Signez la pétition et démontrez votre écoeurement face à des décennies et des décennies d'injustices subies par
les Palestiniens, et indirectement par les Israéliens attachés aux valeurs de paix et de fraternité entre les Hommes.
La bande de GAZA est aujourd'hui un véritable camp de concentration où sont emprisonnés plus de 1,5
million d'individus, pris entre deux murs infranchissables, l'un israélien, l'autre égyptien. Si nous n'intervenons pas, combien de morts aurons-nous sur la conscience ? On a tant reproché aux
hommes libres d'avoir fermé les yeux sur les camps de la mort nazis. Serions-nous de ceux qui se taisent ? Serions-nous coupables de n'avoir rien fait ? Serions-nous lâches au point de laisser
mourir des femmes, des enfants, des vieillards de faim et de misère ? Alors quel monde laisserions-nous à nos enfants ? Quelle conscience délivrerions-nous à nos héritiers ?
Les puissances occidentales qui ont imposé l'Etat d'Israël par la force en 1948, doivent aujourd'hui
imposer la paix à Israël. Il n'y aucune solution militaire à ce conflit. Si cela avait été le cas, la paix régnerait dans la région depuis longtemps. Exigeons des décideurs de ce monde que la
paix l'emporte sur la guerre et que la vie l'emporte sur la mort. Soyons nombreux à travers la planète à ne pas oublier ces victimes palestiniennes auxquelles on a fait payer une Shoah dont ils
n'ont jamais été les responsables ni de près ni de loin. Il faut rendre justice au peuple palestinien. Les conditions sont aujourd'hui réunies pour enfin trouver des solutions de paix justes et
durables. Une paix que les dirigeants sionistes d'Israël semblent craindre comme le feu craint l'eau. Et s'ils incarnent le feu, incarnons l'eau. Manifestons-nous et soyons unis pour dire :
Non à la guerre, non aux injustices, oui à la paix, oui à la justice et au respect de la dignité humaine.
Pétition (article paru en juillet 2006, lors de l'attaque israélienne sur le Liban : 1.500
morts civils à 95%) :
Lorsqu’un peuple doute, qu’il a peur et qu’il se cherche un dessein collectif sans y parvenir, ce peuple s’en
remet instinctivement à une force protectrice. Et lorsque cette force protectrice est une armée, alors toutes les dérives, tous les abus, tous les massacres sont à craindre. C’est la situation
actuelle d’Israël. Un Etat en panne, un Etat paralysé, un Etat qui doute, un Etat qui a peur ; peur de l’avenir, peur à l’idée même de devoir un jour ou l’autre faire confiance au camp
adverse, celui des Palestiniens. La diplomatie israélienne est, de toute évidence, dans l’incapacité de proposer des solutions d’ouverture, et cela se traduit par un transfert de ses pouvoirs
politiques et exécutifs vers une bande de généraux qui ne croient, eux, qu’en une violence aveugle pour, pensent-ils, assurer la pérennité et la sécurité du peuple israélien.
Non, la violence n’est pas la solution aux problèmes d’Israël, aux problèmes du Proche-Orient tout entier. Non, la violence,
d’où qu’elle vienne, n’est pas la solution lorsque l’on recherche une légitimité, une légalité, une reconnaissance au sein de la communauté internationale. Seuls le dialogue et le compromis ont
le pouvoir d’instaurer une paix juste et durable, envers même des frères ennemis. Il ne peut y avoir d’espoir de paix, dans cette région du Proche-Orient, tant et tant tourmentée, déchirée et
martyrisée, que par une reconnaissance mutuelle entre Palestiniens et Israéliens. Cela implique nécessairement qu’un minimum de confiance s’installe entre les deux parties. Les extrémismes des
deux côtés doivent être politiquement combattus ; la paix passe par une neutralisation politique de tous les partis radicaux. C’est une condition sine qua non. Un pragmatisme israélien et
palestinien aboutissant à un début de paix fera voler en éclats les partis extrémistes qui ne jouent, eux, que sur le nationalisme, le racisme, l'intolérance et le fanatisme religieux,
promettant toujours une victoire finale qui n'est finalement qu'une chimère.
Les Nations arabes qui pensent que la guerre est le seul moyen de régler le problème israélo-palestinien se trompent. Les
Nations arabes qui croient que le problème du Proche-Orient passe par la destruction de l’Etat d’Israël se trompent. Cette doctrine, dépassée, n’est plus en corrélation avec les données
politiques, démographiques, sociales et économiques de cette région. Il faut tourner la page d’un passé chargé de larmes et de douleurs, de sang et de blessures. Il faut maintenant oser regarder
l’avenir et croire en un autre monde, une autre vie meilleure pour tous. Celui qui ne croit plus qu’en la force des armes perd à tout jamais la liberté de pouvoir construire un avenir à ses
enfants dans un monde fait de paix et de justice. Les pays arabes libres et dignes doivent refuser que des courants extrémistes agissent en leur nom et au nom de l’islam pour imposer des idées
par la terreur. En contrepartie, ils pourront exiger que soient entendues leurs voix lorsque celles-ci s’élèveront pour dénoncer les injustices qui atteignent trop souvent leurs peuples et ceux
du tiers-monde, en général.
Nous, hommes, femmes, citoyens du monde de toutes confessions religieuses, philosophiques, conscients des drames qui se
déroulent au Liban et en Palestine, sommes totalement unis et solidaires pour exiger l’arrêt immédiat des violences. Aussi, que vous soyez de simples humains, artistes, intellectuels, sportifs de
haut niveau, politiques, responsables ayant une quelconque (même infime) influence autour de vous, hommes d’affaires, militants politiques ou associatifs, et la liste n’est pas exhaustive,
rejoignez-nous et demandons ensemble solennellement aux dirigeants israéliens et aux responsables libanais, notamment ceux du parti du Hezbollah, au nom des valeurs universelles privilégiant la
vie humaine avant toute autre considération et unissant par ces mêmes principes les hommes civilisés, de faire taire les horribles et assourdissants bruits des canons.
Seul un retour progressif à un dialogue responsable, constructif et objectif, entre Palestiniens et Israéliens, avec des
médiateurs neutres et impartiaux, s’il le faut, pourra conduire à un règlement global de cette interminable et terrifiante guerre. Une sale guerre qui ne profite à personne. Il n’y a que des
perdants : Israéliens et Palestiniens ont déjà tous perdu une ou plusieurs vies au sein de leur famille, de leurs amis, de leurs voisins.
Manifestez et manifestez-vous, à travers toute la planète, en masse, en marées humaines. Adressez vos messages de
soutien. La coordination de ce mouvement ne pourra agir que si vous lui en donnez les moyens par un soutien sans faille. S’il le faut, rendons-nous au siège de l’ONU et exigeons le respect du
droit international. N'hésitez pas à faire suivre et à diffuser ce texte à vos amis et relations.
POUR SIGNER LA PETITION
Mille mercis à vous, où que vous soyez, qui que vous soyez.
(Et si vous pouvez traduire ce texte dans une autre langue, faites-le).
Touhami Moualek