Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 17:19
Crimes inhumains à GAZA : nous n'oublierons jamais !










Palestine : J'accuse l'humanité de non assistance à peuple en danger de mort
Touhami Moualek




Un cessez-le-feu unilatéral a été décidé par Israël. Nous nous réjouissons tous de l'arrêt des représailles, des crimes perpétrés par l'Etat d'Israël contre la population civile palestinienne ; une population démunie et sans défense. Parqués, prisonniers, pris au piège, dans la bande de GAZA, transformée en camp de concentration, les Palestiniens ont été la cible des tirs nourris et des bombardements massifs de l'armée israélienne (mer, terre et air) ; cette dernière ayant même usé d'armes prohibées par les conventions de Genève. Aujourd'hui, c'est la loi du plus fort qui règne ; sans doute ce nouvel ordre mondial que nous avait promis Georges BUSH (père) dès le début des années 90. C'était au début de la première guerre du golfe. Israël est un Etat, faut-il le rappeler, sioniste, raciste, oppresseur, colonialiste, pratiquant l'apartheid sans scrupules, en toute impunité. En effet, les citoyens israéliens non juifs d'origine arabe n'ont pas, exemple d'une démocratie biaisée, le droit de vote. Les Arabes de nationalité israélienne sont victimes de discriminations, l'Etat juif d'Israël axant sa politique en privilégiant avant tout les Israéliens d'origine juive, favorisant le retour (loi du droit au retour) vers la terre promise de ces derniers. Beaucoup refusent ce droit au retour, choisissant de rester dans leur pays d'adoption. Les discriminations à l'encontre des Arabes israéliens ne semblent d'ailleurs aucunement effleurer la conscience des « intellectuels » français d'origine juive, si enclins à accuser d'antisémite ceux qui oseraient s'aventurer à critiquer la politique israélienne, n'hésitant pas, par contre, à se rassembler pour la défense de la liberté d'expression lorsqu'il s'agit, pour une poignée d'irresponsables abrutis « islamophobes », d'exprimer leur haine, leur dégoût, leur aversion de l'islam et des musulmans. Tout cela est finalement affligeant.


Mais que signifie tout cela ? Une telle attaque contre Gaza était-elle nécessaire pour garantir la sur-sécurité d'Israël ? Il faut d'abord noter que le pouvoir israélien actuel, ayant conduit ces attaques criminelles, cherchait à reconquérir la confiance des électeurs israéliens en vue des élections du 10 février 2009. C'est assez classique. A l'instar de ce qui se passe aussi en France (politique sécuritaire électoraliste), il s'agissait d'adresser aux Israéliens le message suivant : « Votre sécurité dépend de votre armée et des dirigeants capables d'en user à bon escient, vous devez donc soutenir inconditionnellement les dirigeants actuels. » En réalité, il faut surtout cacher aux Israéliens qu'il y aurait une autre option pour la sécurité d'Israël, une option plus juste, plus conforme à la dignité, à la raison humaine : la paix. Mais nous savons pertinemment que l'Etat d'Israël fonde sa légitimité et sa politique sur la guerre plutôt que sur la paix. Ensuite, les dirigeants israéliens ont commis des crimes de guerre abominables, démoniaques, qui sont d'une lâcheté, d'une inhumanité et d'une sauvagerie rarement vues en ce début de siècle. En effet, Israël a usé d'une frappe militaire disproportionnée contre des enfants, des femmes, des vieillards, des malades, des civils désarmés, des membres des ONG, des journalistes, etc. Quelle gloire peut-on tirer de tels actes ignobles ? A l'évidence, tout Etat souverain qui, dans la région, émerge, devenant ainsi un danger quelconque aux yeux des dirigeants israéliens, est systématiquement détruit, balayé, réduit à néant ; nous en avions eu déjà l'illustration en 2006, lors de l'attaque israélienne contre le Liban. Hormis les victimes civiles tombées, là aussi, majoritairement (95 % des victimes), toutes les infrastructures du Liban avaient volé en éclats. Après, les Israéliens se disent : « Nous sommes tranquilles pour quelques années », temps nécessaire aux Arabes pour reconstruire ce qui a été dévasté. On peut donc prétendre, désormais avec certitude, qu'Israël est un annihilateur né de tout Etat cherchant à se développer. Depuis 1948, en effet, l'Etat d'Israël (un Etat géostratégique) empêche cette région du monde, par conséquent les peuples qui l'habitent, de prospérer, d'évoluer, de s'inscrire dans une longue période de paix, comme à l'image des pays formant l'Union Européenne. Il faudrait donc, à présent, que le Conseil de Sécurité se penche sur ces vraies questions : Israël a-t-il intérêt que ses voisins prospèrent, et n'est-il pas lui-même un obstacle à la paix, au développement économique, politique et démocratique du Moyen-Orient ; l'Etat d'Israël n'a-t-il pas été créé en vue d'empêcher notamment les pays arabes de s'émanciper à tout point de vue ? Ces légitimes et véritables questions vont, dans les années proches, trouver par elles-mêmes leurs réponses, c'est chose certaine.


