Dimanche 14 août 2011 7 14 /08 /Août /2011 15:31

 

 

 

 

 

 

 

seeknight.jpg Le mois de ramadan est le mois pendant lequel la première révélation du CORAN a été adressée au Prophète Mohamed (paix et salut sur lui), alors que celui-ci se trouvait au « Mont Arafat » ( la caverne Hira), retiré du monde ici-bas, dans une retraite solitaire et en méditation permanente ; il avait alors 40 ans. Cet exil volontaire durera plus d’une dizaine d’années. Mohamed (paix et salut sur lui) se préparait à sa mission divine sans le savoir, guidé par Dieu le Tout-puissant. L’intermédiaire, celui qui allait transmettre toutes les révélations, espacées sur plus de 20 ans, c’est-à-dire durant toute la vie du Prophète (paix et salut sur lui) sera l’Archange Gabriel (Jibril) «Alleh salam». 

 

La nuit de la première révélation (la descente du Coran) est appelée « Laïlatou Al Kadr » : ce qui signifie : la nuit de la toute puissance, celle de la destinée.  Elle se situe, selon les indications du Prophète (paix et salut sur lui) aux environs du 27è jour du mois de ramadan. Traditionnellement, les musulmans passent cette nuit (du 26e au 27e jour) à prier et à méditer jusqu’à l’aube. Cette nuit, affirme le Coran, est meilleure que mille mois. Par permission de Dieu, les Anges et l’Esprit descendent sur Terre. Cette nuit n’est que salut et paix jusqu’à l’aube.

 

Enfin, il faut rappeler que le Coran est la parole de Dieu. Ecouter le Coran, c’est écouter Dieu parler aux hommes. La Sunna est, en revanche, ce que le Prophète (paix et salut sur lui) a enseigné durant sa vie. Les deux sont bien entendu complémentaires. Chaque révélation reçue par le prophète (paix et salut sur lui) fera l’objet d’une interprétation précise afin que celle-ci soit compréhensible pour toute âme. Les oulémas ont par la suite continué à interpréter et à guider les hommes lorsque ceux-ci se trouvent confrontés à des problèmes donnés par rapport à la religion. Aujourd’hui, ces oulémas travaillent en pleine mission avec les scientifiques (toutes disciplines confondues), et contribuent ainsi à établir des règles salutaires sur le plan éthique, déontologique, et sur toute intervention scientifique qui soulèverait des questions d’ordre moral.

 

Merci aux frères et sœurs de compléter (ou de me reprendre dans le cas où involontairement je donnerais une mauvaise indication). Car Dieu seul est omnipotent, omniprésent ; il est Celui qui sait ce que nous ne savons pas. Il est le maître de l’Univers.

 

 

1caffc0d.jpg Le cardinal Tauran, qui s’exprimait à la faculté de théologie de Naples (sud de l’Italie), s’est demandé “comment a fait Dieu pour revenir dans nos sociétés“. “C’est le grand paradoxe: grâce aux musulmans“, a-t-il répondu.

Ce sont les musulmans qui, devenus en Europe une minorité importante, ont demandé de l’espace pour Dieu dans la société“, a-t-il ajouté dans des extraits de son discours publiés par l’Osservatore Romano.

 




"Respectez ceux qui vous respectent et respectez aussi vos pactes passés avec ceux qui honorent également leurs engagements et leurs paroles. Ayez des paroles nobles, convenables et sages avec les Gens du Livre."


Wa salamou alaïkoum.

Touhami Moualek

 

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Par touhami - Publié dans : Société - Démocratie - Liberté
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Dimanche 14 août 2011 7 14 /08 /Août /2011 12:36

 




GAZA : LA MARTYRE !

 

 

 

Tôt ou tard, le mensonge laisse place à la vérité. Tôt ou tard, le faux s'efface devant le vrai. Tôt ou tard, les sionistes, voleurs de mémoire, devront rendre des comptes pour tous les crimes qu'ils ont commis, en Palestine, à la face de l'Humanité. Et ce jour-là, la nuit laissera place au jour ; la lumière brillera et de nouveau Juifs, Chrétiens et Musulmans cohabiteront, comme auparavant ; avant que les sionistes n'occupent la Palestine par la force.

