballon rond, était déjà l’organisateur principal de cette coupe du monde 98 qui se déroula à merveille – ce n’est pas par hasard. Michel Platini est aujourd’hui le président de l’UEFA (Union Européenne des Associations de Football), et viserait la présidence de la FIFA (Fédération Internationale de Football). Et si la France a obtenu l’organisation du championnat d’Europe des nations de 2016, elle le doit en premier lieu à Michel Platini. Le Stade de France, construit en Seine-Saint-Denis (93), aura donc porté chance aux sportifs et au sport français en général. Monsieur jacques Chirac, en imposant la ville de Saint-Denis (M. Balladur – 1er Ministre à l’époque – avait privilégié pour sa part le site de Marne-la-vallée), avait fait le bon choix. Comme toujours d’ailleurs.

SG.JPGSEVRAN. Autre commune de Seine-Saint-Denis, connue dans la France entière, et surtout en région parisienne, pour sa régulière fréquence dans les pages centrales du quotidien LE PARISIEN, autrement dit dans la triste liste des faits divers, dont le maire est M. Stéphane GATIGNON ; un maire qui n’a de cesse de se battre pour sa ville et ses habitants, dont il est très proche. Je puis personnellement en témoigner. Mais pourquoi citer Sevran ? Pour en faire la publicité ? Certes, car je suis attaché à cette ville, comme bon nombre de Sevranais. Pourquoi ne serions-nous pas fiers de notre ville ? Aucune raison. Non, si j’évoque Sevran, c’est parce que cette ville a été retenue, parmi d’autres, par la FFR (Fédération Française de Rugby) dans la perspective de la construction du futur stade de Rugby en Île-de-France. Ce serait évidemment un immense honneur et une grande fierté, pour nous, d’accueillir les Seigneurs du ballon ovale, venus de toute la France et principalement du Sud, mais également des quatre coins de la planète. Quelle extraordinaire aventure ce serait et quelle revanche sur un destin acharné à montrer les banlieues franciliennes comme des endroits inhospitaliers où règnerait une insécurité permanente. Ce qui est faux. A ce sujet, les médias portent une responsabilité dans cette image désastreuse véhiculée au sein de la société. Venez et voyez par vous-même.

Sevran est la seule ville, parmi les communes postulantes, à offrir immédiatement un terrain à la construction du futur stade. Sevran bénéficie de la proximité de l’aérogare Roissy Charles de Gaulle et de celui du Bourget. Deux gares desservent la ville, sur la ligne B du RER : Sevran Beaudottes et Sevran-Livry. La ville est à dix minutes de la Gare du Nord, la plus grande gare d’Europe. Le Palais des expositions de Villepinte est à cinq minutes. Une desserte par d’importants axes et échangeurs autoroutiers (La Francilienne, Autoroute du Nord, A1, A3, A86, A87…) permettant un accès rapide sur Paris et ses environs. Alors oui, nous avons la volonté, les capacités matérielles et humaines pour accueillir un tel projet. Et cela pourrait être, en plus de l’aspect sportif de portée mondiale, une incroyable chance pour Sevran de se développer et de révéler enfin son vrai visage : une ville jeune, accueillante, dynamique, aux carrefours, à l’avant-garde d’une société pluriculturelle en devenir : la société française. Tous derrière Stéphane GATIGNON avec lequel nous sommes entièrement solidaires. Sevranaises, Sevranais, manifestez-vous !

Site officiel de la Fédération Française de Rugby : www.ffr.fr

Touhami Moualek

Par touhami - Publié dans : Banlieues - Immigration
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