Vendredi 4 août 2006 5 04 /08 /Août /2006 18:32

  La France Multiculturelle, Multiraciale et diverse : c'est son Histoire qui a parlé


 

 

 

 

 

Le temps n'a aucun gage a donné, il est libre et galope dans l'Univers, les hommes à ses trousses.

 

 

 

 

 


L’histoire récente (voire plus ancienne) n’est effectivement pas à l’avantage des populations noires et arabes. On entend d’ailleurs toujours les mêmes remarques, à savoir que les enfants d’anciens colonisés seraient paranoïaques, victimes d’un prisme, rancuniers, complexés par les durs parcours franchis par leurs parents proches. A cette remarque, certes justifiée en partie mais un peu trop simpliste, j’aimerais rappeler que l’histoire contemporaine, vécue de manière dramatique par tous les peuples anciennement colonisés, a encore une incidence directe sur les Noirs, les Kabyles et les Arabes, comme les Algériens, blessés et meurtris par la terrible guerre de libération qu’ils ont dû mener, et dont la France porte une responsabilité morale indéniable. Le monde entier en a été témoin. A ce sujet, la France s’honorerait en assumant enfin les responsabilités de sa politique coloniale de naguère. Cela permettrait un nouveau et réel départ. Les Français de métropole ignoraient quelle était la politique pratiquée par la France en Algérie. Et revisiter l’histoire permettrait de les éclairer, de mettre au jour cette tragédie que l’on a longtemps voulu dissimuler au monde, contrefaire et garder sous silence.


 En effet, comment les enfants nés de parents immigrés pourraient-ils se sortir de cette idée qu’ils se font, malgré eux, de ne pas se croire entièrement français, quand justement la société leur oppose systématiquement une fin de non recevoir puisqu’elle leur parle encore d’intégration, alors qu’ils sont nés en France ? S’il n’y a pas là une conséquence directe de cette période coloniale sur leur vie présente, leur citoyenneté déniée et leur destin individuel altéré, il faudrait alors les faire tous psychanalyser. Mais avouez que cela ferait quand même beaucoup de jeunes gens qui seraient atteints d’une même maladie ; il pourrait même s’agir d’une véritable contagion. Non, ces jeunes enfants et jeunes hommes ne sont victimes d’aucune maladie mentale, juste poursuivis par un passé, une histoire récente, qu’on leur rappelle tous les jours, au cas où ils l’oublieraient. 


En réalité, ils sont les enfants déshérités d’une République qui a du mal à leur octroyer une légitimité, exactement comme elle privait leurs parents d’une citoyenneté, d’une identité à part entière. Et les mêmes maux produisant les mêmes souffrances, les mêmes colères, des révoltes finissent par éclater quand la coupe déborde. La reconnaissance, la confiance, l’égalité et la fraternité, voilà les mots que cette jeunesse attend des gouvernants et, par delà, de tous les Français. Que l’on prenne enfin la mesure des paroles du Chef de l’Etat : « Vous êtes tous les filles et les fils de la République  ». En vérité, et je vous l’avoue franchement, cette phrase a résonné fort dans ma tête et mes oreilles. Faut-il que la situation soit à ce point si critique, si alarmante, pour qu’un Président de la République doive rappeler que ces « gens » venus d’ailleurs sont des Français ? C’est triste à dire, mais je crois bien que c’est la stricte et dure vérité. 


Si nous sommes sortis de l’enfer et des fers du colonialisme, il subsiste encore de franches barrières raciales dans l’esprit de certaines gens nostalgiques d’un passé qui leur était profitable, des résidus, des séquelles séquentielles, des arrêts sur images, sans doute pour encore longtemps, de cette époque révolue. Et ces néocolonialistes sont tentés d’exprimer leur animosité et leur aigreur par une arrogance, une outrecuidance, un rejet inouï de l’autre, faisant preuve d’un esprit revanchard sournois, malin, à l’encontre des Français issus de l’immigration (essentiellement noire et maghrébine). Cela est préjudiciable aux uns, aux autres, à la Nation entière, et ce n’est bien sûr qu’avec les armes des lois démocratiques et républicaines que l’on pourra combattre et battre ces comportements racistes, xénophobes, intolérants et portant atteinte au respect de la dignité humaine, et totalement contraires à la déclaration universelle des droits de l’homme. Il n’empêche, évidemment, que vouloir vivre dans un pays donné, suppose que l’on fasse le nécessaire, soi-même, pour y trouver sa place : cela s’appelle s’intégrer. Sans cette démarche personnelle, rien n’est possible. 


