Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 13:45

JADE-1.JPGJ'ai la chance et le privilège de connaître personnellement cette jeune chanteuse ; une artiste en herbe qui mérite que l'on s'intéresse à ce qu'elle crée et produit. Nous savons qu'en France, et d'une manière générale en Occident, le côté commercial prend souvent le dessus sur la créativité et l'art, à proprement parler. Les Artistes en souffrent, et ce n'est pas normal, c'est même profondément injuste. Le capitalisme ne peut, indéfiniment, s'accaparer de tout, y compris des derniers bastions d'une liberté partout menacée par l'argent et les extrémistes en tous genres : la liberté d'expression culturelle et artistique. Il est anormal de voir des artistes obligés d'abandonner leurs activités artistiques parce que non reconnus, ou n'ayant pas eu la chance de prouver leur talent. Bien sûr, il faut faire ses preuves et parvenir à s'imposer ; je ne conteste nullement cette réalité. Mais encore faudrait-il, en dehors de toute compétition, aider tous les artistes à donner le meilleur d'eux-mêmes, et ensuite laisser le public faire son choix.

 

JADE-2.JPGLa jeunesse a besoin de nous, besoin de vous, besoin de nos intérêts pour la culture et l'art, pour notre épanouissement à tous, quelles que soient nos cultures, nos philosophies de vie, nos coutumes et nos traditions. La création artistique est un bien précieux qu'il ne faut pas négliger et mésestimer ; ce serait mettre fin aux libres expressions humaines, aux manifestations de tous les talents humains, aux dons humains innés et divins. Faut-il être un labellisé  de la "Star Ac" et autre générique télévisuel et médiatique pour réussir à percer ? Cette conception est une approche commerciale ; et l'on sait que le commerce se sert de l'art sans servir l'art. Je ne conçois pour ma part, en termes de culture, qu'une création pouvant être compatible avec tout esprit humain, et l'élever dans les dimensions du merveilleux, de la contemplation et du ravissement, sans qu'il y ait nécessairement l'exigence d'être un initié : c'est le miracle de l'art et de la culture. C'est cela l'Art. Donner et procurer à autrui de l'allégresse, du divertissement et de la réjouissance, dans les règles de la noblesse.

 

Laisser mourir un artiste, c'est priver son âme de la lumière d'une étoile (TM)

 

Touhami Moualek

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Par touhami - Publié dans : Littérature
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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 23:40

OCTOBRE 1961 PH-17 20Nous en avions déjà parlé. Il est effectivement des sujets évincés, occultés, déformés, revus et corrigés par l’Histoire, par les Historiens, de manière volontaire, souvent pour des raisons politiques, parfois par la raison du plus fort. J’ai pour exemple un certain 17 octobre 1961 qui vit, à Paris, des manifestants pacifiques algériens massacrés et jetés à la Seine – plus de 300 victimes selon des investigations sérieuses et rigoureuses, alors qu’officiellement Maurice Papon en reconnaîtra quelques uns (2), couvert par le gouvernement du Général de Gaulle – ; ou bien ces Justes et courageux musulmans de la Mosquée de Paris qui, au prix de leur vie, sauvèrent des Juifs de la déportation et d’une mort certaine, en les cachant et en leur procurant de faux papiers ; ou encore cette affirmation maintes et maintes fois scandée par les pieds-noirs et les séfarades d’Algérie : « la valise ou le cercueil », alors qu’en juillet 1962 des dizaines de milliers (on avance le chiffre de 200.000) choisirent de rester en Algérie ; aucun mal ne leur sera fait et ils ne seront jamais inquiétés, ni par la population, ni par les pouvoirs publics, parce qu’ils n’avaient rien à se reprocher, n’ayant pas de sang sur les mains ; aujourd’hui, ils vivent encore en Algérie ainsi que leur descendance ; quant aux harkis, massacrés à l’indépendance, ces derniers combattirent pour le compte de la France, et c’est bien l’armée française qui les a abandonnés à des Algériens, épris de vengeance dans un contexte extrêmement chaud et périlleux ; les autorités françaises le savaient bien. Alors, accuser le FLN est chose facile et paraît être une excuse bien misérable, même si bien entendu la morale condamne ces actes, à partir du moment où la guerre était bel et bien finie. Mais il en est ainsi des comportements humains. La France elle-même connut ces drames avec ceux que l’on dénommera pudiquement les collabos.

