Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 20:32

ambassade_libye_france.jpg L’Algérie s’est cantonnée à une stricte neutralité (position officielle) sur la situation actuelle en Libye. Pays voisins, l’Algérie et la Lybie ont de tout temps collaboré dans une espèce de respect mutuel, à défaut d’une entente fusionnelle ; un climat de voisinage tempéré dû aux idéaux révolutionnaires communs aux deux pays. L’Algérie, qui a durement lutté pour son indépendance, après de terribles guerres anticolonialistes, a toujours affiché son viscéral attachement à une  autodétermination des peuples. C’est pour cette raison qu’elle est un pays respecté, très écouté en Afrique et également dans le monde. La récente guerre civile, omniprésente dans les esprits des Algériens, a sans aucun doute marqué un tournant dans la politique intérieure algérienne. L’Algérie craint une présence militaire occidentale à ses frontières, c’est indéniable et on peut la comprendre. Elle voit d’un très mauvais œil l’intervention occidentale en Libye. Il existe deux courants ambivalents en Algérie. L’un affirme que le peuple libyen a le droit de choisir son destin et qu’il est du devoir de l’Algérie de l’y aider. L’autre prétend que si le régime de Kadhafi venait à s’écrouler, cela pourrait renforcer la position des contestataires d’une Algérie encore fragilisée. En effet, dans un pays à peine remis de ses déchirures intestines, traumatisé par dix ans de guerre civile, on peut aisément comprendre qu’il y ait le spectre d’un syndrome d’une rechute. Alors, Kadhafi réfugié en Algérie ? Ce serait un véritable boulet pour les autorités algériennes. Je pense personnellement que si Kadhafi passe par l’Algérie, ce ne serait qu’en simple transit, via une autre destination inconnue. Kadhafi est tout sauf fréquentable.


CNT-Libye-BHL-490x280Mais ce qui me choque et m’attriste profondément, c’est de voir, notamment en France, des personnes prendre fait et cause pour Kadhafi, au seul motif que les Occidentaux sont en train d’envahir la Libye pour la dépecer et la dépouiller de ses richesses. Je pose la question suivante : qui est responsable de la faillite politique et sociale de la Libye ? Qui est à l’origine du mécontentement des Libyens ? Les Occidentaux ? Il me semble que c’est bien Kadhafi qui dirigeait ce pays, alors pourquoi imputer ses échecs à d’autres ? Allons-nous marcher longtemps sur la tête, feignant d’ignorer qu’un peuple est dans ses droits les plus fondamentaux et les plus légitimes lorsqu’il enjoint à ses dirigeants de déguerpir et de laisser le pouvoir à d’autres ? Je m’étonne que l’on puisse encore raisonner ainsi, même si bien entendu les enjeux géopolitiques et géostratégiques sont extrêmement complexes. Kadhafi est le seul responsable du fiasco libyen ! Il aurait dû lâcher le pouvoir et assurer une transition sans heurts et sans effusions de sang. Si la Libye est à feu et à sang, cela est  imputable à ses dirigeants. En France, alors que ce pays était encore une monarchie, des rois vivaient dans le luxe (voire la luxure), tandis que le peuple paysan ne mangeait pas à sa faim. Et où cela a-t-il conduit ? A des révolutions. Kadhafi était un roi dictateur assoiffé de pouvoir. Il mourra sûrement en dictateur broyé par les logiques implacables du pouvoir. Quant à la diplomatie algérienne, elle est rompue aux crises et sait réagir aux événements les plus cruciaux. Et sans doute a-t-elle de très bonnes raisons de ne pas adopter la position suiveuse déjà affichée par des pays arabes ayant reconnu le CNT comme nouvelle autorité libyenne. Oui pour aider les Libyens dans leurs tâches de reconstruction politique et démocratique de leur pays. Non à un néocolonialisme de la Libye ; les conséquences seraient dangereuses pour la stabilité de la région. C’est pour cela que l’Algérie est inquiète.

Touhami Moualek     

Par touhami - Publié dans : Politique internationale
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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 00:01

d40f6022-5139-11e0-982e-6a80d3ffa77e.jpg Ce qui devait arriver est arrivé : l’après-Kadhafi a débuté. Il faut reconnaître que la France a joué un rôle essentiel dans cette destitution de Kadhafi par les Libyens eux-mêmes, aidés par les forces occidentales. En effet, dans la crise libyenne, la France a pris les devants tant sur le plan politique que sur le plan militaire. Mais désormais, il faut veiller à laisser les Libyens décider de leur sort et ne pas s’ingérer dans leurs affaires intérieures. Tout juste les aider et les conseiller quant à la construction d’un futur Etat démocratique libyen ; tout cela ne devant se faire qu’à leur propre demande.

