Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 14:03

sophrologie2.jpg Dans une société, quelle qu’elle soit, dès lors que les injustices, la corruption et les misères sociales grossissent, de manière exponentielle, le nombre des malheureux touchés par les souffrances et les difficultés sociales, le peuple n’a plus d’autre choix que celui de se révolter. C’est ce qui s’est naturellement produit dans les pays arabes dirigés par des despotes, des oligarchies autoritaires. Dans ces pays, des dirigeants sont déjà tombés et d’autres tomberont encore, c’est inévitable, tout cela n’est qu’une question de temps ; c’est écrit. On ne gouverne pas par l’injustice, la corruption, la loi du plus fort. Car la justice l’emporte toujours sur l’injustice, la vérité sur le mensonge, la lumière sur les ténèbres. Le temps d’un rééquilibrage naturel entre le Bien et le Mal, puis ces injustices auront vécu. La conscience humaine connaît cette règle ; elle y est gravée de façon innée. L’histoire nous révèle à ce sujet des preuves indéniables. Ainsi, lorsque des oppresseurs s’installent dans des territoires conquis par la force, et que ceux-ci imposent leurs lois et leurs règles par le glaive, ces mêmes envahisseurs généreront systématiquement une résistance au sein même des personnes asservies. Le temps que cette résistance s’organise, trouve le talon d’Achille de ses oppresseurs, riposte, frappe, et le temps, pour l’occupant, est alors compté. La France en Algérie est un exemple. Et comme dans toute opposition entre oppresseurs et oppressés, les premiers vont par réflexe autoritaire tenter de mater les soulèvements des seconds, d’éteindre les braises de la révolte au plus vite. C’est une réaction défensive brutale imposée par l’idéologie de tout pouvoir dominant. Et c’est précisément à ces moments précis que toutes les puissances impérialistes, colonialistes, perdent déjà leur combat, parce qu’elles commettent toutes la même erreur, celle d’avoir tout misé, tout investi,  tout placé sur leur unique force. Et tout règne basé sur la force ne dure qu’un temps, celui imparti à cette force. Ensuite, c’est l’écroulement, l’effondrement ; le château de cartes, de paille, tombe dans le vide, le néant de l’inexistant. Le compte à rebours aboutissant à une libération finale et inéluctable de tout peuple asservi débute au moment même où l’on enchaîne des hommes pour les piller, les spoliés, leur voler leurs terres. Parce qu’on n’enchaîne jamais un homme impunément juste pour en faire un esclave. C’est déjà avouer ses faiblesses, reconnaître ses fautes ; l’homme est doté de conscience et cette conscience ne le trahit jamais, de même qu’elle lui rappelle sans cesse qu’il est des voies sans issue, à ne pas emprunter au risque de s’y enliser, d’y perdre son âme. Il aura été prévenu.

A1-645.jpg Cela nous renvoie, bien entendu à la guerre en Palestine. Tout un peuple (palestinien), qui ne demandait rien à personne, s’est vu privé de ses terres, de ses droits, de ses biens, parce que d’autres hommes, au nom d’une bible falsifiée, d’une histoire revue et corrigée, datant de plusieurs siècles, pour ne pas dire des millénaires, ont décidé, avec l’appui et l’aval des puissances occidentales, tout autant coupables, de s’approprier ce qu’ils ont désigné comme étant leur terre promise. Cette situation a naturellement eu pour effet de générer une résistance qui, depuis plus de 63 ans, lutte pour sa liberté, sa dignité et ses droits les plus fondamentaux, tels que rappelés dans la charte internationale des Droits de l’Homme. Et inévitablement, inexorablement, cette occupation par la force finira bien par chanceler, basculer, puis chuter, pour disparaître, comme elle est venue, dans les archives de l’histoire des combats perdus d’avance. Un peuple (prétendu juif) est venu, Thora à la main, s’installer en Palestine ; ce prétendu peuple se dit : peuple élu de Dieu. Si cela est juste, les Juifs survivront en Palestine et gagneront leur combat. Si cela est faux, les Juifs devront rendre, un jour où l’autre, des comptes aux Arabes (et non arabes) palestiniens. L’opposition entre le vrai et le faux, le Bien et le Mal, a débuté. Mais ce qui apparait déjà certain, c’est qu’en aucun cas, le racisme, l’apartheid, le colonialisme, l’injustice, la barbarie, le crime et le mensonge ne sauraient être considérés comme incarnant le Bien. Sauf peut-être de la part des seuls sionistes.

Touhami Moualek

Par touhami - Publié dans : Conflit au Proche-Orient
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