 

Aussi, je suis personnellement fier et digne que des musulmans, au nom d’une fraternité, d’un humanisme dépassant toute question ethnique, religieuse ou politique, aient pu sauver la vie d’innocents juifs, livrés à la vindicte publique nazie. Des hommes libres n’ayant de comptes à rendre, dans leur philosophie, qu’à Dieu. J’en tire une grande fierté, et si c’était à refaire, bien évidemment nous serions nombreux à réitérer ces actes de bravoure, de générosité et d’humanisme, alors que l’Europe entière était plongée dans un climat de barbarie et de sauvagerie les plus abjectes.  

 

mussolini_hitler1.jpgMais attention, pas d’amalgame. Le fascisme et le nazisme sont une chose, le colonialisme en est une autre. Même si en 1942 une interconnexion a pu s’établir entre le nazisme, le fascisme et les victimes du colonialisme. En effet, des Algériens – ceux que l’on appelait à l’époque les indigènes, les autochtones – incultes et analphabètes pour cause de crimes colonialistes, voyaient en Hitler et en la Wehrmacht des libérateurs. A leurs yeux, Hitler avait défait leurs maîtres, ceux qui les maintenaient dans un état de sous-hommes opprimés et colonisés, et bien entendu, cela suffisait à accorder un crédit, une sympathie aux nazis. Pour autant, et sur un plan purement intellectuel, après avoir remis les événements dans leur contexte historique, ces Algériens-là ne cautionnaient absolument pas l’idéologie nazie dont ils ignoraient tout et dont ils n’avaient d’ailleurs aucune information.

 

les-hommes-libres.jpegDe même, une certaine propagande sioniste montrera le mufti de Jérusalem (Al-Husseini) comme étant le porte-parole d'une alliance entre le nazisme et l’islam. Ce mufti agissait en son nom propre. Pourquoi y mêler l’islam et tous les musulmans ? Il faut d’ailleurs, là-aussi, remettre les choses dans un contexte colonialiste. Mais la stratégie de certains intellectuels juifs radicaux est d’amalgamer tout cela à des fins de vouloir absolument impliquer les Musulmans dans l’Holocauste, ce qui est évidemment absurde. Car il est évident que ni l’islam, ni les Musulmans, ni même les Palestiniens n’ont rien à voir avec la Shoah et les crimes perpétrés par les nazis durant la seconde guerre mondiale. Et l’on peut à ce sujet évoquer aussi les crimes de guerre commis par les alliés également ; pour exemple le bombardement sur la ville de Dresde qui fut réduite en cendres. Etait-il utile de massacrer autant de civils ?

 

Oui, vous devez aller voir le film « Les Hommes libres » d'’Ismaël Ferroukhi. Parce que ce film dit des choses et nous apprend des choses que beaucoup étaient loin d’imaginer, embrigadés et endoctrinés dans une certaine version de l’histoire.  

 

Touhami Moualek

Par touhami - Publié dans : Néocolonialisme
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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 18:38

EnfantPalestinien.jpeg D’aucuns affirment que reconnaître un Etat palestinien n’aurait aucun sens dans la mesure où la bande de Gaza a été évacuée (sous les projecteurs, pour bien montrer au monde entier les efforts inhumains des colons juifs déversant des larmes de crocodiles et en plein déchirement, les pauvres !) et que cela n’a pas empêché les dirigeants criminels israéliens de bombarder, par la suite, Gaza à maintes reprises, massacrant des milliers de civils, et de boucler cette ville de manière autoritaire, en imposant un embargo inhumain dans la mesure où ce sont des enfants, des femmes et des vieillards qui vivent ainsi dans des conditions moyenâgeuses ; la bande de Gaza est devenue un véritable camp de concentration à ciel ouvert (1,5 million d’habitants pour une superficie de 360 km2 !) Israël pratique comme loi du talion la punition collective. Tout cela sous les yeux de la communauté internationale et sous le regard lâche de l’ONU ; organisation internationale chargée en théorie de faire régner la paix sur Terre, et gouvernée de l’intérieur par des sionistes ultra radicaux. Ces derniers brandissent le droit de veto dès qu’il s’agit de rappeler Israël à l’ordre. Autre remarque fondée : les colonies dans les territoires occupés continuent. Comment prétendre instaurer la paix et la réconciliation, de la part des sionistes, et en même temps conduire une politique de colonisation par une illégale occupation des sols ? Enfin, reconnaître un Etat palestinien, cela revient, pour les Palestiniens, à entériner définitivement et implicitement l’Etat d’Israël avec des frontières déterminées. Ce que beaucoup se refusent à cautionner. Pour toutes ces raisons, de nombreux observateurs prétendent qu’il n’existe de fait qu’une solution, celle de chasser les colons de Palestine en usant de la manière qui fut employée par les sionistes, c’est-à-dire l'usage de la force.