 

Tous ces crimes commis en terre sainte par des sionistes, prétendus appartenir au peuple élu de Dieu, ne peuvent  demeurer impunis. Les Juifs d'Israël solidaires avec leurs dirigeants sionistes criminels goûteront au même châtiment. En France, nous en avons un certain nombre qui, du matin au soir, sur les chaines de télés et de radios, vantent les mérites d'Israël et chantent les louanges de Tsahal. Bien entendu, nous les connaissons tous, mais à cause de lois scélérates, nous ne pouvons les nommer car nous serions immédiatement traduits devant un Juge pour y répondre de crime contre l'humanité : l'antisémitisme.

Alors faites comme moi, lorsque vous voyez à la télé des Bruel, des Arthur, des Macias, des Berry, des Zemmour, des BHL, des Finkielkraut, des Marceau, des Jennyfer, des Fabian, des Roumanoff et consorts, ZAPPEZ-LES, envoyez-les au diable ; Satan, Iblis, le maudit ! Parce que nous avons encore, contrairement aux Palestiniens, la chance de vivre dans un pays libre ! Ce sont ces gens-là qui attisent la haine et importent la guerre du Proche-Orient en France. Pas nous !

 

Des femmes et des hommes risquent aujourd'hui leur vie, confrontés à des fous sanguinaires qui n'hésitent pas à les bombarder à l'aide de chars d'assaut. Et nous, qu'avons-nous et qu'aurions-nous à craindre ? Nous ne pouvons plus nous taire. Nous devons dénoncer sans cesse ces crimes contre l'humanité perpétrés par des assassins, des tueurs d'enfants, tout simplement parce qu'ils ont l'aval et le soutien de la finance internationale, c'est-à-dire un soutien inconditionnel de la part de leurs frères et coreligionnaires. Aujourd'hui, celui et celle qui se tairaient et ne dénonceraient pas les crimes sionistes seraient autant coupables par leur lâche silence. Il est temps aujourd'hui de relever la tête !

 

Les vents tournent, les temps changent, aujourd'hui n'est plus hier. L'Histoire a pris d'autres routes, d'autres chemins. Le règne par la force ne dure qu'un temps : le temps que dure la force. Ensuite, tout s'écroule et d'autres prennent la relève. La souffrance n'est pas inscrite d'un côté, tandis que de l'autre côté serait inscrite l'allégresse. A l'origine tous les hommes ont droit au respect de leur dignité, et ont droit au bonheur. Mais il y a ceux qui se battent pour ces droits fondamentaux et ceux qui baissent les bras.

 

Quand il s'agit de soumission, je n'ai qu'un Maître : Dieu !

Touhami Moualek

Par touhami - Publié dans : Conflit au Proche-Orient
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Mercredi 10 août 2011 3 10 /08 /Août /2011 12:00

 

Signez la pétition et démontrez votre écoeurement face à des décennies et des décennies d'injustices subies par les Palestiniens, et indirectement par les Israéliens attachés aux valeurs de paix et de fraternité entre les Hommes.

 

 

La bande de GAZA est aujourd'hui un véritable camp de concentration où sont emprisonnés plus de 1,5 million d'individus, pris entre deux murs infranchissables, l'un israélien, l'autre égyptien. Si nous n'intervenons pas, combien de morts aurons-nous sur la conscience ? On a tant reproché aux hommes libres d'avoir fermé les yeux sur les camps de la mort nazis. Serions-nous de ceux qui se taisent ? Serions-nous coupables de n'avoir rien fait ? Serions-nous lâches au point de laisser mourir des femmes, des enfants, des vieillards de faim et de misère ? Alors quel monde laisserions-nous à nos enfants ? Quelle conscience délivrerions-nous à nos héritiers ?  

 

Les puissances occidentales qui ont imposé l'Etat d'Israël par la force en 1948, doivent aujourd'hui imposer la paix à Israël. Il n'y aucune solution militaire à ce conflit. Si cela avait été le cas, la paix régnerait dans la région depuis longtemps. Exigeons des décideurs de ce monde que la paix l'emporte sur la guerre et que la vie l'emporte sur la mort. Soyons nombreux à travers la planète à ne pas oublier ces victimes palestiniennes auxquelles on a fait payer une Shoah dont ils n'ont jamais été les responsables ni de près ni de loin. Il faut rendre justice au peuple palestinien. Les conditions sont aujourd'hui réunies pour enfin trouver des solutions de paix justes et durables. Une paix que les dirigeants sionistes d'Israël semblent craindre comme le feu craint l'eau. Et s'ils incarnent le feu, incarnons l'eau. Manifestons-nous et soyons unis pour dire : Non à la guerre, non aux injustices, oui à la paix, oui à la justice et au respect de la dignité humaine.  

