L’Algérie s’est cantonnée à une stricte neutralité (position officielle)
sur la situation actuelle en Libye. Pays voisins, l’Algérie et la Lybie ont de tout temps collaboré dans une espèce de respect mutuel, à défaut d’une entente fusionnelle ; un climat de voisinage
tempéré dû aux idéaux révolutionnaires communs aux deux pays. L’Algérie, qui a durement lutté pour son indépendance, après de terribles guerres anticolonialistes, a toujours affiché son viscéral
attachement à une autodétermination des peuples. C’est pour cette raison qu’elle est un pays respecté, très écouté en Afrique et également dans le monde. La récente guerre civile,
omniprésente dans les esprits des Algériens, a sans aucun doute marqué un tournant dans la politique intérieure algérienne. L’Algérie craint une présence militaire occidentale à ses frontières,
c’est indéniable et on peut la comprendre. Elle voit d’un très mauvais œil l’intervention occidentale en Libye. Il existe deux courants ambivalents en Algérie. L’un affirme que le peuple
libyen a le droit de choisir son destin et qu’il est du devoir de l’Algérie de l’y aider. L’autre prétend que si le régime de Kadhafi venait à s’écrouler, cela pourrait renforcer la position
des contestataires d’une Algérie encore fragilisée. En effet, dans un pays à peine remis de ses déchirures intestines, traumatisé par dix ans de guerre civile, on peut aisément comprendre qu’il y
ait le spectre d’un syndrome d’une rechute. Alors, Kadhafi réfugié en Algérie ? Ce serait un véritable boulet pour les autorités algériennes. Je pense personnellement que si Kadhafi passe
par l’Algérie, ce ne serait qu’en simple transit, via une autre destination inconnue. Kadhafi est tout sauf fréquentable.
Mais ce qui me choque et m’attriste profondément, c’est de voir,
notamment en France, des personnes prendre fait et cause pour Kadhafi, au seul motif que les Occidentaux sont en train d’envahir la Libye pour la dépecer et la dépouiller de ses richesses. Je
pose la question suivante : qui est responsable de la faillite politique et sociale de la Libye ? Qui est à l’origine du mécontentement des Libyens ? Les Occidentaux ? Il me
semble que c’est bien Kadhafi qui dirigeait ce pays, alors pourquoi imputer ses échecs à d’autres ? Allons-nous marcher longtemps sur la tête, feignant d’ignorer qu’un peuple est dans ses
droits les plus fondamentaux et les plus légitimes lorsqu’il enjoint à ses dirigeants de déguerpir et de laisser le pouvoir à d’autres ? Je m’étonne que l’on puisse encore raisonner ainsi,
même si bien entendu les enjeux géopolitiques et géostratégiques sont extrêmement complexes. Kadhafi est le seul responsable du fiasco libyen ! Il aurait dû lâcher le pouvoir et assurer une
transition sans heurts et sans effusions de sang. Si la Libye est à feu et à sang, cela est imputable à ses dirigeants. En France, alors que ce pays était encore une monarchie, des rois
vivaient dans le luxe (voire la luxure), tandis que le peuple paysan ne mangeait pas à sa faim. Et où cela a-t-il conduit ? A des révolutions. Kadhafi était un roi dictateur assoiffé de
pouvoir. Il mourra sûrement en dictateur broyé par les logiques implacables du pouvoir. Quant à la diplomatie algérienne, elle est rompue aux crises et sait réagir aux événements les plus
cruciaux. Et sans doute a-t-elle de très bonnes raisons de ne pas adopter la position suiveuse déjà affichée par des pays arabes ayant reconnu le CNT comme nouvelle autorité libyenne. Oui pour
aider les Libyens dans leurs tâches de reconstruction politique et démocratique de leur pays. Non à un néocolonialisme de la Libye ; les conséquences seraient dangereuses pour la stabilité
de la région. C’est pour cela que l’Algérie est inquiète.
Touhami Moualek
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Ce qui devait arriver est arrivé : l’après-Kadhafi a débuté. Il faut reconnaître que la France a joué un
rôle essentiel dans cette destitution de Kadhafi par les Libyens eux-mêmes, aidés par les forces occidentales. En effet, dans la crise libyenne, la France a pris les devants tant sur le plan
politique que sur le plan militaire. Mais désormais, il faut veiller à laisser les Libyens décider de leur sort et ne pas s’ingérer dans leurs affaires intérieures. Tout juste les aider et les
conseiller quant à la construction d’un futur Etat démocratique libyen ; tout cela ne devant se faire qu’à leur propre demande.

Les révolutions dans le monde arabe étaient bien évidemment prévisibles. Cela fait plus de 30 ans qu'on en parlait. L'Algérie avait donné le départ dans les années 80. A cette époque, ce
pays ne reçut pas beaucoup de soutien de la part de ses pays voisins. Beaucoup avaient même envisagé un dépeçage de ce pays, au profit des Occidentaux et de leurs alliés "arabo-traîtres". C'était
bien entendu sous-estimer les Algériens et leur admirable capacité à réagir et à trouver les forces nécessaires à maintenir leur union coûte que coûte. Les groupuscules séparatistes de la région
de Kabylie tenteront bien - comme si l'Algérie n'était pas encore assez meurtrie - de profiter de la situation pour exiger une indépendance ; indépendance cautionnée par les dirigeants sionistes
d'Israël et de certains pays occidentaux revanchards et amis des sionistes. Réponse du Président Bouteflika aux Algériens de Kabylie : "Sans l'Algérie, vous n'êtes rien ; vous avez besoin de
l'Algérie..."
Il y avait des criminels israéliens, nous avons maintenant une criminelle israélienne ; oui, une femme (Tzipi Livni) qui ordonne des
crimes contre des enfants, alors qu’en théorie les femmes donnent la vie à des enfants (n’est-ce pas madame Carla BRUNI) ; une femme reçue par notre Président de la République en grandes pompes,
avec tous les honneurs. Honte à vous, hommes qui avez perdu votre dignité, votre honneur. Honte à vous hommes lâches, sans âme ; vous cautionnez des crimes odieux, vous vous cloîtrez dans un
silence assassin, un silence complice, un silence pleutre. Que de crimes vous aurez sur la conscience.