Les dirigeants israéliens auraient-ils pu commettre tous ces crimes horribles et abjects, sans l'assentiment, en premier lieu, de certains pays arabes (Egypte, Arabie Saoudite et autres pays du golfe...), et, en second lieu, des principales puissances occidentales ? Bien sûr que non. Les dirigeants israéliens étaient sûrs d'eux, sûrs de leur impunité, couverts par les politiques influents de la planète, hormis quelques uns. Il est désormais parfaitement clair que les choses ne seront plus jamais comme avant. Que l'on ne nous parle plus de la Shoah de la seconde guerre mondiale. Parlons plutôt de la Shoah actuelle : celle que subit depuis plus de 60 ans le peuple palestinien, et dont le dernier épisode sanglant s'est déroulé dans la « Shoah-City » de GAZA, au cours de ces derniers jours. Certains dirigeants arabes auront quelques soucis à se faire lorsque la rue finira, tôt ou tard, par leur demander des comptes. Et s'il leur reste encore un peu de conscience, les remords finiront par les ronger tel le cancer finit par ronger toutes les cellules du corps humain. Quant aux citoyens Français, ceux-ci ne sont plus dupes, ils connaissent désormais les réalités, les cauchemars auxquels sont quotidiennement confrontés les Palestiniens. « Face à chaque injustice commise dans le monde, je veux dire qu'il existe un pays juste et généreux : la France », avait lancé le Président Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle de 2007. Souvenirs, souvenirs, comme chanterait son pote Johnny !  


Nous l'avions clairement annoncé, notamment sur le site de LBS (La Banlieue S'exprime), la France a renié ses engagements, par le comportement irresponsable de sa diplomatie conduite par Nicolas SARKOZY, en manquant gravement à un devoir de neutralité qui était toujours le sien jusque-là. Elle s'est rendue complice des massacres, des carnages, des sauvageries immondes, commis par les dirigeants israéliens, parce qu'elle n'a pas exigé solennellement et immédiatement l'arrêt de tels actes inhumains, notamment par une urgente saisine du Conseil de Sécurité. Plus grave encore, par la voix de son Président Nicolas SARKOZY, la France a demandé de ne par recourir trop rapidement aux instances de l'ONU (pour condamner Israël et demander l'arrêt des hostilités). Si ce n'est pas être complice, c'est permettre le crime en donnant son aval. Et en accusant directement le Hamas d'être le seul responsable d'une telle situation, la France a également franchi une autre étape, extrêmement dangereuse pour sa propre cohésion sociale à l'intérieur du pays : elle a pris parti pour le gouvernement israélien. C'est inacceptable, une faute lourde de conséquences ! Nous voulons une paix qui soit juste et durable pour les deux peuples, nous ne voulons pas soutenir une partie contre l'autre. En revanche, ce que nous critiquons, sans relâche, c'est l'attitude oppressive, répressive, raciste, fasciste et colonialiste du régime israélien actuel. Certes le Hamas a aussi des responsabilités, - et comment pourrait-il ne pas en avoir ? - mais pour autant mérite-t-il un tel déferlement de violence, une telle armada militaire mise sur pied pour mener une punition collective contre un peuple encerclé, reclus, prisonnier dans un espace réduit ressemblant étrangement à un véritable camp de concentration ? Il est des actes brutaux, criminels, si offensants qu'ils souillent à jamais la mémoire d'un peuple. Une fois de plus, les voleurs de mémoire, ont souillé la mémoire du peuple palestinien. Et nous savons tous que la mémoire est plus forte que toute oppression, toute tentative de réduire à néant la mémoire collective d'un peuple.


