La politique de la haine conduite en France par les pouvoirs publics et consistant à systématiquement stigmatiser,
montrer du doigt les Français d’origine étrangère – particulièrement les Français (Maghrébins, Asiatiques, Noirs) n’ayant pas le faciès du prototype européen – dont la dernière victime en date
est monsieur Jean-Vincent Placé (EELV), traité de « Coréen national » par monsieur Alain Marleix (UMP), encourage à toutes les dérives et dédouane par avance tous les racistes de France
et de Navarre. Il n’est plus honteux pour les ignobles racistes de cacher leur haine par peur des lois et du jugement des hommes, bien au contraire, il est désormais de notoriété publique
d’afficher crânement une espèce de repli identitaire revendiqué au nom d’une civilisation spécifiquement française et, évidemment, vécu tel un suprême exemple pour les autres, considérés comme
des êtres inférieurs. Alors que toute culture évolue, s’amende et progresse au contact d’autres cultures, d’autres connaissances. Et la culture française, avec bien entendu ses spécificités de
base, ne déroge pas à la règle ; il suffit juste, par exemple, de consulter le dictionnaire de la langue française pour y découvrir le nombre important de mots issus d’autres langues, dont
l’arabe. Défendre une prétendue civilisation en l’enfermant à double tour dans une pièce hermétique, et en adoptant une intolérance envers autrui, envers des apports humains venus d’ailleurs,
reviendrait à condamner cette civilisation à disparaître. Parce que c’est dans la diversité que l’on trouve le plus de choix et de richesses. Du temps des croisades, les chevaliers (croisés)
repartaient de Jérusalem avec des tonnes de trésors, dans tous les domaines, ramenés d’Orient. Les riches échanges entre scientifiques et intellectuels chrétiens et musulmans permirent au génie
humain d’atteindre la perfection dans bien des disciplines. Il est évident que de tout temps, les enfants des immigrés – et la France est une terre d’immigration – ont contribué à transformer, à
dynamiser et à développer davantage la société française. Le nier serait être de mauvaise foi et prêterait également à nier l’histoire.
Un
individu irresponsable et probablement fou à lier n’a rien trouvé d’autre à faire que d'appeler à une véritable incitation au meurtre sur une page Facebook. En effet, ce malade mental a appelé, le 6 novembre prochain à
l’occasion de la fête musulmane de l’Aïd El-Ada ou Aïd El-Kébir, à égorger des Musulmans à la place des moutons. Voilà où nous en sommes en France ; voilà les dérives, les
effets pervers d’une telle politique de la haine menée en France depuis des décennies par des élus et des membres du gouvernement. C’est évidemment un acte très grave. Il est inutile de rappeler
les peines encourues sur un plan pénal par l’auteur de telles infamies. Car il y a un appel au meurtre indiscutable, une incitation à la haine raciale (seuls les Musulmans sont ciblés) et une
grave atteinte à la Constitution qui garantit le libre droit au culte de tous les citoyens. J’espère que monsieur le Ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, saura mettre autant d’énergie à
retrouver l’auteur d’une telle ignominie, qu’il en met lorsqu’il déclare la guerre aux petits mafieux des quartiers français dits difficiles. Nous allons être nombreux à suivre cette affaire de
près. D’ores et déjà, des organisations antiracistes et de défense des droits de l’homme ont porté plainte.