 

Pétition (article paru en juillet 2006, lors de l'attaque israélienne sur le Liban : 1.500 morts civils à 95%) :


Lorsqu’un peuple doute, qu’il a peur et qu’il se cherche un dessein collectif sans y parvenir, ce peuple s’en remet instinctivement à une force protectrice. Et lorsque cette force protectrice est une armée, alors toutes les dérives, tous les abus, tous les massacres sont à craindre. C’est la situation actuelle d’Israël. Un Etat en panne, un Etat paralysé, un Etat qui doute, un Etat qui a peur ; peur de l’avenir, peur à l’idée même de devoir un jour ou l’autre faire confiance au camp adverse, celui des Palestiniens. La diplomatie israélienne est, de toute évidence, dans l’incapacité de proposer des solutions d’ouverture, et cela se traduit par un transfert de ses pouvoirs politiques et exécutifs vers une bande de généraux qui ne croient, eux, qu’en une violence aveugle pour, pensent-ils, assurer la pérennité et la sécurité du peuple israélien.


Non, la violence n’est pas la solution aux problèmes d’Israël, aux problèmes du Proche-Orient tout entier. Non, la violence, d’où qu’elle vienne, n’est pas la solution lorsque l’on recherche une légitimité, une légalité, une reconnaissance au sein de la communauté internationale. Seuls le dialogue et le compromis ont le pouvoir d’instaurer une paix juste et durable, envers même des frères ennemis. Il ne peut y avoir d’espoir de paix, dans cette région du Proche-Orient, tant et tant tourmentée, déchirée et martyrisée, que par une reconnaissance mutuelle entre Palestiniens et Israéliens. Cela implique nécessairement qu’un minimum de confiance s’installe entre les deux parties. Les extrémismes des deux côtés doivent être politiquement combattus ; la paix passe par une neutralisation politique de tous les partis radicaux. C’est une condition sine qua non. Un pragmatisme israélien et palestinien aboutissant à un début de paix fera voler en éclats les partis extrémistes qui ne jouent, eux, que sur le nationalisme, le racisme, l'intolérance et le fanatisme religieux, promettant  toujours une victoire finale qui n'est finalement qu'une chimère.


Les Nations arabes qui pensent que la guerre est le seul moyen de régler le problème israélo-palestinien se trompent. Les Nations arabes qui croient que le problème du Proche-Orient passe par la destruction de l’Etat d’Israël se trompent. Cette doctrine, dépassée, n’est plus en corrélation avec les données politiques, démographiques, sociales et économiques de cette région. Il faut tourner la page d’un passé chargé de larmes et de douleurs, de sang et de blessures. Il faut maintenant oser regarder l’avenir et croire en un autre monde, une autre vie meilleure pour tous. Celui qui ne croit plus qu’en la force des armes perd à tout jamais la liberté de pouvoir construire un avenir à ses enfants dans un monde fait de paix et de justice. Les pays arabes libres et dignes doivent refuser que des courants extrémistes agissent en leur nom et au nom de l’islam pour imposer des idées par la terreur. En contrepartie, ils pourront exiger que soient entendues leurs voix lorsque celles-ci s’élèveront pour dénoncer les injustices qui atteignent trop souvent leurs peuples et ceux du tiers-monde, en général.


Nous, hommes, femmes, citoyens du monde de toutes confessions religieuses, philosophiques, conscients des drames qui se déroulent au Liban et en Palestine, sommes totalement unis et solidaires pour exiger l’arrêt immédiat des violences. Aussi, que vous soyez de simples humains, artistes, intellectuels, sportifs de haut niveau, politiques, responsables ayant une quelconque (même infime) influence autour de vous, hommes d’affaires, militants politiques ou associatifs, et la liste n’est pas exhaustive, rejoignez-nous et demandons ensemble solennellement aux dirigeants israéliens et aux responsables libanais, notamment ceux du parti du Hezbollah, au nom des valeurs universelles privilégiant la vie humaine avant toute autre considération et unissant par ces mêmes principes les hommes civilisés, de faire taire les horribles et assourdissants bruits des canons.