Et maintenant ? Le Hamas n'est pas tombé, loin de là. Peut-être même sort-il grandi, aux yeux des Palestiniens, comparé au parti du Fatah resté, lui, silencieux, traître et lâche. Qu'ont à gagner les lâches ? Le droit de continuer à vivre à crédit, en sursis ! Le Fatah n'a rien obtenu par les armes, n'a rien obtenu, non plus, par les courbettes. Qu'espère-t-il ? Que les dirigeants israéliens fassent preuve de charité, de mansuétude, et lui accordent, dans leur immense générosité, quelques miettes ? Quelle erreur, quel signe de faiblesse devant son ennemi juré ! Le Hamas demeure un partenaire incontournable avec lequel les dirigeants israéliens vont et devront négocier. Quant à Tsahal, l'armée israélienne, celle-ci sort encore plus affaiblie. Les combats terrestres ont été évités : sans doute pour ne pas subir trop de pertes côté israélien. Et encore faudrait-il que les soldats israéliens aient le courage et la motivation nécessaires pour livrer combat. L'ont-ils ? Ils ne l'ont pas prouvé. Un manque de motivation règne au sein de cette armée qui ne sait plus pourquoi elle se bat, pourquoi elle tue, pourquoi elle ne doit son règne qu'à son unique force. La fuite en avant des dirigeants israéliens démontre que ceux-ci manquent cruellement d'imagination, recourant systématiquement à des bombardements. Cela a été parfaitement illustré au cours de ces trois semaines de massacres et de tueries à grande échelle. Tsahal n'est plus une armée respectable, elle est devenue une machine infernale - entre les mains de quelques généraux diaboliques - qui tue, qui tue, et qui tue, inlassablement, inhumainement, des civils, des personnes âgées, des personnes malades, hospitalisées et sans défense. Face à une véritable armée, Tsahal ne pourrait plus sortir vainqueur, comme par le passé. Ce doit être sûrement ce qui rend nerveux, rageurs et haineux les dirigeants israéliens. En somme, le commencement de la fin ; le début d'une autre phase dans cette opposition israélo-palestinienne, celle d'un retour à un rééquilibre naturel des choses entre le bien et le mal. Parce qu'au-delà de certains crimes inqualifiables, par leur degré de bestialité, de brutalité et de sauvagerie, il n'est pas possible de laisser faire indéfiniment. Je recommande à mes amies et amis lecteurs de suivre quelle sera la fin programmée des criminels de guerre que sont : messieurs Georges W. Bush et Tony Blair. Parce qu'on peut tromper l'homme, avec aisance, mais on ne peut tromper Dieu. Pour rien au monde, j'aimerais être à la place de ces deux compères, lorsque le compte à rebours des 40 derniers jours aura débuté. Le top a été donné !


60 ans après, l'Etat d'Israël a accouché, pour tout projet humain, d'un mur de la honte, comme si le peuple hébreu était éternellement condamné à s'emmurer, à vivre sous les miradors, et d'une machine à tuer, à écraser tout ce qui résisterait à sa force ; certains appellent cela une armée.


On ne cesse de nous parler de droit international. Or, le premier à ne respecter aucun droit, aucune vie, aucun engagement, aucune loi internationale, aucune résolution des Nations unies, aucune parole donnée, aucun accord signé, etc., c'est bien l'Etat d'Israël. Et pourtant personne ne fait aucun reproche à cet Etat juif ? Est-ce juste ? Le monde entier a vu de quoi les dirigeants israéliens sont capables. Le monde  entier est écoeuré, éprouvant un dégoût indicible. 


« Quand une Nation se met à exterminer, à raser, à pulvériser systématiquement tout ce qui s'opposerait à son autorité, alors on ne peut plus parler de Nation, mais d'une véritable « damNation » Touhami Moualek


Touhami Moualek 

Auteur de : La Déchirure - Algérie de mon père, France de mon enfance
Editions EDILIVRE.COM
  

Par Moualek Touhami - Publié dans : Conflit au Proche-Orient
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