Sur le terrain, la réalité n’est même plus à démontrer. Il suffit d’approfondir l’étude de l’évolution socioculturelle et économique des populations immigrées, cantonnées dans la périphérie, notamment francilienne, depuis les années 1960, appelée la banlieue (mot constitué de ban et lieue, termes péjoratifs, faut-il le rappeler), pour se rendre vite compte d’une évidente et effroyable vérité : l’échec scolaire, le taux de chômage, la délinquance, le désœuvrement des jeunes, l’exclusion, la discrimination, l’injustice, le délit de faciès (pardon, de sale gueule !) etc., sont les décors quotidiens de bien des citoyens issus de ces populations sacrifiées. Fort heureusement, dans ce constat désespérant, effarant et traumatisant, beaucoup, parmi ces jeunes mis au ban de la société, réussissent et arrivent, malgré tout, à s’en sortir de façon honnête et méritoire. C’est dire leur courage, leur ténacité et leur intelligence. Cela prouve la capacité, les talents et la force créatrice de ces jeunes des banlieues, avec lesquels il faudra d’ailleurs, c’est chose certaine, compter dans les années à venir. 


Les politiques d’intégration mises en place par les gouvernements successifs ont échoué ; peut-on d’ailleurs parler de véritable politique quand il s’est toujours agi de simulacres. Qui s’est réellement soucié, de manière honnête et sincère, de ces populations laissées pour compte et ne représentant, aux yeux de la classe politique, qu’un enjeu électoral ? L’immigration est liée à l’insécurité et devient une poule aux œufs d’or inépuisable pour tous les démagogues, les âmes en mal d’inspiration politique, en panne de projets de société, en rade d’idées originales et généreuses, incapables d’offrir un dessein politique, social et économique à la Nation. La droite revient toujours au pouvoir parce qu’elle centre ses campagnes électorales sur le thème de l’insécurité, qu’elle corrèle sciemment et savamment avec l’immigration. D’ignobles personnages se font ainsi élire sur le dos des immigrés et de leurs enfants, considérés, au passage, comme de potentiels délinquants. Nous en sommes pratiquement, en France, patrie des droits de l’homme, à disséquer, étudier les gènes des enfants pour s’assurer que ceux-ci ne seraient pas porteurs du virus de la délinquance, de la maladie imaginaire du vol, du mensonge et du crime. Et je crois que le Ministre de l’Intérieur et ses conseillers proches (Finkielkraut et Arno Klarsfeld, entre autres) n’ont pas fini de nous surprendre. De nombreuses organisations internationales s’inquiètent de ce qui se passe en France, en matière des droits de l’homme. 


Le rapport de M. Arno Klarsfeld, apparemment l’avocat préféré de M. Sarkozy, sur l’enfance délinquante est, à ce titre, un tissu de mensonges, un ramassis de toutes les vitupérations entendues ici et là sur les jeunes des banlieues, et qui n’a qu’un seul et unique but : stigmatiser et condamner, pratiquement dès leur naissance, de jeunes gens dont le seul crime est d’être nés de parents pauvres, humbles, et dans des zones géographiques défavorisées. Eh bien, messieurs les hommes politiques, puisque vous fulminez journellement, telle une personne dépendante au tabac qui éprouverait le besoin de fumer une cigarette, sur les enfants d’immigrés, comme si l’administration des banlieues leur était entièrement confiée, vous devez rendre des comptes à la Nation sur vos cruels et cinglants échecs. Les banlieues sont aujourd’hui dans une situation critique, proche de l’explosion sociale, et elles vous le doivent. Vous êtes les élus de la Nation  ; il vous appartient de donner des chances et d’offrir des perspectives à tous les citoyens. Cette jeunesse, objet de vos critiques insidieuses, elle vous questionne : « Quelles chances, quels espoirs nous avez-vous donnés ? » vous demande-t-elle. Une Nation qui crache sur ses enfants et renie sa jeunesse est une Nation sans dessein, parce qu’elle étouffe son avenir dans l’œuf ! 


Et ce ne sont pas les officines du Parti Socialiste comme « SOS Racisme » et son fameux slogan « touche pas à mon pote »,) ou ce nouveau night-club pour beurettes émancipées en mal de mâles jetables, baptisé par ce même PS « Ni putes ni soumises » (mi-figue, mi-raisin, dirait Dieudonné), qui sont des supérettes de la politique pour quartiers difficiles, des monte-charge sociaux pour mineurs de fond en manque d’air, des attrape-nigauds dont l’arnaque ne consiste qu’à gagner des voix parmi toutes ces jeunes filles qui seraient, elles, contrairement aux garçons, bien intégrées (bizarrement, on intègre toujours les filles, jamais les garçons !), et auxquels (filles et garçons) on promet, bien sûr, monts et merveilles et surtout une assurance tous risques contre le racisme, comme si ces jeunes étaient inexorablement condamnés à vivre exclus, bannis, refoulés, victimes éternelles d’un sectarisme qui, au train où vont les choses, va bientôt devenir un droit constitutionnel. Nous prendrait-on pour des imbéciles ? Hélas, je crois bien que oui. La finalité de toutes ces antennes politiques, nous la connaissons, les enfants d’immigrés ont tout simplement été les dindons de la farce ; farce concoctée par des Julien Dray, Bernard-Henry Lévy, Jack Lang et consorts. Et que l’on ne me traite pas d’antisémite, car ce n’est pas moi qui ai décidé de qui ferait partie ou pas du staff qui a monté cette association de « malfaiteurs »… au sens figuré, je vous rassure ! Quelle image donne Fadéla AMARA de la banlieue ? L’extrême droite n’en demandait sûrement pas autant ! 


