Les
Français ont peur, nous dit le Président Nicolas SARKOZY. Après la peur des banlieues et de l’insécurité physique, voici maintenant la peur due aux finances, celle qui va sans doute permettre au
gouvernement de rebondir, de reprendre le contrôle. La peur, toujours la peur, celle qui permet à nos gouvernants de se maintenir aux sommets du pouvoir. Décidément, la peur est le terrain de
prédilection de notre Président.
Dans une entreprise privée, lorsque des fautes sont commises, des sanctions sont appliquées proportionnellement au degré de responsabilité des fautes constatées, et à toutes les personnes impliquées. Et si un responsable mettait une entreprise en difficulté parce qu’il aurait pris de mauvaises décisions en matière de gestion, celui-ci serait licencié, congédié. A ce sujet, les fameux parachutes dorés versés à des dirigeants qui auraient minablement et piteusement managé la société, qui les emploierait, est un exemple supplémentaire des perversités d’un capitalisme non plus libéral ou ultralibéral, mais bien d’un capitalisme sauvage, sans foi ni loi, obéissant aux seules règles des affairistes ; soit un capitalisme de privilèges, de passe-droits, d’avantages odieux, offrant aux puissants de la planète toute latitude de tirer les meilleurs profits possibles même lorsqu’ils ont été dans l’incapacité de diriger au plus haut niveau de compétence une société commerciale. Ce capitalisme-là ne peut continuer, ne peut perdurer à nuire aux masses prolétaires vivant, elles, du fruit de leur travail. Ce capitalisme-là est en opposition avec toute éthique, toute morale, tout droit commercial qui doit théoriquement l’accompagner. Ce capitalisme-là nuit à l’homme et met en danger sa survie même.
Dans toute cellule organisée, intelligente, ayant pour fonction d’intervenir dans un quelconque domaine d’activité, dotée d’un règlement approuvé par l’ensemble des acteurs intervenant dans cette structure, des responsabilités sont confiées à ceux-ci, en fonction des compétences inhérentes à chacun. Cette organisation fonctionne selon des règles qui lui sont propres, règles décidées et définies par ses propres acteurs, mais aussi et surtout en tenant compte des lois situées à un niveau supérieur et national, votées par les parlementaires (les représentants du peuple), eux-mêmes élus par les citoyens majeurs de la Nation. Là aussi, lorsque des fautes, des irrégularités sont constatées, les responsables sont tenus de rendre des comptes ; ils sont jugés, sanctionnés et éventuellement renvoyés. La démocratie ne s’improvise pas ; elle est pensée avant d’être mise en application.
Or, dans notre système d’économie de marché, précisément le capitalisme, des fautes sont régulièrement commises par des tricheurs, des profiteurs, des usuriers, des spéculateurs, des voleurs qui profitent des failles d’un système cupide, perfide, par manque de transparence. Et régulièrement les tenants du système, sur le plan politique, social, juridique, médiatique et économique ferment les yeux, enterrent les affaires et dissimulent la vérité au peuple. Que s’est-il passé, par exemple, dans l’affaire du Crédit Lyonnais ? Y a-t-il eu intervention au plus haut niveau de l’Etat pour faire pencher le verdict en faveur de monsieur TAPIE ? Je vous mets au défi de connaître un jour la vérité. Régulièrement nous sommes informés de personnes et personnalités mises en examen pour abus de biens sociaux, détournements de fonds, malversations, etc. Puis, plus rien. Les immunités votées par les élus, visant exclusivement à se protéger eux-mêmes, empêchent les citoyens de connaître la vérité. Eh bien, aux USA, c’est la même chose, mais à une échelle beaucoup plus grande, étant donné la démographie, la superficie et le niveau de technologie atteint par ce pays. Soyez tranquilles, au pays de l’oncle SAM, où le capital est roi, où l’argent coule à flots, les responsables, aisés et fortunés, ne seront jamais inquiétés. Voilà le modèle, voilà l’exemple que notre Président envie aux Etats-Unis d’Amérique et qu’il aimerait bien nous importer. La loi de la jungle ! Il suffit de regarder le 7è art américain, une des formes d’expression la plus libre aux USA, pour comprendre comment fonctionne ce pays, comprendre ses complexités, ses abus dans tous les domaines, mais surtout les injustices qu’il fabrique et qui s’accumulent de jour en jour. Un penseur a dit un jour : « Trop de liberté tue la liberté ». Parce que la liberté elle-même doit être canalisée. Sinon, elle s’égare, mue par sa propre force démultipliée à l’infini.