Touhami Moualek


Il ne faudrait surtout pas mélanger ce qui se passe en Libye et ce qui pourrait se passer en Iran. Nicolas Sarkozy a déclaré, en substance :
« Je suis pour des frappes ciblées contre les installations nucléaires iraniennes. » Ceci est une déclaration de guerre contre l’Iran. Il ne faudrait pas s’étonner, par la suite, que
l’Iran réagisse et use de son droit à la légitime défense. L’Iran serait agressé, il serait par conséquent logique et normal que celui-ci se défende. Mais cela nous entraîne, avant tout, dans le
dossier du nucléaire international. La communauté des Puissants a en effet décidé que l’Iran ne devait pas se doter de l’arme fatale, malgré les déclarations incessantes des dirigeants iraniens
précisant qu’il s’agit de production d’énergie nucléaire à des fins civiles. Ce que les Occidentaux ne croient pas un seul instant. Ainsi, il existerait d’un côté le bon (l’Occident), autorisé à
posséder l’arme atomique pour se défendre, et de l’autre côté le méchant (l’Orient), non autorisé à posséder l’arme nucléaire. Etrange balance et étrange manière de concevoir la justice.
Pourquoi l’Iran représenterait-il un danger ? L’arme nucléaire est une arme dissuasive. En faire usage aurait des conséquences dramatiques pour l’humanité. Aussi, les Iraniens ne pourraient
recourir à cette arme sans se risquer à être à leur tour rasés de la carte. Non, la vraie raison, il faut aller la chercher au Moyen-Orient, en Israël. En effet, cela fait plus d’une décennie que
l’Etat sioniste d’Israël fait pression sur les USA et les Européens pour une attaque contre l’Iran. Entreprise irréalisable pour différentes raisons. Le Président Nicolas Sarkozy n’a jamais caché
son amitié personnelle et son soutien inconditionnel à l’Etat d’Israël. Il serait prêt à attaquer l’Iran pour satisfaire aux exigences de ses amis sionistes. Et pourtant, l’Iran ne représente
aucun danger pour la France, et les Iraniens sont amis avec le peuple français. La question qui se pose est de savoir jusqu’où les Occidentaux seraient-ils prêts à se battre pour les intérêts de
l’Etat sioniste d’Israël ; un Etat, il faut le préciser, raciste, colonialiste, criminel, pratiquant l’apartheid et la ségrégation raciale puisqu’un Juif, en Palestine occupée, est considéré
comme supérieur aux autres (théorie de la race aryenne). A l’insu des peuples de la Terre (pas des dirigeants occidentaux), les Israéliens se sont dotés de l’arme nucléaire et n’hésiteraient pas
à l’utiliser ; plus de 200 missiles sont pointés sur l’Europe. Voilà comment Israël fait confiance à ses amis et voilà comment Israël trompe le monde entier.
Je suis favorable aux mouvements populaires qui se déroulent
actuellement dans le monde arabe, parce qu’ils répondent précisément à des envies de liberté et de démocratie et mettent fin aux dictatures. Les Arabes sont certes plus à même de se voir diriger
par des guides, c’est me semble-t-il plus dans leur culture et leur histoire. Mais à défaut de guides sains et sincères (*grives), il faut savoir s’auto-administrer et s’autogérer (*merles).