Pourtant, et paradoxalement, les banlieues sont convoitées. Eh oui, nous approchons de l’élection présidentielle de 2007 ! A moins que les affaires (*) de corruption (Clearstream, par exemple), dont la France devient un des pays leaders mondiaux, ne précipitent les événements. Auquel cas, bien des chiens aux crocs incisifs aboient déjà ; les jeunes loups hurlent d’impatience. 


Parce que de nombreux jeunes des banlieues ont réussi, encore bravo à eux, les hommes politiques tentent de les récupérer. Je n’ai aucun conseil à donner, si ce n’est celui d’inciter à la prudence, à la vigilance, et à la circonspection. Il faut se souvenir, et avoir constamment en tête, que si nous avons réussi à faire quelque chose de notre vie, et apporté à la France un plus, cela n’est dû qu’à notre propre volonté, notre courage, notre persévérance, notre obstination à vouloir toujours et encore renverser des montagnes. Et nous devrons encore montrer la voie. 


Dans ces conditions, nos voix valent chères ; elles ne seront pas négociables. Les marchands de sable socialistes, les tontons flingueurs menteurs de droite, devront donner des garanties claires, nettes et précises sur ce qu’ils proposent de concret à cette jeunesse qui, j’en suis certain, ne se laissera pas duper.  


(*) « Le vrai défi d’une personne à laquelle est conféré un pouvoir constitutionnel quelconque, reste celui de ne pas succomber aux tentations… de l’argent. »

 

 

(Nicolas Sarkozy était Ministre de l'Intérieur et jacque Chirac Président de le République)

(Arno Klarsfed était un conseiller proche de Sarkozy et était normalement destiné à une grande carrière politique).

 


Touhami MOUALEK


Auteur du livre : La Déchirure – Algérie de mon père, France de mon enfance.
Editions EDILIVRE.COM

 


Par Moualek Touhami - Publié dans : Banlieues - Immigration
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Vendredi 21 juillet 2006 5 21 /07 /Juil /2006 19:11

La télépoubelle




Si mes rêves doivent être filtrés par la télé, alors qu'on les jette aux orties !




En 1948, l'ONU a créé une véritable bombe à retardement, modifiant le cours de l'histoire. Aujourd'hui, je crains que personne ne soit plus en mesure de désamorcer cette bombe.

Les puissances mondiales, notamment les pays permanents siégeant au conseil de sécurité, qui ont contribué à la création de l’Etat d’Israël, portent une grave et lourde responsabilité morale dans les conflits meurtriers du Proche-Orient. En effet, ceux-ci, en laissant la situation pourrir chaque jour un peu plus, n’assument pas les conséquences de leur décision.

On nous a dit : si pendant la seconde guerre mondiale, nous avions pu disposer des moyens d’informations que nous connaissons aujourd’hui, l’extermination du peuple Juif (la Shoah) n’aurait jamais eu lieu. Avec tous les moyens d’information ultra sophistiquée que nous connaissons aujourd’hui, des massacres d’innocents, commis par l’armée israélienne au Liban et en Palestine, se déroulent au moment même ou j’écris ces lignes. La seule différence avec la Shoah, c’est que ces massacres nous sont effectivement rapportés en temps réel. Une seule variante : les victimes d’hier ne sont plus les mêmes que celles d'aujourd’hui, elles ont simplement changé de camp.

Ce qui me frappe le plus dans le comportement de l’homme, n’est pas qu’il soit guerrier, fourbe, menteur ou tricheur, mais bien plus son manque de mémoire. C’est affreux ce que la mémoire peut jouer des tours aux humains lorsque ceux-ci oublient l’inoubliable.

Si je devais prononcer un mot directeur dans cette nouvelle tragédie qui secoue le Liban et la Palestine, ce serait sans conteste le mot « lâcheté ». Oui, la lâcheté des pays arabes ne m’étonne plus. Oui, la lâcheté de l’occident ne m’étonne plus. Oui, la lâcheté des hommes, tout court, ne m’étonne plus. Alors, suis-je encore un être humain puisque je ne m’étonne plus de la lâcheté ?