 

Dans son propre intérêt, chaque Libyen devra, dorénavant, non plus raisonner en fonction de ses appartenances à telle ou telle tribu, tel ou tel clan, telle ou telle région, mais en fonction de son appartenance à la future Nation libyenne. L’intérêt général devra l’emporter sur les intérêts partisans et particuliers. Il appartiendra aux Libyens d’élire démocratiquement leurs représentants, selon une Constitution claire et précise adoptée par le peuple Libyen. Nous n’avons aucune leçon à leur donner.

 

Il est capital pour les Libyens de ne pas se faire voler leur révolution et surtout de ne pas retomber dans un système néocolonialiste néfaste qui consisterait à remettre en place des pions, des pantins au service de l’étranger. La chute de Kadhafi est une première victoire, mais n’est qu’un obstacle mineur face aux véritables difficultés qui attendent maintenant les Libyens : la création d’une véritable Nation Libyenne homogène, souveraine, libre et indépendante. Et il appartient aux Libyens eux-mêmes de veiller à écrire leurs propres pages de cette nouvelle histoire libyenne post-Kadhafi.

 

Un grand bravo fraternel au peuple libyen, auquel il faut bien entendu souhaiter bonne chance, beaucoup de courage. Il leur faudra puiser les ressources humaines, nécessaires à une telle magnifique entreprise, dans leur immense sagesse pour parvenir enfin à trouver les chemins de la plénitude et de la paix civile. Et la Libye possède tous les moyens humains et financiers pour y parvenir. Il n’y a aucun doute là-dessus. Vive la Libye !

 

Touhami Moualek

Par touhami - Publié dans : Politique générale
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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 17:04

femmes-actrices-essentielles-dans-r-volutions-arabes-51466.jpg D’aucuns (ils sont nombreux) prétendent que les révolutions arabes auraient été fomentées par des pays tiers ; occidentaux, notamment. Je n’adhère pas à cette thèse. Pourquoi ? Pour deux raisons majeures. Premièrement, je ne crois pas qu’il serait dans l’intérêt des pays dominants de vouloir renverser des régimes tenus par des tyrans à leur solde. C’est bien connu, les dirigeants arabes font mine de se comporter en farouches défenseurs de leur peuple, souvent en exacerbant une haine contre Israël – même si cette répulsion phobique pour les sionistes est compréhensible du fait de la politique exterminatrice conduite par les sionistes à l’encontre des palestiniens – alors qu’en réalité ils ne sont que des pantins, des marionnettes tout acquis aux intérêts, soit de leurs anciens maîtres, soit des puissances militaires occidentales. Je rappelle, pour exemple, qu’un pays comme l’Arabie Séoudite, pays immensément riche grâce à ses sols pétrolifères, ne possède pour ainsi dire pas d’armée et s’en remet, pour sa protection, totalement aux Etats-Unis d’Amérique. Un comble pour un Etat musulman qui, en théorie, ne devrait s’en remettre qu’à Dieu. Musulman signifiant, en effet : soumission (à Dieu l’Eternel). Deuxièmement, penser que les Arabes n’ont pas de conscience politique, pas de convictions idéologiques liées aux libertés, au sens large du terme, serait commettre une grave erreur de jugement. Les Arabes seraient donc incapables de se révolter pour défendre leurs propres conceptions du bonheur, et seraient inaptes à se battre pour leur liberté ? Quel mépris ! Quelle méconnaissance du monde arabe ! Cela reviendrait à insulter des femmes et des hommes qui se battraient pour leur liberté et leur dignité. Comment concevoir cela en Occident ?