Seul un retour progressif à un dialogue responsable, constructif et objectif, entre Palestiniens et Israéliens, avec des médiateurs neutres et impartiaux, s’il le faut, pourra conduire à un règlement global de cette interminable et terrifiante guerre. Une sale guerre qui ne profite à personne. Il n’y a que des perdants : Israéliens et Palestiniens ont déjà tous perdu une ou plusieurs vies au sein de leur famille, de leurs amis, de leurs voisins.


Manifestez et manifestez-vous, à travers toute la planète, en masse, en marées humaines. Adressez vos messages de soutien. La coordination de ce mouvement ne pourra agir que si vous lui en donnez les moyens par un soutien sans faille. S’il le faut, rendons-nous au siège de l’ONU et exigeons le respect du droit international. N'hésitez pas à faire suivre et à diffuser ce texte à vos amis et relations.

 


POUR SIGNER LA PETITION

 


Mille mercis à vous, où que vous soyez, qui que vous soyez.

(Et si vous pouvez traduire ce texte dans une autre langue, faites-le).

Touhami Moualek

Par Moualek Touhami - Publié dans : Pétition pour le Proche-Orient
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Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 15:22

 

 

Julia Boutros : Win Mallayen (où sont les millions d'Arabes ?)

 


 

 

"Où sont les millions, où sont-ils, où est le peuple arabe, où est le sang des arabes, où est la fierté des arabes, où est l’honneur... (si vous avez la traduction entière de la chanson svp laissez-la moi par message merci).

 

La chanteuse libanaise Julia Boutros , chrétienne d’origine palestinienne et originaire du sud martyr, est connue pour son engagement nationaliste arabe - chacun a entendu win al malayin . Contrairement aux chanteuses décérébrées et siliconées (les deux sont souvent synonymes), elle ne tait pas son engagement politique auprès de la résistance libanaise, organisant la collecte de dons pour les populations martyres du sud Liban en provenance des Emirats arabes unis , où elle réside. Mais son engagement n’est pas celui d’une dame patronnesse : elle a ainsi harangué la foule des manifestants ayant par la suite pris d’assaut le bâtiment de l’ONU à Beyrouth, prononcant à cette occasion des paroles rapportées par le Daily Telegraph :


"Thank you Arab rulers for your silence on these Israeli attacks which makes you accomplices in the murder of Lebanese people," she said as the crowd jeered. "Thank you Israeli children for sending your presents to the children of Qana, who unfortunately couldn’t open them because they were asleep."

 

Traduction : "Merci à vos dirigeants arabes silenciex sur ces attaques israéliennes et complices de l'assassinat des Libanais", a-t-elle dit alors que la foule se moquait.  Merci aux enfants israéliens pour l'envoi de cadeaux pour les enfants de Cana  qui ne pouvaient malheureusement pas les ouvrir car ils étaient endormis."


Qu’on m’excuse cette trivialité, mais Julia Boutros en a plus que tous les chefs d’État, de gouvernement et de rédaction arabes réunis...

 

Je précise que ce texte n'est pas le mien, il appartient au dépositaire de la vidéo : chaîne LePetitColibri2

Mais j'y souscris entièrement.

 

L'unité du monde arabe est un dessein irréversible (T. Moualek)

 

Touhami Moualek

 


Par touhami - Publié dans : Conflit au Proche-Orient
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Samedi 1 janvier 2011 6 01 /01 /Jan /2011 18:29

albert-calmette-1964-yerres.JPGLa France : Marseille, puis Paris


Débarqué en France en septembre 1963, j’ai d’abord fait connaissance avec le froid ; un froid sec, vif, qui glace le nez, gèle les mains et les pieds. Habitué au soleil d’Algérie et à des hivers très doux, le choc "thermique" fut plutôt brutal pour le petit homme que j’étais encore.

Puis s’ensuivirent des séjours dans différents hôpitaux en région parisienne, à la suite de problèmes pulmonaires : une tuberculose, dont des placements principalement d’une durée de :


- 2 mois passés au foyer des garçons Saint-Vincent de Paul dans le XIVe arrondissement de Paris

- 6 mois passés au Préventorium Albert CALMETTE à Yerres (ESSONNE)

- 1 an passé au préventorium LANNELONGUE à SAINT-TROJAN-LES-BAINS sur l’ile d’Oléron dans le département 17 (CHARENTE MARITIME).