Ceux qui, aujourd’hui, assistent aux carnages perpétrés au Liban et cautionnent par leur troublant silence ces massacres commis par un Etat qui porte, selon ces mêmes gens, haut le flambeau de la démocratie, sont ceux qui demain donneront des leçons de droit et de démocratie aux Nations dites émergeantes. Car leur conception de la démocratie est celle qui se range toujours du côté des puissants, en ce bas monde.

Je mets la télévision en marche. Le journal télévisé m’inonde d’images de tueries et de massacres à grande échelle. Des nouveau-nés criblés de balles, des enfants brûlés comme complètement immolés. Des foules constituées de femmes, enfants et vieillards, fuient les bombardements. Où vont-ils, où courent-ils, où fuient-ils ? Je ne sais pas car le film ne le dit pas. Puis, un moment terrifié, j’ai éteint la télé. Suis-je encore un être humain, moi qui ne fais plus la distinction entre les fictions que l’on m’expédie journellement, et la réalité d’une actualité dramatique, véhiculées a travers mon tube cathodique ? La fiction est faite d’images, la réalité est faite d’images. Mon subconscient, neutralisé, ne sait plus faire la différence entre les deux.
 

Touhami Moualek 

Par Moualek Touhami - Publié dans : Conflit au Proche-Orient
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Mercredi 19 juillet 2006 3 19 /07 /Juil /2006 20:39
Israel-Pres-Liban-26juillet2006-1.jpg Surprise par une résistance hors du commun du Hezbollah, l'armée israélienne (réputée pour être l'une des meilleures au monde) subit des pertes considérables et est presque aux abois, accusant une probable cuisante défaite . Au football, on dit que dominer n'est pas gagner. 
 
   




L’armée israélienne a-t-elle, sous prétexte d’une légitime défense, le droit de conduire des attaques au Liban, un pays souverain, faisant courir le risque d’un embrasement général dans la région et tuant des civils par centaines ? Sans compter le déplacement de plus d’un demi-million de personnes, créant une catastrophe humanitaire sans précédent dans ce pays. Le silence effroyable des dirigeants européens fait d’eux des complices de cette barbarie et de cette boucherie jamais atteintes jusque-là. Une punition collective est ainsi infligée aux peuples libanais et palestinien, sans que personne d’humain dans ce monde ne bronche. Les pays arabes du golfe croulent sous leurs dollars, tandis que leurs frères meurent sous les bombes israéliennes et sionistes. Qu’ils se rassurent, Israël travaille aussi pour eux car le prix du pétrole va encore flamber ! J’ai parfois honte d’être Arabe. Nous sommes loin des Arabes qui étaient pris en exemple !

Le Liban profitait d’une paix, chèrement acquise, pour se reconstruire sur le plan politique, économique, social et matériel. Ce pays n’avait pas besoin d’une nouvelle guerre destructrice. Brandissant la menace d’essuyer des tirs fréquents de roquettes de la part de l’organisation paramilitaire libanaise du Hezbollah, Israël s’est lancé dans une vaste et hasardeuse offensive de bombardements aériens et terrestres au Liban. Une des principales excuses invoquées par le Premier Ministre israélien, pour justifier cette nouvelle invasion préméditée du Liban, est de mettre un terme définitif au danger que représenterait le Hezbollah libanais pour la sécurité d’Israël. Que cette attaque militaire ait été spontanée parait peu probable, tant les cibles visées par l’armée israélienne semblent avoir été sélectionnées à l’avance. Si, au nom de sa sécurité, Israël est prêt à envahir le Liban, la Syrie, l’Iran et je ne sais encore quel autre pays, la question que je pose est la suivante : jusqu’où la communauté internationale acceptera-t-elle d’aller pour offrir une assurance tous risques à Israël et surtout à quel prix ? Le monde occidental serait-il tombé amoureux d’Israël au point de lui passer tous ses caprices ? 

En Occident, les événements sont perçus de manière soit partisane, soit très hypocrite. Les admirateurs inconditionnels des israéliens considèrent qu’Israël est régulièrement agressé par, essentiellement, les extrémistes chiites libanais du Hezbollah, par le groupe armé palestinien du Hamas, et par le parti égyptien du Jihad islamique. L’Etat hébreu réplique, au nom d’une légitime défense qu’il s’approprie, par des bombardements disproportionnés, tuant en définitive des centaines et des centaines de civils. Le Hezbollah libanais et les autres partis jugés extrémistes et « non alignés » sur la politique de l’actuel Président de l’Autorité Palestinienne (Mahmoud Abbas) sont donc désignés comme les agresseurs. Ils sont montrés comme étant les « méchants » qui empêchent l’Etat « gentil » d’Israël de vivre paisiblement sa vie. Pour mémoire, M. Lionel Jospin n’avait pas hésité à traiter le Hezbollah de parti terroriste, devant des étudiants palestiniens révoltés, alors qu’il était en visite officielle au Proche-Orient, sous la bannière (excusez du peu !) de Premier Ministre de la France. A l’époque, le Liban sud était encore occupé par l’armée israélienne. Les réactions qui s’ensuivirent furent à la hauteur de « l’audace verbale » du Premier Ministre. 
 