 

Mais alors, me diriez-vous, pourquoi une intervention des Occidentaux en Libye, avec en tête la France ? Pour protéger les populations civiles contre les massacres perpétrés par Kadhafi et ses clans ? Sur un plan purement humaniste, oui on peut le penser. Du moins, j’ose l’espérer ; accordez-moi cette ultime ingénuité. Mais ma raison revient vite aux réalités de notre monde et je devine bien, comme vous tous, que ce n’est évidemment pas la motivation principale affichée par les Occidentaux. Une telle candeur spontanée, de la part des Occidentaux, serait même un prétexte, un alibi. Je crois plutôt que les Occidentaux, dépassés par ces événements survenus dans le monde arabe (ou arabo-berbère), ont pris le train de l’histoire en marche et tentent, tant bien que mal, de reprendre le contrôle des événements.


mosqueejpg.jpg Ce qui est essentiel, et ce qu’il faut retenir, est que la conscience du monde arabe est en plein réveil. Une conscience qui doit son essor et son impulsion, une fois de plus – et c’est ce qui a encore échappé aux Occidentaux, arrogants et hautains – à l’islam. Une religion sans laquelle les Arabes ne seraient rien, et sans laquelle ils ne sont rien. Et si les Arabes de la rue ont pris conscience de leur force à faire bouger les choses autour d’eux, les dirigeants arabes ont eux également intégré l’évidence qu’ils se devaient d’accepter ces révoltes désormais possibles et réalisables. Aussi, répondre par la violence comme ont été tentés de le faire les ex-raïs déchus Ben-Ali et Moubarak, et comme le préconisent Mouammar Kadhafi et Bachar Al-Assad, n’est pas la solution, c’est même le pire des scénarios. Quand un peuple ne veut plus de ses dirigeants, c’est toujours le peuple qui a le dernier mot. Parce que c’est une règle indéniable : un peuple n’écarte jamais un souverain bon et juste, il écarte toujours un dirigeant corrompu et injuste.  

 

lula_jb.jpg Le monde bipolaire (USA-URSS) est derrière nous. Aujourd’hui, nous sommes plongés dans un monde pluripolaire. La Chine accentue ses avancées économiques, technologiques et géopolitiques. L’Inde suit de près. La Russie confirme sa place parmi les Etats élites de la planète. Le Brésil suit sa progression sur le plan mondial. D’autres pays émergents avancent également à leur rythme. Et les pays arabes, colonisés puis « néocolonisés », ont été privés de parole, privés de jouer un rôle sur la scène internationale. Et puisque nous rentrons de plein fouet dans un monde où règnent en maître les finances, des pays arabes riches vont imposer leurs opinions. Car les Occidentaux de culture chrétienne ne critiquent pas assez le système capitaliste ultra libéral qui a conduit, par des spéculations abusives et tellement amorales, aux crises financières que nous connaissons. Une crise ayant entraîné dans une inexorable chute prêteurs et emprunteurs. Le monde musulman, lui, critique un tel système perverti et corrompu, qu’il ne veut pas comme système de base économique, politique et social.

 

Ces révolutions arabes conduiront les courants de pensées occidentales à des corrections inévitables ; tout le système économique est à repenser ; il faut pratiquement repartir de zéro. Ainsi, les pensées « Bushistes » ayant consisté à découper le monde en deux axes : le Bien et le Mal, servant ainsi d’argument à l’envahissement de l’Afghanistan, de l’Irak, et à désigner l’islam et les Musulmans comme les responsables des malheurs du monde, ont précipité l’Amérique dans l’abîme. Parce que la démocratie est aussi capable d’envoyer des tyrans, des incompétents ou des fous illuminés au pouvoir. L’histoire est là pour l’attester.

 

L’Occident est passé une première fois à côté du train de l’Histoire. Il n’y aura pas de seconde fois, car de l’autre côté de la porte méditerranéenne, que vous le vouliez ou non, l’Histoire s’est déjà écrite de manière irrévocable.

 

Touhami Moualek

Par touhami - Publié dans : Politique internationale
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Samedi 20 août 2011 6 20 /08 /Août /2011 20:04

jdcewsy8.jpgLes donneurs de leçon sont ceux qui croient tout savoir, tout connaître et tout comprendre ; ils sont hautains, pédants, arrogants et suffisants ; cela ne vous rappelle-t-il pas quelques amers souvenirs, amis ex-colonisés ? Je ne me sens donc en rien concerné, puisque j'appartiens à celles et ceux qui en apprennent un peu plus à chaque jour de leur existence.

 

Le sage n'est pas celui qui sait, il est celui qui scrute l'horizon pour en deviner tous les chemins.