A
l’heure où la France est non pas réformée mais carrément restructurée, réadaptée de fond en comble, et calquée à l’identique sur l’ultralibéralisme outre-Atlantique, je suis, et je ne dois pas
être le seul, pris d’un écœurement, d’un dégoût, d’une répugnance, à la vue qu’un système qui a détruit les hommes, ruiné la morale, anéanti la nature, détraqué le climat, méprisé la vie, qui
s’est même permis de commercialiser le temps, et tant usé et fait courber les êtres humains au nom du « dieu-profit », ait pu être à ce point idolâtré, aimé, adoré, adulé et convoité
par les hommes. Ce système perverti, n’ayant de règles que celles édictées par l’argent, n’est plus viable. Comme le communisme était contraire à la nature humaine par ses doctrines
collectivistes, systématiquement égalitaires, centralistes, interdisant les biens et tous systèmes de production privés, le capitalisme devient également opposé à la nature humaine parce qu’il
avilit, asservit, écrase et domine l’homme, toujours au nom d’un profit, d’un superprofit, et cela sans jamais trouver de fin, de limite en soi. Le capitalisme « jusqu’auboutisme » est
mort. Reste à l’enterrer définitivement avec des funérailles bien gardées : ceux qui, comme moi, auront envie de cracher sur sa tombe seront sûrement très nombreux. Aussi, je vous invite,
Françaises et Français, vous qui fûtes souvent les premières et les premiers à montrer la voie du progrès, par la révolution si nécessaire, à venir assister à la cérémonie des obsèques du
capitalisme dont les date et heure nous seront, je l’espère, précisées par les bons soins de l’Elysée.
Le « capitalsocialisme », c’est-à-dire une mixité du capitalisme et du socialisme doit pouvoir assurer la relève. Reste à en préciser une définition, des lignes essentielles, un cadre juridique, social et économique. J’ai déjà eu l’occasion, pour ma part, de dire et d’écrire que le XXIe siècle sera celui de la fin du régime capitaliste tel qu’il existe et surtout celui de la fin de la démocratie qui n’est qu’un modèle utopique basé sur une des plus grandes supercherie des temps modernes. Il serait temps, là également, de passer à autre chose. Nous, nous sommes évidemment disposés à nous entretenir avec qui souhaiterait nous entendre et nous écouter.
Car, bonnes gens, dormez tranquilles, aujourd’hui, même parmi les plus éminents spécialistes de l’économie, tout le monde est perdu, dépassé par l’ampleur de la catastrophe. C’est comme si nous avions à faire face à plusieurs tremblements de terre simultanés. Qui pourrait les stopper ? Les perturbations doivent, dans ce cas, s’arrêter d’elles-mêmes. Ensuite, place au bilan, celui des dégâts.
Touhami Moualek


En Hollande. J'ai vu un groupe d'enfants, d'âge de cours préparatoire, jouer dans un espace gazonné et parfaitement propre. Les enfants jouaient de manière plutôt paisible et étaient
peu agités. J'ai demandé à des Hollandais ce que ces enfants faisaient là. "Ils sont à l'école !" me répondirent-ils. J'ai observé plus attentivement les environs, et effectivement il y avait une
école. Je ne l'avais pas distinguée parce qu'elle se confondait harmonieusement à l'architecture locale qui l'environnait. Et puis, je retrouvais vite mes réflexes parisiens. Je questionnai
encore : "Il n' y a pas de clôture ou de barrière pour délimiter et éviter aux enfants de sortir de l'espace qui leur est réservé ?" Et la réponse tomba, raisonnant encore dans ma tête :
"Pourquoi voulez-vous qu'il y ait des barrières ? Pas besoin de clôture."
rigueur qui en limite ainsi de fait les champs. Il n'y a donc besoin d'aucune barrière pour
limiter la liberté. En France, pays traditionnellement latin, la liberté est placée au-dessus de la rigueur et d'une certaine discipline. Mais cette conception idéologique impose des barrières
pour limiter nos champs de liberté. Alors, être Français ou Allemand par exemple, n'est pas du tout la même chose. Le premier se croit libre alors qu'il est prisonnier de sa liberté, le second
cultive sa liberté à sa seule pensée de se croire libre.