Les informations diffusées en occident, et je le dis d’emblée, sont pour le moins biaisées. Il faut y apporter des correctifs. Les dirigeants politiques occidentaux et américains ont une vision faussée et volontairement déformée des problèmes du Proche-Orient. Pour eux, il y aurait deux antagonistes en présence, mais pas n’importe lesquels. En effet, il y aurait deux courants. L’un qui serait libre et démocratique, représenté par Israël, et un autre qui serait fanatique, terroriste, invivable et acariâtre, représenté par les Palestiniens et plus généralement par le monde musulman. M. Bush a personnellement baptisé et sanctifié cette fracture du monde, en deux blocs opposés, par l’appellation œcuménique « l’axe du bien » dont il ferait parti, et qu’il opposerait frontalement à « l’axe du mal ». Ce schéma simpliste, réducteur et totalement irrationnel, pour celles et ceux qui ont encore l’once d’une intelligence humaine, accrédite, aux yeux des citoyens occidentaux et américains, les invasions militaires déjà perpétrées : Afghanistan, Irak, Palestine, Liban et très probablement à venir : la Syrie, l’Iran et tout autre pays qui s’opposerait ou critiquerait la politique Israélo-américaine. La Syrie et l’Iran risqueraient d’ailleurs de donner plus de fil à retordre, aux superpuissances aventureuses, que l’Irak dont chacun sait que ce pays avait été, avant toute intervention, soigneusement désarmé. Les Américains sont peut-être courageux mais pas téméraires !

J’aimerais également faire remarquer la similitude de l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, et cette agression caractérisée du Liban par Israël. En effet, tous deux n’ont eu aucun mandat délivré par l’ONU. La preuve évidente que l’Amérique et Israël violent le droit international quand bon leur semble en toute impunité. C’est ce que les sauvages et les barbares appellent la loi du plus fort. Qui sont les sauvages et qui sont les barbares ? Je souhaiterais également que l’on me dise si sur un plan juridique Israël n’est pas passible de l’accusation de crimes de guerre, puisque les victimes sont essentiellement des civils.

On peut aussi noter que l’armée israélienne qui est une armée régulière très bien équipée, dont les soldats sont surentraînés, se mesure à des groupuscules aux capacités militaires sous dimensionnées par rapport aux possibilités aériennes, maritimes et terrestres de Tsahal. D’où l’intérêt permanant d’Israël d’affaiblir ses voisins et adversaires. Comme si Israël, qui vit dans une peur grandissante, ressentait régulièrement le besoin d’affronter ses adversaires pour vérifier sa suprématie militaire. Sans doute un besoin plus psychologique que nécessaire. 

A terme, l’islam et les musulmans sont évidemment les cibles principales. Comme si l’on pouvait lutter, se battre contre une religion de la dimension de l’islam. Et au-delà, se battre même contre Dieu. Autant se battre contre une ombre. Cette stratégie est suicidaire, sans lendemain. Plutôt que d’agir de concert avec les Etats musulmans qui condamnent les actes terroristes et toute forme de violence visant à tuer d’innocentes victimes, car dans l’islam aussi la fin ne justifie pas tous les moyens, les Américains et leurs alliés brouillent les pistes en tentant de faire croire que tout musulman est un terroriste potentiel. Tout ceci est évidemment diffamant et humiliant pour le monde musulman dans toutes ses composantes.  

Les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens sont désormais dans une tragique impasse. L’arrivée au pouvoir du Hamas a précipité les événements. Ce parti étant considéré par la communauté internationale comme une organisation terroriste avec laquelle on ne peut négocier. Pourtant, ce parti a été démocratiquement élu par le peuple palestinien. Israël agite sans cesse, devant les yeux d’une communauté internationale médusée, les cartons rouges qu’il décerne arbitrairement au Hamas. Pourtant, le Hamas et tous les partis radicaux sont les « bébés-éprouvette » d’Israël. Ces organisations font partie intégrante de la problématique du Proche-Orient, parce qu’elles ont été renforcées par ce conflit sans fin, et ne peuvent donc être exclues des négociations à venir, à partir du moment où celles-ci reconnaîtraient l’existence de l’Etat d’Israël. Chose que le Hamas était sur le point d’accomplir, selon les observateurs.

N’oublions pas non plus que Tsahal a besoin de redorer son blason d’urgence, suite aux revers médiatiques subis, notamment après les bavures récentes commises en territoire palestinien, dont la plus évidente et cruelle a été perpétrée sur la plage de Gaza, et qui, une fois de plus, a fait plusieurs dizaines de victimes civiles et innocentes. Et Israël sait que la meilleure défense c’est l’attaque. Une espèce de fuite folle en avant qui conduit Israël à se saborder, à tomber son masque chaque jour un peu plus. Le Hezbollah aurait-il tendu un piège aux Israéliens ? Si le Hezbollah sort battu militairement de ce conflit, politiquement il en est déjà le vainqueur.

