Politique générale

Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 15:26

BS8C4002.jpgDîner du CRIF, le mercredi 8 février 2012, au Pavillon d'Armenonville à Boulogne (Paris). Le CRIF est une organisation communautaire à caractère religieux. Président de la République d’un Etat laïc, Nicolas Sarkozy sera tout de même présent à ce dîner. A sa décharge, il faut rappeler qu’il n’est pas le premier, et sûrement pas le dernier, à se rendre à ce genre de réunion. D’autres l’ont fait avant lui, toujours sur convocation du Président du CRIF en exercice. Mais je m’étonne toujours du peu de réceptivité de la part des Français à ce genre d’évènement et surtout aux discours qui y sont prononcés. En effet, j’en suis à me demander si les Français sont encore capables d’écouter un discours et de l’interpréter. Je ne comprends pas pourquoi les Français ne réagissent pas à ces discours de parti pris et glorifiant un pays (Israël) qui n’a apporté au Proche-Orient, et au monde entier, que meurtres, crimes, souffrance, mort et désolation. Pourtant, au cours de son discours, Nicolas Sarkozy glorifiera Israël et lui prêtera allégeance, en direct, et sans que personne ne réagisse. J’ai suivi ce discours très politique. Avant de revenir sur les déclarations élogieuses du Président sur Israël, j’aimerais tout de même faire remarquer que celui-ci a fait un lien direct entre la Shoah et l’Etat d’Israël, accréditant les thèses qui affirment que la Shoah a eu pour conséquence directe la création de l’Etat d’Israël et qu’elle fut donc, pour les sionistes, un atout majeur qu’ils ne se privèrent pas d’exploiter. Le Président a également parlé, hors sujet, du duo franco-allemand. Nous avons bien compris son message : ses liens avec la chancelière allemande seraient le ciment fédérateur de l’Europe. Il a oublié au passage de rappeler que  le couple François Mitterrand – Helmut Khol avait été un facteur de stabilité de l’Europe, tellement les deux hommes étaient complices et complémentaires. On se souvient de cette image des deux hommes, main dans la main, à Douaumont (Verdun - Marne). Or, avec Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, il existe un déséquilibre puisque la chancelière allemande semble prendre largement le dessus sur le Français. Elle a en effet réussi à lui imposer ses idées sur à peu près tout, y compris sur le plan idéologique. Au point où Nicolas Sarkozy ne jure plus que par l’Allemagne.


AN1.jpgRevenons au discours lui-même, que je considère comme étant une véritable allégeance envers Israël. Nicolas Sarkozy dira : « Israël est un miracle. » Je propose à M. Nicolas Sarkozy d’aller expliquer aux Palestiniens et aux quelques cinq millions de Palestiniens exilés – parce que chassés manu militari dès 1947 – à travers le monde qu’Israël est un vrai miracle. Ces derniers sauront sûrement corriger ces approximations historiques sur la création de l’Etat d’Israël, un Etat non pas miracle, mais pur produit des puissances occidentales qui l’ont imposé à l’ONU ; une instance internationale imaginée et mise en œuvre par les Puissants et pour les intérêts des Puissants. Beaucoup de pays arabes, à l’époque, étaient colonisés et ne purent participer au vote. Aujourd’hui, une telle résolution ne verrait jamais le jour. Le Président a également mis en garde Israël : « La force n’est pas tout, sachez aussi vous faire respecter et aimer. » Explication. En 2006 au Liban et en 2008/2009 à Gaza, Tsahal (armée israélienne, d’ailleurs citée par le Président) avait procédé à des offensives militaires disproportionnées, massacrant des populations à 95 % civiles (plus de 3.000 morts officiels), rasant tout sur son passage et utilisant même des armes interdites par les conventions internationales (bombe au phosphore et bombe à l’uranium appauvri, entre autres) ; des armes nouvelles seront également testées par Israël pour l’occasion. D’ailleurs, des plaintes seront déposées à travers toute la planète pour crimes contre l’humanité. Mais dans ce bas monde, dominé par les Puissants, la justice n’est pas pour les Misérables. Autre message délivré en signe d’avertissement aux dirigeants israéliens : nous ne pourrons indéfiniment couvrir vos massacres par rapport à une communauté internationale de plus en plus indignée. « J’ai durant toute ma vie politique défendu Israël » dira le Président. Cela signifie : je suis avec vous, parmi vous, puisque je fais partie de votre grande famille. « Israël, une grande démocratie, ne sera jamais seul face à l’Iran, la France sera toujours à ses côtés. » Explication : s’il faut faire la guerre à l’Iran pour défendre Israël et ses intérêts, alors la France n’hésitera pas à s’engager. Nous sommes loin de la politique de neutralité adoptée par la France de tout temps. Désormais, avec Nicolas Sarkozy, la France a choisi son camp. « Que l’Iran ait la bombe atomique est inadmissible » précisera le Président. Il oublie que la France et Israël ont tous les deux la bombe nucléaire. « La Syrie tombera, et l’Iran sera seul, isolé » prédira le Président. C’est une pure ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie. Le fait de prévoir la chute de la Syrie laisse supposer que Nicolas Sarkozy sait à l’avance ce qui va se passer. Et comment pourrait-on prévoir l’avenir si l’on n’aurait pas soi-même assisté à la préparation d’une telle chute ? Un aveu qui en dit long sur les intentions obscures du Président dans la région. Enfin, Nicolas Sarkozy a dit que l’Europe pourrait servir d’exemple au Proche-Orient, évoquant la réconciliation franco-allemande. Pourquoi pas. Cependant, il parait très préoccupé par la sécurité d’Israël, ajoutant : « Un Etat palestinien serait une garantie supplémentaire pour la sécurité d’Israël. » Cela signifie que Nicolas Sarkozy ne voit en la création d’un Etat palestinien qu’une option obligatoire, un passage obligé, dans le but de répondre à une unique obsession : la sécurité d’Israël. Dommage qu’il ne se soucie pas autant de  la sécurité des Français qui souffrent, confrontés aux difficultés sociales de plus en plus insupportables et violentes. En fait, pour ma part, j’ai vu là un Président en fin de mandature, ayant pris conscience qu’il sera défait au mois de mai prochain, et qui finalement a lancé ce message suivant aux Juifs de France et d’Israël : « J’aurai fait tout ce que j’ai pu pour servir votre cause, je vous ai prévenus des risques que vous encourez à continuer sur la voie de l’affrontement et je reste bien entendu à vos côtés. » Message reçu.