Cependant, si je crois en la liberté, je ne suis pour autant pas naïf. Ce n’est pas dans ma nature. Aussi, il existe un parallèle, qui évidemment ne m’échappe pas, entre l’Iran (voire l’Algérie)
et la situation insurrectionnelle dans le monde arabe, notamment en Syrie ; pays allié de l’Iran. L’Iran est un pays perse. Nous savons que les peuples arabes sont majoritairement derrière
Mahmoud Ahmadinejad. Parce que ce dernier tient tête aux sionistes et dénonce les crimes et les injustices commis par les Puissants. De tout temps, les Perses ont été un peuple pacifique et n’ont
ni envahi ni colonisé personne. Leur donner des leçons à ce sujet serait saugrenu. Mais quel est ce parallèle auquel je fais allusion ? Les Occidentaux déstabiliseraient les pays arabes –
profitant de l’actuel climat révolutionnaire – pour ensuite leur offrir une aide financière, logistique et militaire. Cela étant réalisé – on le voit actuellement en Libye – les Occidentaux
s’attireraient, en quelque sorte, une espèce de gageure du monde arabe quant à une intervention militaire en Iran. Le discours serait : « L’Iran est dirigé par un tyran, il faut qu’on
l’empêche de s’équiper de l’arme atomique. » Ainsi, enrôlés dans une doctrine de la démocratie à l’identique de l’occident – ce qui serait une erreur pour les peuples arabes – les peuples
arabo-berbères verraient d’un tout autre œil une intervention militaire contre l’Iran. Reste, cependant, à voir quelles seraient les attitudes des Chinois et des Russes, autres acteurs suivant de
près ce qui se passe dans les pays arabes et en Iran. Et il ne serait pas étonnant que ces derniers donnent un coup d’arrêt brutal aux entreprises très périlleuses engagées actuellement par les
puissances occidentales. Car allumer un feu est à la portée de n’importe quel idiot ; mais éteindre ensuite l’incendie est chose plus difficile. Sans bien entendu exclure le fait que l’on
pourrait bien soi-même se voir dépassé par les événements. Les principaux visés sont actuellement l’Iran et l’Algérie. Deux pays qui résistent aux pressions internationales. Et A l’heure où
l’avenir d’un pays souverain, tel la Libye, se joue à Paris, quelle crédibilité peut-on encore donner au CNT libyen et à la communauté internationale ? Toute la question est là. Nicolas
Sarkozy joue avec le feu. Et avant de frapper l'Iran, posons-nous également la question de savoir ce que la France fait encore en Afghanistan.
Dans ces révolutions arabes, celles et ceux qui me font l’honneur de lire mes interventions sur la situation actuelle en Libye
auront vite noté la confiance que j’accorde aux peuples arabes. Il est infiniment glorieux, pour des femmes et des hommes dignes, de se battre pour la liberté. Le réveil du monde arabe était
chose inévitable, et les Occidentaux peuvent bien ruer dans les brancards, s’agiter dans tous les sens telles des girouettes, jamais ils ne contiendront ni ne canaliseront à leurs guises ces
révolutions. En effet, les dictateurs, quels qu’ils soient et où qu’ils se trouvent, ne peuvent plus régner sans crainte. A l’heure de l’Internet, des satellites et des téléphones portables,
l’information file à la vitesse de la lumière. Il est désormais difficile, voire impossible, de maintenir longtemps des gens dans l’ignorance, dans l’asservissement, parce qu’on ne peut enfermer
indéfiniment des hommes dans des bouteilles. Tôt ou tard jaillit la vérité apportant ses lumières. Et on ne triche pas avec la vérité ; tout juste pourrait-on la différer, le temps d’une
éclosion, d’une germination. Et le monde arabe a dépassé le stade germinal, il est désormais en éclosion. Et des floraisons ont lieu un peu partout sur la planète. Celles et ceux qui ont cru que
l’on pouvait enchaîner à vie des hommes de foi se sont lourdement trompés. Parce qu’enchaîner un homme, c’est déjà admettre que celui-ci trouvera, tôt ou tard, un moyen de s’échapper. C’est dans
l’ordre logique du comportement humain, dans l’ordre logique de toute chose programmée à se mouvoir librement sur terre et dans les airs, par la volonté divine. Enchaîner un homme, c’est vouloir
arrêter le temps. Or, on ne peut arrêter le temps.