Quel que soit le tribut à payer, la paix n’a pas de prix pour tout chef de famille qui chercherait à protéger les membres de sa famille. Il y a aujourd’hui deux réactions qui s’entremêlent et sont nourricières l’une envers l’autre, rendues interdépendantes. Devant le mépris affiché par Israël, les partis radicaux se radicalisent chaque jour un peu plus, criant à la haine et à la vengeance. L’armée israélienne, elle, s’enracine dans des réactions militaires meurtrières, périlleuses, et répond à la haine de ses adversaires par une autre haine, celle d’une violence aveugle, faisant toujours plus de morts. La haine rend aveugle. Israéliens et Palestiniens seraient-ils devenus aveugles, groggy, tels des boxeurs qui ne seraient plus sensibles aux coups qu’ils s’assènent ?    

Beaucoup d’observateurs, y compris des Libanais, ce qui est plus étonnant, pensent qu’Israël a raison de tenter de se débarrasser du Hezbollah, une bonne fois pour toutes. Dans ce cas, pourquoi Israël ne l’a-t-il pas fait plus tôt ? L’enlèvement des soldats israéliens par le Hezbollah aurait été l’élément déclencheur de l’attaque israélienne au Liban. Dans quelles circonstances ces soldats ont-ils été enlevés ? Le Hezbollah prétend que ces soldats israéliens s’étaient introduits en territoire libanais illégalement. Comme d’habitude, dans cette région, tout semble obscur, sans plus aucune rationalité. Tel le jeu du « tricheur menteur », c’est à celui qui trichera et mentira le plus. Qui se soucie encore de la vérité sur cette terre sainte qui a vu tant et tant de prophètes naître ? Certains disent même que Dieu y aurait envoyé « son fils ». Un certain Jésus, fils de Marie, à travers lequel Dieu aurait parlé directement aux Hommes, puisque, selon les musulmans, Jésus était l’esprit incarné de Dieu. 

Israël prétend qu’il est l’objet de provocations répétées de la part des partis extrémistes : le Hezbollah, le Hamas et le Jihad islamique, entre autres. Soit ! Mais ce qui est surprenant dans l’attitude d’Israël, c’est combien ce dernier répond facilement, j’allais presque dire lâchement et joyeusement, à ces prétendues « provocations ». L’Etat hébreu prendrait-il ces attaques comme prétexte pour intervenir régulièrement en Palestine et au Liban afin d’y effectuer des raids de « nettoyages » ayant pour but l’affaiblissement des Palestiniens et des Libanais ? Ce qui voudrait dire, à mon sens, qu’Israël, lui-même, douterait de sa propre existence. En effet, il n’y a que le doute persistant qui puisse pousser à commettre l’irréparable juste pour se rassurer. Et Israël est entré dans cette logique de guerre meurtrière dont Dieu seul en connaît maintenant les limites. Le conflit du Proche-Orient ne peut-il avoir de solutions, de réponses à ses drames ? Telle la question philosophique : est-ce la poule ou est-ce l’œuf qui est arrivé en premier, ce conflit me fait poser une autre question : ne pourrions-nous pas nous contenter de constater le fait qu’il y a aujourd’hui des poules et des œufs, comme il y a des Israéliens et des Palestiniens et accepter cette situation présente comme possiblement viable ?

Au nom d’un terrorisme international, imputé aux Arabes et aux musulmans du monde entier, nous assistons à une scission progressive de la planète en deux blocs géants. Une partition orchestrée par les Etats-Unis et ses alliés. Sous prétexte du 11 Septembre et des actes terroristes commis dans le monde (par qui et pourquoi ?), nous voyons se dessiner une nouvelle géostratégie visant évidemment à une hégémonie d’un bloc sur l’autre. Autrement dit, une nouvelle croisade a bien été lancée, et ce dès le lendemain du 11 septembre 2001. A moins que cela n’ait été décidé bien avant cette date fatidique et de sinistre mémoire. Le Liban est un pays où cohabitent plusieurs ethnies, cultures et religions. En s’attaquant à ce pays, Israël veut interrompre cette vie intelligente entre diverses communautés.

Le Proche-Orient est une représentation parfaite, à échelle réduite, des deux blocs énoncés ci-dessus. Il y a en effet Israël, soutenu par l’Amérique et ses alliés, et la Palestine qui incarne les valeurs et les traditions du monde arabo-musulman. Et si les consciences humanistes ne s’élèvent pas pour dire non à ces nouvelles croisades, rebaptisées « choc des civilisations », nous risquons de revivre une histoire tragique, mais avec, cette fois-ci, des moyens de destruction, mis à la disposition de l’homme, qui sont absolument démoniaques. Alors, je dis : Israéliens et Palestiniens, entendez-vous avant qu’il ne soit trop tard !