A la conclusion de ce discours pro-israélien et pro-sioniste, j'en déduis que les Occidentaux font actuellement tout pour renverser le régime de la Syrie, uniquement dans l'intention, par la suite, d'attaquer l'Iran. Et bien entendu, le chef-d'orchestre de cette manigance, cette ruse contre Bachar Al Assad, c'est encore et encore Israël.


Touhami Moualek

Par touhami - Publié dans : Politique générale
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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 15:11

 

 

 

 

 

Quels gâchis et quels regrets ! Mais les regrets n'aident en rien à avancer ; tout reste permis quand on parle d'espoir, de rêve et d'avenir. Si je blesse ou heurte quelque sensibilité que ce soit dans l'article suivant, vous m'en voyez désolé, mais ne dit-on pas que seule la vérité blesse. Et je l'ai été souvent, non pas à cause de vérité mais à cause de mensonges proférés à mon encontre uniquement parce que je suis un enfant d'immigré. Tout comme Nicolas Sarkozy d'ailleurs. Et là aussi, quel gâchis !

 



 

L-Europe-sous-le-coup-de-la-crise-des-subprimes_medium.jpg Atlantiste, libéral et communautariste, Nicolas Sarkozy sera un fervent défenseur des Etats-Unis d’Amérique pour lesquels il voue une extraordinaire fascination ; d’ailleurs, au lendemain de son élection à la Présidence de la République, il se rendra en vacances d’été dans ce pays (d’où allait naître un drame planétaire) et sera même reçu par la famille Bush au complet. Ne manquera à cette joyeuse réunion entre amis que Mme Cécilia Sarkozy, déjà en partance pour un ailleurs. Nous avons encore en mémoire les photos de la garden-party (repas champêtre) offerte par les Bush en l’honneur des Sarkozy. Puis, en 2008, précipitamment, les « Subprimes » ont conduit le système capitalo-financier dans une crise dévastatrice sans précédent, ayant des conséquences catastrophiques pour les organismes financiers et toutes les entreprises commerciales. En résumé, il s’agissait de crédits immobiliers à haut risque octroyés aux ménages américains, et à des prix indexés sur le taux directeur de la FED (banque centrale américaine). Deux faits majeurs se produisirent. Le premier a été le relèvement du taux directeur de la FED, passant en trois ans de 1 % à 5 %. Le second est que le marché de l’immobilier a brusquement chuté, affectant le capital immobilier (richesse) des emprunteurs. Conséquence : les emprunteurs ne purent plus rembourser et le système basé sur la relation de partenariat (contrat) « prêteurs - emprunteurs » s’est littéralement écroulé. Ce virus financier (spéculation) se traduisit par des insolvabilités en masse de la part des emprunteurs, ces derniers ne pouvant plus rembourser des traites surenchéries à cause des taux d’intérêts variables. Et la propagation ne s’arrêtait pas là. En effet, les organismes prêteurs ont eu l’idée, sans doute pour limiter la casse, de transformer leurs créances (les prêts accordés) en titres (obligations) proposés sur les marchés financiers. Beaucoup de banques européennes acquerront ces titres, pensant réaliser de bonnes affaires financières spéculatives. C’était sans compter sur les mécanismes boursiers qui allaient accomplir leur implacable logique financière : ces titres se sont effondrés sur les marchés lorsque les emprunteurs sont majoritairement devenus insolvables (créances devenues irrécouvrables pour les emprunteurs). Les hypothèques ne couvrant plus le montant des capitaux prêtés, à cause de la baisse importante du marché de l’immobilier, ces montages, certes sophistiqués mais inconscients dans leurs prises de risque, entraînèrent principalement les banques dans une inéluctable spirale aboutissant à une faillite. Il faudra, en Amérique et en Europe, l’intervention des Etats de chaque pays pour éviter une banqueroute internationale. Le système capitaliste et financier, tant idolâtré par notre Nicolas Sarkozy national, démontrait ses limites spéculatives. Nous aurons alors droit au discours de Toulon, en 2008, dans lequel Nicolas Sarkozy dira : « La spéculation, c’est terminé ; les marchés qui font ce qu’ils veulent, c’est terminé ; l’immoralité dans les affaires, c’est terminé… » Preuve, une fois de plus, que Nicolas Sarkozy réagit toujours après les événements, mais jamais avant par anticipation. Il subit les événements sans les maîtriser. Un peu comme lorsqu’il nous disait, en tant que ministre de l’Intérieur, après qu’un « relâché » de justice avait récidivé, ceci : « Vous allez voir ce que vous allez voir, les récidivistes, c’est terminé aussi ! » Et effectivement, nous avons vu et nous avons même compris la supercherie. Les récidives ont continué et les spéculations financière également !