 

palestinien-onu.jpg Je fais partie de ceux qui pensent qu’il faut un Etat palestinien, avec des frontières sûres et reconnues par la communauté internationale : frontières d’avant la guerre des six jours. Cela donnerait, d’une part, une légitimité juridique, en termes de droit international, à l’Etat palestinien, de faire cesser toute colonisation, et, d’autre part, de revendiquer l’inviolabilité de ses frontières. Car aujourd’hui que se passe-t-il ? Les sionistes mettent sur la table des problèmes pêle-mêle et qu’ils savent insolubles, à savoir l’administration des colonies, le droit au retour des réfugiés, le statut de Jérusalem, et le retrait aux frontières d’un hypothétique Etat Palestinien. Ils ne recherchent, à l’évidence, qu’à gagner du temps et à s’implanter plus dans les territoires occupés par de nouvelles colonies. Quelles conséquences a eu la stratégie, appliquée par certains dirigeants palestiniens, consistant à affirmer : Nous ne reconnaîtrons jamais l’Etat d’Israël tel qu’il nous a été imposé. On peut bien entendu comprendre cette position, mais il faut reconnaître qu’elle n’a eu pour effet que d’affaiblir les Palestiniens. Pendant que les Israéliens se développent et accentuent leur domination dans la région, les Palestiniens s’affaiblissent et sombrent dans le désespoir. Or, un Etat palestinien permettrait de négocier par la suite sur des sujets, non plus abstraits tels que les présentent les sionistes, mais concrets. C’est-à-dire démontrer, dans le cadre du droit international, au monde entier, les désastres de la politique israélienne de colonisation, véritable mainmise, une fois de plus, sur des terres palestiniennes ; de prouver également, qu’au nom d’une arme absolue : le droit à la sécurité, les sionistes refusent catégoriquement un retour aux frontières de 1967 ; et au-delà, qu’Israël refuse un partage de Jérusalem (partie palestinienne et partie israélienne) dont il veut en faire sa capitale ; qu’Israël ne veut pas du tout entendre parler du droit au retour des réfugiés palestiniens, alors que les sionistes, en 1948, plaidaient le droit à une patrie juive en vue de concrétiser un retour en totalité de la diaspora juive ; enfin, cela mettrait en évidence une chose : les sionistes ne veulent pas de la paix, car cela les obligerait à faire des concessions ; et c’est bien sur ce point que les Israéliens sont acharnés et inflexibles. Les Palestiniens, me semble-t-il, ont fait des concessions. Je crois qu’il faut mettre, une bonne fois pour toutes, Israël face au droit international, celui dont les médias aux ordres nous rebattent les oreilles à longueur de journée. Le droit, tout le droit, rien que le droit !


Charles_de_Gaulle-1963.jpg Aujourd’hui, nous ne nous battons plus pour la sécurité d’Israël, c’est chose faite. En effet, cette sécurité existe et elle est garantie par toutes les puissances occidentales. Nous nous battons contre l’insécurité permanente des Palestiniens, exposés au colonialisme féroce des sionistes, aux expéditions punitives, et devenus les victimes d’une Shoah dont ils ne sont, ni de près ni de loin, les responsables. Bien au contraire, ils avaient, durant la seconde guerre mondiale, accueilli à bras ouverts les Juifs évadés d’une Europe devenue, pour eux, un véritable cimetière. Les nazis expédiaient les Juifs dans des camps de la mort, tandis que beaucoup, parmi ceux qui défendirent le droit à un Etat juif au lendemain de la guerre de 39-45 dénonçaient les Juifs à la Gestapo allemande. Contrairement au mythe d’une France résistante que le Général de Gaulle s’est évertué à défendre et à répandre (je le comprends), notamment en sauvant le général vichyste Pétain d’une exécution par un peloton militaire, je crois bien qu’il y avait en France plus de collabos que de résistants. Les Jean Moulin se comptent sur les doigts d’une seule main. Ceci est un simple rappel à tous les Juifs de France qui l’auraient vite oublié.  