Pour ma part, j’appelle tous les intellectuels juifs et non juifs, ayant l’envie de voir ces deux peuples s’entendre sur un accord de paix global, à réagir et à condamner toute forme de violence, y compris le terrorisme d’état. Discutons et échangeons nos points de vue sans préjugé, ni a priori, ni parti pris. Je fais remarquer, à ce sujet, que le monde arabe, dans son ensemble, à évoluer sur la question du Proche-Orient et ne souhaite qu’une chose : que ces deux peuples puissent maintenant vivre en paix. Il serait temps que cessent toutes ces larmes ; qu’elle soit juive ou palestinienne une mère ressent les mêmes sentiments pour ses enfants. Il est plus que temps à présent que les Israéliens, attachés à la paix, se fassent entendre. Demain, personne ne pourra se dédouaner en disant : « je ne savais pas ! »


Touhami Moualek.

Auteur du livre : La Déchirure – Algérie de mon père, France de mon enfance.
Editions EDILIVRE.COM

En vente à la FNAC
(disponible au centre commercial de Carrefour à Aulnay-sous-bois (93) et tous les sites Internet de vente en ligne

Par Moualek Touhami - Publié dans : Conflit au Proche-Orient
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Mercredi 19 juillet 2006 3 19 /07 /Juil /2006 10:00
 
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Un char israélien MERKAVA contraint par la force à s'agenouiller et à pointer en direction de la Mecque.
La haine nourrit la haine et ne récoltent la haine que ceux qui ont semé la haine.





« Si Marseille, ville jumelée à Haïfa, dont plusieurs habitants ont été tués, était bombardée par des terroristes, la France resterait-elle passive ? » Déclaration du représentant du CRIF en France.


Il est honteux et complètement déplacé de comparer la Ville de Marseille à une ville israélienne. En effet, Marseille est une vieille ville légitime et d’une grande histoire. Tandis que l’Etat même d’Israël a été créé en 1948 par la force et au détriment des Palestiniens qui n’ont jamais accepté cet état de fait, d’où les nombreux problèmes cruciaux que nous connaissons aujourd’hui. Ce n’est pas le Hezbollah qui menace la sécurité de la région du Proche-Orient, après tout il n’est qu’un groupuscule libanais qui lutte pour sa dignité et celle du peuple palestinien, mais bien la politique expansionniste que conduisent actuellement le gourou nommé les Etats-Unis et son disciple qui est Israël.
 

A la question posée par le CRIF, au sujet des villes de Marseille et Haïfa, j'aimerais répondre par une autre question : "Si l'on décidait d'établir par la force un Etat, du nom d'Israël en France, les Français resteraient-ils les bras croisés ?"

Cessez donc de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Vous prétendez que les Israéliens ont le droit de riposter puisqu’ils ont été agressés. Mais cela fait plus de 60 ans que les Palestiniens sont agressés ! Les Juifs de la diaspora, qui n’avaient connu que servage, humiliation, persécutions et massacres sont venus s’installer en Palestine, accueillis par les Arabes et les musulmans. Puis, ces mêmes Juifs commencèrent à se comporter en Seigneurs, puis en Maîtres, allant jusqu'à dénier aux Palestiniens le droit de disposer d’eux-mêmes. Une mise sous tutelle israélienne de tout le peuple Palestinien va alors inexorablement se mettre en place et devenir officielle par le vote à l’ONU, en 1948, de la reconnaissance de l’Etat d’Israël.
 

Mais sans doute faudra-t-il encore et encore expliquer, par de la pédagogie, comment nous en sommes arrivés à ce point de rupture entre Hébreux israéliens et Arabes palestiniens. Et ce n’est pas par une violence aveugle que nous y verrons plus clair.
 

Je vous invite à consulter un site, fait par des Juifs attachés aux vraies valeurs de la religion juive et de la Thora. Qu’on le veuille ou non, les Juifs appartiennent aux « gens du Livre » comme le rappelle le Coran, et à ce titre, un jour ou l’autre, ils seront jugés pour leurs actes. A long terme, en agissant comme un cynique despote, Israël se précipite dans les voies d'un dessein tragique puisqu'il aura pour finalité son autodestruction.
 

Comment pourrions-nous accepter que les Juifs de France soient solidaires avec les Juifs d’Israël et que les Musulmans de France ne soient pas solidaires avec les Palestiniens ? C’est absolument insensé ! Ce que nous recherchons, avant tout, c'est un processus qui puisse conduire progressivement vers une paix juste et durable pour les deux peuples.