Mais peut-être que le site "Iferhounène" pourrait lui se sentir proche de cette culture du tout savoir. En ce cas, c'est son problème ; qu'il le résolve de lui-même. Je n'ai pas l'honneur de connaître en détail ce site. 

 

 

Réponse à mes détracteurs, toujours les mêmes d’ailleurs.

 

Les groupuscules séparatistes Kabyles (qui peut les nier ?) :

 

261054_1778102170_6818882_n.jpg Quand je parle de groupuscules séparatistes de Kabylie, j'évoque bien entendu la minorité d'intellectuels et de politiques algériens de la région de Kabylie, infiltrée (la minorité) par le sionisme, et qui a tenté de braver les autorités algériennes en exigeant une autonomie régionaliste allant ensuite vers une indépendance de cette région de l'Algérie. Je sais que l'écrasante majorité des Kabyles est fière d'être algérienne et tient les séparatistes kabyles pour des "traîtres" à la Nation algérienne. Je ne voulais en aucun cas accuser, incriminer ou décrédibiliser les Kabyles, pour lesquels j'ai un profond respect et une grande sympathie. Celles et ceux qui me connaissent savent que je suis un homme intègre et fidèle à ses convictions.

 

Je n’ai nullement l’intention ou l’envie de polémiquer avec des fauteurs de troubles et des diviseurs parce que cela n’en vaut vraiment pas la peine. Je préfère consacrer mon énergie à la défense du peuple palestinien, principale victime du sionisme.


 

Critiques du monde arabe et plus généralement du monde musulman :


Mes critiques s’adressent essentiellement aux dirigeants arabes qui sont à la tête de pays riches, grâce aux hydrocarbures, et qui ne font rien pour aider concrètement leurs frères palestiniens. C’est pour cette raison qu’il me semble que le monde arabe (je parle là du monde arabe essentiellement, mais cela peut englober le reste du monde musulman) n’est plus en phase avec ses valeurs qui firent, jadis, sa gloire. Tout le monde l’aura bien compris. Car semble-t-il, certains énergumènes, toujours les mêmes, n’apprécient pas mes critiques. Mais c’est ainsi, car nous sommes encore en démocratie. On peut bien entendu me critiquer, mais pas par des attaque personnelle ; leurs auteurs se discréditeraient d’eux-mêmes.

 

Article concerné 


Mon point de vue sur l’Algérie et les « Sionistes » :

 

L’Algérie est indivisible


L’Algérie n’est pas à vendre

 

Touhami Moualek

 

Site Iferhounène

Par touhami - Publié dans : Néocolonialisme
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Vendredi 19 août 2011 5 19 /08 /Août /2011 18:53

 

barberousse-revolution-Egypte-revolution-egypte3.jpg Les révolutions dans le monde arabe étaient bien évidemment prévisibles. Cela fait plus de 30 ans qu'on en parlait. L'Algérie avait donné le départ dans les années 80. A cette époque, ce pays ne reçut pas beaucoup de soutien de la part de ses pays voisins. Beaucoup avaient même envisagé un dépeçage de ce pays, au profit des Occidentaux et de leurs alliés "arabo-traîtres". C'était bien entendu sous-estimer les Algériens et leur admirable capacité à réagir et à trouver les forces nécessaires à maintenir leur union coûte que coûte. Les groupuscules séparatistes de la région de Kabylie tenteront bien - comme si l'Algérie n'était pas encore assez meurtrie - de profiter de la situation pour exiger une indépendance ; indépendance cautionnée par les dirigeants sionistes d'Israël et de certains pays occidentaux revanchards et amis des sionistes. Réponse du Président Bouteflika aux Algériens de Kabylie : "Sans l'Algérie, vous n'êtes rien ; vous avez besoin de l'Algérie..."


 

Soulignons également qu'au lendemain des révolutions tunisiennes et égyptiennes, la première préoccupation du monde occidental n'était pas les dangers de massacres encourus par les populations civiles, mais bien la sécurité d'Israël. Et c'est bien sur ce point précis que les dirigeants occidentaux pro-sionistes (tel Nicolas Sarkozy) allaient trahir le fond de leurs pensées, en proclamant : "Voyez, ils (les Arabes) veulent une véritable démocratie, car ils ne prononcent aucun slogan anti-israélien". Preuve intangible de leurs inquiétudes pour leurs frères et amis sionistes

 