Touhami Moualek   

Par touhami - Publié dans : Conflit au Proche-Orient
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Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 12:42

Palestine ONUA un moment donné, les mots ne suffisent plus, il faut passer aux actes. Nous sommes nombreux en France à nous préoccuper du sort des Palestiniens, victimes de la barbarie et du colonialisme israélien. Les sionistes ont longtemps eu pour argument de défense cette formule toute faite : Comment voulez-vous discuter avec des Palestiniens qui ne reconnaissent pas l'Etat d'Israël et qui ne jurent que par sa perte ? Nous étions encore dans le cliché populaire et propagandiste du sionisme mettant en relation le pauvre petit soldat israélien en danger de mort  face à l'horrible ogre arabe. Depuis, les dirigeants politiques palestiniens ont reconnu l'Etat d'Israël, ou, en tout état de cause, ont considéré qu'ils se devaient d'en tenir compte du fait que celui-ci est implanté depuis des décennies dans la région.


A l'heure où le Président Mahmoud Abbas vient de déposer auprès des instances de l'ONU, au Conseil de Sécurité, une proposition d'adhésion de l'Etat palestinien - autrement dit une reconnaissance implicite, à l'échelon international, d'un Etat palestinien libre, indépendant et souverain - il est plus qu'urgent de manifester notre soutien à nos frères palestinens.

Alors que le Quatar, le Koweit, l'Arabie Séoudite et d'une manière générale tous les pays arabes riches dilapident les richesses du monde arabe en rachetant des clubs de football occidentaux, en renflouant des banques occidentales au bord de la faillite parce que victimes de leurs propres politiques spéculatives et ultra boursières dictées par un système capitaliste pervers et outrancier, ne laissons pas tomber nos frères palestiniens qui luttent et résistent depuis plus de 63 ans à l'oppression et aux agressions caractérisées des sionistes, avec une bravoure et un courage qui forcent l'admiration à travers le monde entier. Demain, vous ne pourrez pas dire : Je ne savais pas !

Vous voulez aider vos frères, vos amis, vos compagnons de combat palestiniens, alors devenez acteur et agissez en faisant un don pour leur cause. Cette aide sera transmise à qui de droit dans le but de servir la cause palestinienne uniquement. Dieu m'en sera JUGE.


Par touhami - Publié dans : Conflit au Proche-Orient
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Vendredi 16 septembre 2011 5 16 /09 /Sep /2011 13:43

petrole-libye.jpg Intervenir militairement en Libye, dans le but de protéger les populations civiles et leur éviter d’être massacrées par le régime sanguinaire et dictatorial de Kadhafi, était chose inévitable. C’était l’aspect humain de cette affaire. J’ai été personnellement favorable – même si je ne me suis pas fait que des amis dans cette histoire – à cette décision prise au Conseil de Sécurité par le vote de la résolution 1973, adoptée en mars dernier. L’esprit de cette résolution a été, en ce qui me concerne, parfaitement défini : protéger les civils, imposer une zone d’interdiction de vol, et recourir à la force si nécessaire. Je rappelle ici les propres déclarations de monsieur Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU : « La résolution 1973 réaffirme la souveraineté libyenne, son intégrité territoriale et exclut explicitement toute occupation du territoire libyen. » Il a également pris soin de préciser, à chaque fois,  que les opérations entreprises étaient dictées par un seul et unique objectif : sauver les vies de civils innocents. Je suis de ceux qui pensent qu’il faut à tout prix s’en remettre au droit international. Ce qui n’exclut pas le fait de faire valoir ses positions et de refuser le deux poids deux mesures, systématiquement accordé, par exemple, à Israël. De plus, devant l’inexistence et l’inefficacité de la Ligue arabe à régler quoi que ce soit dans le monde arabe, il fallait bien réagir. On peut évidemment se demander si parfois de tels bombardements intensifs étaient nécessaires. Kadhafi est le responsable d’une telle faillite humaine et politique.