 

SarkoMerkel_1741958c.jpg Nicolas Sarkozy est l’homme du gâchis. Il n’utilise pas toutes les potentialités de la France, il les divise, les scinde, les étouffe, les déprécie pour mieux les contrôler. Il réagit toujours une fois les événements déroulés et ne fait preuve d’aucune anticipation instinctive et intelligente. Les banlieues françaises, pour ne prendre que cet exemple, regorgent de talents, d’hommes et de femmes n’aspirant qu’à exprimer leurs compétences, leur volonté, leur énergie de vouloir s’en sortir honnêtement et de se bâtir un meilleur avenir. Il ne fera rien pour eux ; rien, si ce n’est de les stigmatiser, de les pointer du doigt sous prétexte d’un débat sur une identité nationale ayant pour unique but de monter les Français les uns contre les autres ; sous prétexte d’une culture judéo-chrétienne menacée par un islam envahissant, conquérant ; sous prétexte que la France serait menacée par l’étranger : cet étrange individu. Prétextant qu’il sera celui qui aura permis aux Français, issus de la diversité (il faut bien les localiser, les personnifier), d'accéder au gouvernement, il appellera dans son équipe gouvernementale des "personnalités" parmi les plus incompétentes de France, dont Fadéla Amara. Cette personne est tout sauf représentative des banlieues françaises ; mais elle incarne l’image parfaite que Nicolas Sarkozy s’ingénue à donner des banlieues, et cela suffit à sa stratégie. L’image de Rachida Dati, et de Rama Yade sera également exploitée à des fins de publicité personnelle, censée être la preuve d’une certaine ouverture d’esprit ; car en France, avec Nicolas Sarkozy, faire appel aux talents de Français de « couleur » est un réel exploit, un véritable « changement d’état d’esprit ». Miracle ! Quelle provocation, quelle gifle pour toutes ces personnes intelligentes, instruites, diplômées, françaises ne l’oublions pas, et compétentes, vivant dans les banlieues. L’arrogance de celui qui crie, hurle, scande partout qu’il sait tout, mais qui finalement ne sait rien ; le mépris de celui qui se croit être parvenu et qui n’est parvenu qu’à se convaincre lui-même ; la soif de pouvoir d’un Président déjà usé au bout de cinq années de règne seulement, me conforte dans ma position initiale : cet homme ne pouvait rien apporter de bon à la France. Alors, aujourd’hui, après nous avoir servi les USA comme sauce quotidienne, Nicolas Sarkozy nous recommande expressément l’Allemagne qui est, selon lui, un exemple, un modèle économique. Mais alors, la France, pays de l’ingéniosité, de la morale civile, de la conscience universelle, de la créativité sans limite, des Lumières, de l’innovation continuelle, de la Révolution culturelle, politique, sociale, également pays des Molière, Voltaire, Rimbaud, Hugo et Zola, entre autres, serait condamnée à s’aligner, à suivre des idoles, des divinités fussent-elles Angela Merkel. Quel vulgaire destin pour une si grande Nation que la nôtre. Car non, monsieur Nicolas Sarkozy, le nazisme n’est pas né en France, pas plus que le fascisme et le franquisme. Les Français, au contraire, ont combattu tout cela ! Ne le saviez-vous donc pas ? Assez de gâchis ! La France a besoin de tous ses enfants, de toutes ses potentialités pour rentrer dans le nouveau monde qui l’attend. L’Allemagne est un grand pays, mais pas au point de servir de modèle sociétal à la France. Vous et vos gouvernements – si j’excepte François Fillon qui aura eu deux mérites, selon moi : celui de gouverner avec calme et sérénité confronté à de continuelles tempêtes médiatiques, et celui de vous supporter – avez gâché les chances françaises de rivaliser avec les meilleurs de ce monde, non pas en copiant je ne sais quelle autre grande Nation, mais en jouant avec ses propres forces, ses propres valeurs et ses propres armes qui sont : l’ingéniosité, la créativité, l’ouverture d’esprit, la tolérance et la reconnaissance de tel ou tel effort consenti par des Français, non pas par affinité politique ou partisane (bonjour M. Christian Clavier, au fait la mutation du chef de service en Corse vous a-t-elle au moins servi à quelque chose ? Alors j’en suis heureux pour vous), mais par leurs qualités intrinsèques, leur courage et leur combativité dans un monde devenu rude et sans pitié. Oui, monsieur le Président, vous avez été l’homme des gâchis insupportables. Vous avez même réussi à nous enlever l’espoir ; cet espoir qui fait vivre, tenir debout des millions de Français fatigués et blasés de voir à quel point vous les avez trompés, dupés et finalement trahis. Car la traitrise aura marqué votre quinquennat : après nous avoir promis une République irréprochable, nous finissons avec une République déplorable. Oui, vous avez été dans des mouvements perpétuels, été gesticulant, menaçant parfois, été toujours là où l’actualité le commandait souvent à des fins personnelles, mais vous n’avez jamais été là où l’on vous attendait : aux côtés des Français et principalement des plus défavorisés.