L’Algérie était, parait-il — excusez-moi mais je ne devais pas être au courant ou peut-être ne vivais-je pas dans le même pays — française. Pourtant, lorsque je débarquai du paquebot qui me conduisit au port de Marseille, je ne connaissais pas un mot de français, même pas le mot merci. Puis, mon père qui était venu me chercher me fit vite regagner Paris, ville où il travaillait régulièrement.



M.-PANTHEIX.JPGL’apprentissage de la lecture et de l’écriture

C’est précisément sur l’ile d’Oléron, à SAINT-TROJAN dans la Charente Maritime qu’allait intervenir un homme : Monsieur PANTEIX. Un homme dont j’ignorais tout, mais qui par sa gentillesse, son dévouement, son abnégation, la passion qu’il portait à son beau métier (Instituteur) et l’amour (d’un père) qu’il nous témoignait individuellement, allait m’apprendre à parler le français et surtout à le lire et à l’écrire. Usant d’une méthode d’enseignement classique et très imagée — frapper l’esprit et la mémoire (exemple : la lettre « G » était représentée par un beau « Geai » et la lettre « S » par un « Serpent » accroché à une branche d’arbre, et ainsi de suite) — M. Panteix me communiquait une réelle envie d’apprendre et m’intéressait à cette merveilleuse mécanique des lettres dont j’apprenais, doucement mais sûrement, les différentes techniques destinées à déchiffrer les combinaisons entre elles et à les codifier pour parvenir, à mon tour, à former les sons que je désirais diffuser. Une véritable magie qui m’absorbait entièrement ; une passion pour les lettres naissait. Les résultats furent surprenants. Très vite j’appris à lire et à écrire. Enfin, je m’exprimais de manière explicite et dans un français plus que correct. Mon caractère naturel sociable et facile à vivre fit de moi un enfant vite adopté. Je pouvais désormais m’exprimer en français aussi librement que je le faisais en arabe, ma langue maternelle.   

 

M.-PANTHEIX-1.JPGCette France éternelle que je garde au fond de ma mémoire

M. PANTEIX, dont j’apprendrai plus tard qu’il porte le prénom de Myriam, incarne cette France éternelle : une France généreuse, fraternelle, accueillante et tolérante. Une France qui m’aura tout donné. Dans ce centre de LANNELONGUE où j’étais placé pour des raisons de santé mais également pour des raisons familiales (mes parents étaient également malades et ne pouvaient plus s’occuper de leurs enfants) le mot racisme, comme par magie, avait disparu. Tous les enfants étaient sur le même pied d’égalité et traités de la même manière. L’attention particulière destinée à chaque enfant était d’une humanité et d’une chaleur dont on se souvient tout le restant de sa vie. Depuis, j’ai bien sûr bâti ma vie d’homme, construit ma propre famille et me suis forgé un caractère. Si j’ai pu franchir tous ces chemins difficiles, contourner tous ces écueils sans encombre, c’est grâce à des hommes comme M. Panteix. En effet, lorsque toutes les portes, inlassablement, se referment devant vous et vos faibles bras d’enfant en difficulté, parce que la vie en a décidé ainsi, seul l’espoir d’obtenir de l’aide de la part d’adultes pourrait vous sauver de la noyade et de la désespérance. M. Panteix, et je veux bien évidemment lui rendre un fervent hommage et lui témoigner toute mon amitié, toute ma gratitude et toute mon affection, a fait partie de ces gens que Dieu aura eu la bonne idée de dresser sur mes chemins. Grâce à M. Panteix j’ai obtenu les clés ouvrant les portes initiales de la société : apprendre à lire et à écrire, même en ayant pris des années de retard. Il n’est jamais trop tard. Oui, je vous le dis, à vous qui êtes de la famille de M. Panteix, qui êtes de ses amis ou qui, pour une raison ou une autre, l’avez approché de près, en vérité vous pouvez être fier qu’un tel homme ait pu partager votre destin. 

 

Touhami Moualek



Autobiographie de Monsieur Myriam PANTEIX

Pour commander le livre :

Intitulé : Monsieur Myriam
ISBN : 978 2 7466 0720 0
Tél. 06 84 64 41 96
Courriel : myriam.panteix@orange.fr

Par touhami - Publié dans : Littérature
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