"La haine nourrit la haine et ne récoltent la haine que ceux qui ont semé la haine."

 

Touhami Moualek

  lien sur les origines du conflit

 Sources 

Par Moualek Touhami - Publié dans : Conflit au Proche-Orient
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Mardi 11 juillet 2006 2 11 /07 /Juil /2006 14:15
 



Avant toute chose, il faut respecter la nouvelle équipe championne du monde : l’Italie. Même si elle n’a pas vraiment brillé par son jeu, l’Italie a gagné sa quatrième étoile parce qu’elle a su être efficace. On se doit de la féliciter. Pour le reste, je pense que l’équipe qui a produit le meilleur jeu, au cours de ce mondial allemand, est l’équipe française ; tous les observateurs seront à-peu-près d’accord là-dessus. Mais je conviens que c’est une bien mince consolation.  


La FIFA s’oppose catégoriquement à l’utilisation de la vidéo dans les phases de jeu litigieuses. Or, sur l’horrible geste (difficilement excusable parce qu’on ne répond pas à la provocation par la violence) de Zidane à l’encontre de Materazzi, tout prête à penser que l’on a bien eu recours à la vidéo. Ce n’est pas dans le règlement. En conséquence, Zidane et Materazzi auraient dû, selon l’usage, être sanctionnés à posteriori. De plus, l’arbitre, dépassé par les événements, n’a pas cherché à savoir ce qui s’est réellement passé en interrogeant les joueurs concernés par l’incident, via les deux capitaines, et aviser ensuite. Quoi qu’il sen soit la FIFA devra trancher entre l’utilisation ou non de la vidéo. Ce n’est plus possible !


Il ne faudrait pas non plus oublier le climat exécrable et détestable qui règne dans les stades italiens et espagnols, en particulier. En effet, des insultes racistes et xénophobes pleuvent dans les tribunes de la part d’une horde de nationalistes dangereux et nocifs pour l’esprit du sport. On dénote également, et très régulièrement, des jets de peaux de bananes sur les joueurs noirs ou maghrébins. Trop c’est trop ! A la longue cela finit par avoir des effets ravageurs sur les joueurs qui en sont les cibles.  Et si la FIFA ainsi que l’UEFA ne prennent pas des mesures draconiennes pour contrecarrer ces actes ignobles et intolérables, nous irons vers de plus en plus de dérives et de dérapages de la part des joueurs et des spectateurs. Nous avons été jusqu’à voir un joueur saluer le public d’un geste fasciste, rappelant le salut de Mussolini.


Zidane est un joueur talentueux. Personne ne peut le contester. Je ne pense pas que l’Italie ait, à l’heure actuelle, un joueur de cette classe et de cette dimension à aligner sur une compétition, telle que la coupe du monde. Bien sûr, vous me direz que cela n’a pas empêché l’Italie de remporter la coupe. Tout simplement parce que le football se joue à 11 joueurs.


Zidane a joué en Italie et en Espagne. Il a été idolâtré, adulé, comme il a été parfois lynché et sévèrement critiqué, particulièrement par les Espagnols lors du mondial. La presse française ne lui a pas fait de cadeau non plus. Il est vrai qu’en France, on renie vite ce que l’on a adoré la veille. C’est ainsi, ce sont aussi les tristes lots de la vie qu’il faut savoir encaisser.


Zidane est un homme appartenant à une double culture : il est Français d’origine algérienne. Cela le rend plus sensible aux actes et insultes racistes, mais aussi plus fragile, plus exposé, car directement concerné, aux attaques de ce genre. Materazzi le savait, il en a profité et ce n’est vraiment pas à son honneur. C’est un coup bas. Zidane est un écorché vif, un déraciné, un homme à la recherche de ses racines, même s’il a défendu les couleurs françaises avec patriotisme, conviction et loyauté. Parce que nous venons également de loin, nous, enfants d’immigrés, nous comprenons ses doutes, ses angoisses, ses peines et ses hantises.


Mais ce que je retiendrai de Zinedine Zidane, c’est cet immense talent qui fait de lui l'un des plus grands joueurs de tous les temps, forçant l’admiration, et lui valant le respect des plus grands joueurs de football de la planète. Un respect ressenti également partout dans le monde.


Un magicien va nous quitter. Un magicien qui nous aura fait rêver et su éveiller en nous l’amour de la France, en allumant une flamme, celle d’une fraternité nouvelle entre les Français de toutes confessions. Zidane a donné aux Français des choses qui n’ont pas de prix : de la joie, du bonheur et du rêve. Il n’y a que les magiciens qui sont capables de telles choses.


Et pour tout ça, merci et bravo Monsieur Zidane ! Materazzi, le provocateur récidiviste, n’arrivera jamais à la cheville de Zinedine Zidane.


Touhami Moualek

Par Moualek Touhami - Publié dans : Sport et société
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