Coup de gueule, paru dans LBS, suite aux silences criminels des dirigeants arabes alors que les Palestiniens se faisaient, et se font encore, massacrer en masse :

 

arton3116-copie-1.jpg Il y avait des criminels israéliens, nous avons maintenant une criminelle israélienne ; oui, une femme (Tzipi Livni) qui ordonne des crimes contre des enfants, alors qu’en théorie les femmes donnent la vie à des enfants (n’est-ce pas madame Carla BRUNI) ; une femme reçue par notre Président de la République en grandes pompes, avec tous les honneurs. Honte à vous, hommes qui avez perdu votre dignité, votre honneur. Honte à vous hommes lâches, sans âme ; vous cautionnez des crimes odieux, vous vous cloîtrez dans un silence assassin, un silence complice, un silence pleutre. Que de crimes vous aurez sur la conscience.

 

François MITERRAND avait déclaré : « On ne peut rien contre un homme qui a décidé de mourir. » D’un seul homme, d’un seul souffle, d’une seule voix, les vaillants Palestiniens ont décidé de mourir, et les peuples arabes avec eux ; alors que pouvez-vous contre eux ? Rester en vie ? Une vie bien amère ! La mort est votre ennemie, elle est devenue leur alliée. Car je vous le dis, en vérité, la haine, l’aversion, la rancœur qu’Israël tisse dans les cœurs des Palestiniens en premier lieu, puis dans les cœurs des Arabes et des Musulmans du monde entier en second lieu, finira tôt ou tard par se retourner contre lui ; c’ est aussi évident qu’une bougie éclaire dans l’obscurité. Et la bougie se consume rapidement. Les ténèbres guettent. Il est des crimes que l’humanité ne peut accepter. Il est des crimes qui resteront gravés dans la mémoire des Palestiniens à jamais. La Shoah n’aura fait que passer. Aucune puissance au monde n’a indéfiniment régné par la force sur un peuple, une nation, un pays, sans devoir un jour ou l’autre en payer le prix : celui de la capitulation, du renoncement.


Dirigeants arabes, vous croyez en Dieu ? Mais ce n’est pas Israël qui est puissant, c’est vous qui êtes des faibles, des lâches, des corrompus, de misérables cavaliers du désert privés de leur monture, n’ayant même plus le turban qui faisait la fierté de vos aïeux, vos prédécesseurs, ceux qui ne redoutaient ni la mort, ni le sacrifice de soi ; ils ne redoutaient que Dieu et ses châtiments. Pauvre de vous, fortunés mais déshonorés ! Pauvre de vous !, de lions du désert vous voilà relégués au stade de chacals, de hyènes, de rats du désert ! Pauvre de vous !, vous étiez des princes, des rois, des sultans, vous n’êtes plus que des valets, des domestiques soumis aux volontés de vos maîtres, ceux qui vivent de vos ressources et qui en prime vous méprisent, vous crachent à la figure. Ils ont bien raison ! Vous n’êtes que des couards, des poltrons, des hommes sans cran, sans courage. Votre division étouffe vos desseins dans l’œuf, elle sert vos ennemis. N’avez-vous encore rien compris ? Quand relèverez-vous la tête, quand vous redresserez-vous nobles et fiers ? L’argent, les richesses vous privent de dignité. Maudit soit cet or noir qui ne vous a procuré que nullité et médiocrité. Alors que vous festoyez, vos frères meurent assassinés. Comment pouvez-vous encore dormir d’un sommeil lourd, sans aucune larme versée ? Vos cœurs auraient-ils été scellés par le Très-Haut, au point de vous rendre renégats et impies ? L’islam, c’est la soumission. La soumission à Dieu. L’ avez-vous oublié ?


Les dirigeants arabes ne sont plus en phase avec les aspirations, les sentiments fraternels éprouvés par les Arabes de la rue avec leurs frères Palestiniens. Il faut également souligner que les dirigeants occidentaux, et notamment européens, ne sont plus également en phase avec les gens de la rue : le peuple. Partout, ce dysfonctionnement est visible et palpable. Quelles en seront les conséquences ? Un jour ou l’autre, il faudra bien procéder à un rééquilibrage politique et social entre les dirigeants et ce qu’attendent leurs peuples respectifs.

 

 

Touhami Moualek / lbs

 

http://www.labanlieuesexprime.org/article.php3?id_article=3116

Par touhami - Publié dans : Conflit au Proche-Orient
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