 

BHL_chel_mossad.jpgA partir de là, sur le terrain, il fallait attendre de voir. C’est la France, avec l’Angleterre, qui a pris les initiatives. Mais très vite, du fait de la réintégration de la France au sein de l’OTAN (à l’initiative exclusive de Nicolas Sarkozy et contre une décision antérieure du Général de Gaulle de quitter l’Organisation du traité de l'Atlantique Nord), la France sera « dessaisie » de son rôle de leadership dans ce conflit. C’est L’OTAN qui reprendra les commandes. Les USA, déjà enlisés en Afghanistan et en Irak, vont prêter main-forte, mais se retireront très vite, assurant néanmoins leur soutien aux alliés, et se disant prêts à intervenir si l’OTAN et la situation sur place l’exigeaient. Ils mettront à la disposition de l’OTAN leurs services de surveillance par voie satellitaire, et avions AWAX (surveillance aéroportée). La France sera contre une reprise en main par l’OTAN. Mais quand on décide de revenir dans un groupe, il faut en assumer les conséquences. Confirmation que la France n’a plus du tout les mains libres. La Chine et la Russie (pays permanents) qui n’ont pas brandi leur droit de veto, sur insistance de la France, au moment du vote de la résolution 1973, et qui se sont abstenus, observent la situation et lancent régulièrement de sérieuses mises en garde très explicites : pas d’ingérence dans les affaires intérieures libyennes. Quant au CNT (Comité National de Transition), organisation fantoche et théâtrale dans la mesure où celle-ci discute non plus avec des officiels de la diplomatie mais avec un BHL (Bernard Henri-Lévy) dont tout le monde connaît les prises de position radicales en faveur de l’idéologie politique sectaire et sioniste, fondée par Benjamin Ze'ev (Theodor Herzl), apparaît comme une nouvelle marionnette implantée en Libye à des desseins occidentaux. Bref, le CNT est tout sauf représentatif des populations libyennes. Des populations complexes du fait des disparités tribales, claniques, et surtout n’ayant aucune structure d’Etat ; ce sur quoi Kadhafi consolidait son règne. Tout le monde siégeait dans des Conseils Populaires n’ayant aucun pouvoir, mais en fin de compte c’est Kadhafi qui, seul, régnait en maître absolu. La Nation libyenne n’a jamais existé : preuve que Kadhafi n’était pas sincère et honnête avec son peuple.

 

Algerie-Libye_686a62.jpgA ce jour, et après la chute du régime de Kadhafi (ce dernier finira bien par être arrêté, ou tué, car il ne pourra pas jouer les fugitifs indéfiniment), un puissant et influent pays de la région, l’Algérie, a reconnu bon gré mal gré le CNT comme nouvelle et unique autorité suprême libyenne. Une Algérie inquiète de voir à ses frontières des forces armées occidentales. La guerre d’Algérie n’est pas si loin que cela et les traumatismes sont encore présents. Et l’Algérie a raison de s’inquiéter car tout prête à confirmer ses inquiétudes. En effet, dernièrement, c’est à Paris, en présence de soixante chefs d'Etat et sur convocation de Nicolas Sarkozy, que s’est décidé le sort de la Libye. Pourquoi Paris et pas Tripoli ? Et hier, 15 septembre 2011, messieurs Sarkozy et Cameron, se sont rendus en Libye. Une faute politique ! Ce déplacement peut être interprété comme ayant pour but d’installer un nouveau tribun, le CNT, et ainsi afficher au monde ses nouvelles conquêtes. C’est un signe que les masques tombent. L’après résolution 1973 se déroule doucement. Autant nous étions nombreux à tolérer une aide aux « insurgés libyens », autant nous serons encore plus nombreux à refuser que la Libye devienne une base militaire et une succursale à la disposition des puissances militaires occidentales, entraînés par l’axe « USraélien. » Je crains, pour ma part, que les Occidentaux, forts de leurs positions militaires et géostratégiques, ne soient de nouveau tentés par un impérialisme n’ayant plus pour fondement le colonialisme, mais une espèce de recours à des vendeurs à la sauvette de liberté et de démocratie accrédités par un label certifié made in BHL. Le plus dur pour les Libyens n’était pas de faire tomber Kadhafi ; ce n’était qu’une question de force et donc de temps. C’est chose facile. Le plus dur est à venir : celui de faire prendre conscience aux Libyen qu’ils sont enfin libres et qu’ils doivent désormais entrer dans une autre lutte, celle de rester maîtres de leur liberté. La Libye doit donner des gages de sa souveraineté à ses voisins directs, dont bien sûr l’Algérie. L’après-Kadhafi s’annonce périlleux.


Touhami Moualek

Par touhami - Publié dans : Néocolonialisme
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