L’Algérie s’est cantonnée à une stricte neutralité (position officielle)
sur la situation actuelle en Libye. Pays voisins, l’Algérie et la Lybie ont de tout temps collaboré dans une espèce de respect mutuel, à défaut d’une entente fusionnelle ; un climat de voisinage
tempéré dû aux idéaux révolutionnaires communs aux deux pays. L’Algérie, qui a durement lutté pour son indépendance, après de terribles guerres anticolonialistes, a toujours affiché son viscéral
attachement à une autodétermination des peuples. C’est pour cette raison qu’elle est un pays respecté, très écouté en Afrique et également dans le monde. La récente guerre civile,
omniprésente dans les esprits des Algériens, a sans aucun doute marqué un tournant dans la politique intérieure algérienne. L’Algérie craint une présence militaire occidentale à ses frontières,
c’est indéniable et on peut la comprendre. Elle voit d’un très mauvais œil l’intervention occidentale en Libye. Il existe deux courants ambivalents en Algérie. L’un affirme que le peuple
libyen a le droit de choisir son destin et qu’il est du devoir de l’Algérie de l’y aider. L’autre prétend que si le régime de Kadhafi venait à s’écrouler, cela pourrait renforcer la position
des contestataires d’une Algérie encore fragilisée. En effet, dans un pays à peine remis de ses déchirures intestines, traumatisé par dix ans de guerre civile, on peut aisément comprendre qu’il y
ait le spectre d’un syndrome d’une rechute. Alors, Kadhafi réfugié en Algérie ? Ce serait un véritable boulet pour les autorités algériennes. Je pense personnellement que si Kadhafi passe
par l’Algérie, ce ne serait qu’en simple transit, via une autre destination inconnue. Kadhafi est tout sauf fréquentable.
Mais ce qui me choque et m’attriste profondément, c’est de voir,
notamment en France, des personnes prendre fait et cause pour Kadhafi, au seul motif que les Occidentaux sont en train d’envahir la Libye pour la dépecer et la dépouiller de ses richesses. Je
pose la question suivante : qui est responsable de la faillite politique et sociale de la Libye ? Qui est à l’origine du mécontentement des Libyens ? Les Occidentaux ? Il me
semble que c’est bien Kadhafi qui dirigeait ce pays, alors pourquoi imputer ses échecs à d’autres ? Allons-nous marcher longtemps sur la tête, feignant d’ignorer qu’un peuple est dans ses
droits les plus fondamentaux et les plus légitimes lorsqu’il enjoint à ses dirigeants de déguerpir et de laisser le pouvoir à d’autres ? Je m’étonne que l’on puisse encore raisonner ainsi,
même si bien entendu les enjeux géopolitiques et géostratégiques sont extrêmement complexes. Kadhafi est le seul responsable du fiasco libyen ! Il aurait dû lâcher le pouvoir et assurer une
transition sans heurts et sans effusions de sang. Si la Libye est à feu et à sang, cela est imputable à ses dirigeants. En France, alors que ce pays était encore une monarchie, des rois
vivaient dans le luxe (voire la luxure), tandis que le peuple paysan ne mangeait pas à sa faim. Et où cela a-t-il conduit ? A des révolutions. Kadhafi était un roi dictateur assoiffé de
pouvoir. Il mourra sûrement en dictateur broyé par les logiques implacables du pouvoir. Quant à la diplomatie algérienne, elle est rompue aux crises et sait réagir aux événements les plus
cruciaux. Et sans doute a-t-elle de très bonnes raisons de ne pas adopter la position suiveuse déjà affichée par des pays arabes ayant reconnu le CNT comme nouvelle autorité libyenne. Oui pour
aider les Libyens dans leurs tâches de reconstruction politique et démocratique de leur pays. Non à un néocolonialisme de la Libye ; les conséquences seraient dangereuses pour la stabilité
de la région. C’est pour cela que l’Algérie est inquiète.
Ce qui devait arriver est arrivé : l’après-Kadhafi a débuté. Il faut reconnaître que la France a joué un
rôle essentiel dans cette destitution de Kadhafi par les Libyens eux-mêmes, aidés par les forces occidentales. En effet, dans la crise libyenne, la France a pris les devants tant sur le plan
politique que sur le plan militaire. Mais désormais, il faut veiller à laisser les Libyens décider de leur sort et ne pas s’ingérer dans leurs affaires intérieures. Tout juste les aider et les
conseiller quant à la construction d’un futur Etat démocratique libyen ; tout cela ne devant se faire qu’à leur propre demande.