Partager l'article ! Touhami Moualek : Tout ce que vous voulez, sauf vaincre la vérité ; c’est impossible à l’homme !: ...
JJG : "Je voudrais vous revoir" , petit clin d'oeil à nos amis Bretons
« Nous allons vous apporter la démocratie, la civilisation, faites-nous confiance ! Nous vous aiderons à développer votre pays », ainsi parlaient les lâches partisans de la guerre en Irak. Aujourd'hui, l'Irak est un pays meurtri, plongé dans le chaos, politiquement instable, socialement très fragilisé, dans lequel les différentes composantes de la Nation irakienne ont été opposées les unes aux autres par les impérialistes bellicistes, expansionnistes, créant une profonde division entre elles. « Diviser pour régner » : la devise qui permit aux Britanniques, notamment, de garder une mainmise militaire et politique sur un grand empire, durant des décennies et des décennies. Cette devise a été reprise par les sionistes. Ils en feront bon usage. En effet, la Palestine sera divisée, parcellée, découpée selon des partitions précises destinées à assurer aux Israéliens le contrôle des courants d'eau douce, et aux Occidentaux le contrôle des puits de pétrole et des cours du baril. Les Arabes et, d'une manière générale, tous les habitants non juifs de la Palestine, ont été écartés par la force ; dans le meilleur des cas par le rachat d'office de leurs terres, mais avec ensuite une interdiction formelle de revendre ces terres aux Arabes. On peut en déduire que la Palestine a été délibérément rétrocédée par les Occidentaux aux sionistes, car les Occidentaux avaient connaissance de ces ruses sournoises sionistes.
A ce jour, et après la création par la force de cet Etat juif d'Israël, nous sommes toujours dans une parfaite impasse ; aucune paix n'a pu s'appliquer entre Palestiniens et Israéliens, faute d'accords satisfaisants, notamment pour les Palestiniens, en premier lieu, puisque ce sont ces derniers qui ont été spoliés, dépossédés de leurs terres, et, pour nombre d'entre eux, chassés, forcés, manu militari, à l'exil. Le monde arabe divisé, les Palestiniens colonisés, occupés, administrés selon les lois racistes de l'apartheid, et montés les uns contre les autres par la corruption, les sionistes peuvent désormais dormir en paix, mais d'un œil seulement. En effet, les Palestiniens se rebiffent chaque jour un peu plus ; leur désunion n'est plus une garantie de survie de l'Etat sioniste, tant la révolte et la rage des jeunes générations palestiniennes se font de plus en plus pressantes. Affolés, pris de panique, saisis de crises d'anxiété, les dirigeants de l'Etat sioniste ne trouvent d'autres moyens que celui de terroriser, de cogner, de bombarder, encore et encore, toujours et toujours. Nous en avons eu l'exemple clair en 2006 lorsque les dirigeants sionistes ont rasé une partie du Liban par des raids meurtriers, massacrant au passage plus de 1.300 civils, et dernièrement dans la bande de Gaza où des meurtres, des tueries, des massacres et des crimes de guerre ont été commis à la face d'une humanité restée bouche-bée et se demandant bien ce que la Shoah signifiait encore. Là également, plus de 1.300 civils (femmes, vieillards, enfants, bébés, personnes malades...) trouveront la mort dans des bombardements aériens, maritimes et terrestres. Bouclée hermétiquement, isolée du reste du monde, la bande de Gaza sera la cible de tirs nourris de missiles de jour comme de nuit, et deviendra un véritable enfer, au pays du roi David. Le paradis n'est plus sur Terre. Le glaive a encore parlé ; le glaive a encore frappé. Pour combien de temps encore ? Dieu seul le sait. Toutefois, selon la dernière mesure thermométrique politique, l'agitation folle vécue par les dirigeants sionistes semblerait indiquer que la fin serait plus proche qu'on ne le croit. La force n'ayant jamais été un gage de pérennité et de justice, l'Etat juif sioniste d'Israël devra, tôt ou tard, affronter d'autres forces qui finiront par prendre le dessus sur lui. C'est ainsi depuis que le monde est monde. Pourquoi en serait-il autrement demain ?