Dans une société, quelle qu’elle soit, dès lors que les injustices, la corruption et les misères sociales grossissent, de manière exponentielle, le
nombre des malheureux touchés par les souffrances et les difficultés sociales, le peuple n’a plus d’autre choix que celui de se révolter. C’est ce qui s’est naturellement produit dans les pays
arabes dirigés par des despotes, des oligarchies autoritaires. Dans ces pays, des dirigeants sont déjà tombés et d’autres tomberont encore, c’est inévitable, tout cela n’est qu’une question de
temps ; c’est écrit. On ne gouverne pas par l’injustice, la corruption, la loi du plus fort. Car la justice l’emporte toujours sur l’injustice, la vérité sur le mensonge, la lumière sur les
ténèbres. Le temps d’un rééquilibrage naturel entre le Bien et le Mal, puis ces injustices auront vécu. La conscience humaine connaît cette règle ; elle y est gravée de façon innée. L’histoire
nous révèle à ce sujet des preuves indéniables. Ainsi, lorsque des oppresseurs s’installent dans des territoires conquis par la force, et que ceux-ci imposent leurs lois et leurs règles par le
glaive, ces mêmes envahisseurs généreront systématiquement une résistance au sein même des personnes asservies. Le temps que cette résistance s’organise, trouve le talon d’Achille de ses
oppresseurs, riposte, frappe, et le temps, pour l’occupant, est alors compté. La France en Algérie est un exemple. Et comme dans toute opposition entre oppresseurs et oppressés, les premiers vont
par réflexe autoritaire tenter de mater les soulèvements des seconds, d’éteindre les braises de la révolte au plus vite. C’est une réaction défensive brutale imposée par l’idéologie de tout
pouvoir dominant. Et c’est précisément à ces moments précis que toutes les puissances impérialistes, colonialistes, perdent déjà leur combat, parce qu’elles commettent toutes la même erreur,
celle d’avoir tout misé, tout investi, tout placé sur leur unique force. Et tout règne basé sur la force ne dure qu’un temps, celui imparti à cette force. Ensuite, c’est l’écroulement,
l’effondrement ; le château de cartes, de paille, tombe dans le vide, le néant de l’inexistant. Le compte à rebours aboutissant à une libération finale et inéluctable de tout peuple asservi
débute au moment même où l’on enchaîne des hommes pour les piller, les spoliés, leur voler leurs terres. Parce qu’on n’enchaîne jamais un homme impunément juste pour en faire un esclave. C’est
déjà avouer ses faiblesses, reconnaître ses fautes ; l’homme est doté de conscience et cette conscience ne le trahit jamais, de même qu’elle lui rappelle sans cesse qu’il est des voies sans
issue, à ne pas emprunter au risque de s’y enliser, d’y perdre son âme. Il aura été prévenu.
Cela nous renvoie, bien entendu à la guerre en Palestine. Tout un peuple (palestinien), qui ne demandait rien à personne, s’est vu privé de ses terres, de ses droits, de
ses biens, parce que d’autres hommes, au nom d’une bible falsifiée, d’une histoire revue et corrigée, datant de plusieurs siècles, pour ne pas dire des millénaires, ont décidé, avec l’appui et
l’aval des puissances occidentales, tout autant coupables, de s’approprier ce qu’ils ont désigné comme étant leur terre promise. Cette situation a naturellement eu pour effet de générer une
résistance qui, depuis plus de 63 ans, lutte pour sa liberté, sa dignité et ses droits les plus fondamentaux, tels que rappelés dans la charte internationale des Droits de l’Homme. Et
inévitablement, inexorablement, cette occupation par la force finira bien par chanceler, basculer, puis chuter, pour disparaître, comme elle est venue, dans les archives de l’histoire des combats
perdus d’avance. Un peuple (prétendu juif) est venu, Thora à la main, s’installer en Palestine ; ce prétendu peuple se dit : peuple élu de Dieu. Si cela est juste, les Juifs survivront en
Palestine et gagneront leur combat. Si cela est faux, les Juifs devront rendre, un jour où l’autre, des comptes aux Arabes (et non arabes) palestiniens. L’opposition entre le vrai et le faux, le
Bien et le Mal, a débuté. Mais ce qui apparait déjà certain, c’est qu’en aucun cas, le racisme, l’apartheid, le colonialisme, l’injustice, la barbarie, le crime et le mensonge ne sauraient être
considérés comme incarnant le Bien. Sauf peut-être de la part des seuls sionistes.
2012 exigera encore plus de fraternité et de solidarité entre les hommes. Tendre une main à ceux qui ont faim, tendre une main à ceux qui souffrent,
tendre une main à ceux qui désespèrent, tendre une main aux naufragés de la vie, tendre une main aux malheureux, aux laissés pour compte, aux abandonnés, aux plus faibles. Alors peut-être
pourrions-nous nous regarder dans une glace sans nous voiler l