Les destructions entreprises au Liban (2006) et dans la bande de Gaza (2008/2009) avaient pour objectif d'anéantir les infrastructures, donnant ainsi à l'Etat hébreux une période de répit, mais aussi, ses voisins dévastés, de le rassurer. En effet, le temps de la reconstruction donne un peu d'oxygène aux sionistes, leur permet de respirer quelques mois, quelques années. C'est dire, bien sûr, si le temps au Proche-Orient est compté. Mais il y a aussi une autre raison que les observateurs ne dévoilent pas, soit par lâcheté, soit par allégeance envers les dirigeants criminels sionistes. Cette raison est une volonté affichée par les sionistes de commettre les crimes les plus odieux afin d'être détesté par le monde entier et en particulier par le monde arabe. En fait, d'une pierre deux coups : les Palestiniens finissent par haïr les Israéliens, et les Israéliens, se sentant haïs, prétextent les années noires de l'antisémitisme pour refonder une unité, une survie des Juifs. L'antisémitisme (même s'il existe en tant que tel) est entretenu par les sionistes. Ensuite, ceux-ci se servent de cet antisémitisme, régulièrement régénéré, comme d'une arme, un moyen d'autodéfense salvateur. L'antisémitisme est le carburant des sionistes, comme l'essence l'est aux moteurs à explosion. La machine est parfaitement huilée, la mécanique fonctionne à merveille, réglée comme du papier à musique. La Shoah aidant, les sionistes s'autoamnistient, après chaque intervention militaire criminelle, en affichant leur trophée du : « Nous sommes le peuple qui a le plus souffert ! » Qui peut (ou pourrait) défier cette imparable réplique ? Qui dit mieux ?
Cependant, et tout le monde le sait bien, il y a dans toute machine, si sophistiquée, si élaborée serait-elle, des failles, des points faibles, un talon d'Achille. Il y a toujours un grain de sable pour enrayer une mécanique, une machine fonctionnant telle une horloge suisse. La ruse sert à tromper. Son but est d'abuser de la confiance d'autrui. Mais on ne peut tromper indéfiniment, car la ruse finit par s'estomper avec le temps. Le temps se fiche des ruses humaines, il avale tout sur son passage, ruine tous les plans diaboliques ; le temps passe sans que rien ne puisse jamais l'arrêter. Les hommes d'hier ne sont pas ceux d'aujourd'hui ; les hommes d'aujourd'hui ne seront pas ceux de demain. La ruse a gagné pour un temps, celui pendant lequel se fabrique le triomphe de la vérité. Et la ruse s'effacera devant la brutalité d'un temps qu'elle ne pourra ni corrompre, ni duper, ni détourner. Et encore moins stopper ; celui qui jauge le temps utilise des instruments de mesure qui réfutent la ruse, s'obligent à une impartialité incontestable, sans laquelle l'homme se perdrait dans les nuits d'un temps infini. L'homme n'a pas la science, il en comprend les mécanismes difficilement, sans jamais la maîtriser.
La victoire finale et méritée est au bout ; au bout de ces chemins terreux, pierreux, oubliés par les scélérats égarés du temps ; au bout de cet horizon, lointain de l'homme, proche de l'esprit. Le Malin a beau scruter cet horizon vaste et immense, inaccessible à l'homme, enfoui en une perspective visible par ses seuls côtés peints de mille couleurs, il sait qu'au bout il y a des parcelles de terres fertiles où la vérité germinale pousse des profondes racines de l'Univers. Il se peut qu'il tente de s'en rapprocher. Et alors, il sombre dans le néant, sans fond, jusqu'à ce qu'il se rappelle de son Maître, Celui qui détient toute science, toute destinée, là où la ruse sombre dans sa vraie et juste signification céleste : l'abîme. Naître n'est rien ; mourir est sublime, un retour vers sa naissance devenue tout ce que l'on aura fait de sa vie. L'un et l'autre se rejoignent, tels les confluents réunissant deux cours d'eau. Les mystères de notre Univers nous révèlent ce que nos cœurs peuvent comprendre. Plus un cœur s'endurcit, plus il se ferme aux beautés merveilleuses d'une vie belle, éphémère, si proche du paradis terrestre.
Le menteur ne saurait l'emporter sur le véridique ; l'un fabrique le mensonge, se ment à lui-même, l'autre use de la vérité, la restituant telle qu'elle lui est parvenue. Et le mendiant repart comme il est venu, rassuré par l'âme charitable ; une âme qui atteste qu'il y aura toujours des hommes solidaires et généreux, fiers et dignes, heureux et libres comme l'est le vent porteur de pluies, de caresses douces à la peau.
« On ne peut cacher la vérité ; où pourrait-on la cacher ? » Touhami Moualek
Touhami Moualek
Auteur de : La Déchirure - Algérie de mon père, France de mon enfance
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