 

Touhami Moualek,

Le bonjour de la banlieue

Par touhami - Publié dans : Politique générale
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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 10:17

2737330033.08._sclzzzzzzz_.jpg Les Français ont peur, nous dit le Président Nicolas SARKOZY. Après la peur des banlieues et de l’insécurité physique, voici maintenant la peur due aux finances, celle qui va sans doute permettre au gouvernement de rebondir, de reprendre le contrôle. La peur, toujours la peur, celle qui permet à nos gouvernants de se maintenir aux sommets du pouvoir. Décidément, la peur est le terrain de prédilection de notre Président.

Dans une entreprise privée, lorsque des fautes sont commises, des sanctions sont appliquées proportionnellement au degré de responsabilité des fautes constatées, et à toutes les personnes impliquées. Et si un responsable mettait une entreprise en difficulté parce qu’il aurait pris de mauvaises décisions en matière de gestion, celui-ci serait licencié, congédié. A ce sujet, les fameux parachutes dorés versés à des dirigeants qui auraient minablement et piteusement managé la société, qui les emploierait, est un exemple supplémentaire des perversités d’un capitalisme non plus libéral ou ultralibéral, mais bien d’un capitalisme sauvage, sans foi ni loi, obéissant aux seules règles des affairistes ; soit un capitalisme de privilèges, de passe-droits, d’avantages odieux, offrant aux puissants de la planète toute latitude de tirer les meilleurs profits possibles même lorsqu’ils ont été dans l’incapacité de diriger au plus haut niveau de compétence une société commerciale. Ce capitalisme-là ne peut continuer, ne peut perdurer à nuire aux masses prolétaires vivant, elles, du fruit de leur travail. Ce capitalisme-là est en opposition avec toute éthique, toute morale, tout droit commercial qui doit théoriquement l’accompagner. Ce capitalisme-là nuit à l’homme et met en danger sa survie même.

Dans toute cellule organisée, intelligente, ayant pour fonction d’intervenir dans un quelconque domaine d’activité, dotée d’un règlement approuvé par l’ensemble des acteurs intervenant dans cette structure, des responsabilités sont confiées à ceux-ci, en fonction des compétences inhérentes à chacun. Cette organisation fonctionne selon des règles qui lui sont propres, règles décidées et définies par ses propres acteurs, mais aussi et surtout en tenant compte des lois situées à un niveau supérieur et national, votées par les parlementaires (les représentants du peuple), eux-mêmes élus par les citoyens majeurs de la Nation. Là aussi, lorsque des fautes, des irrégularités sont constatées, les responsables sont tenus de rendre des comptes ; ils sont jugés, sanctionnés et éventuellement renvoyés. La démocratie ne s’improvise pas ; elle est pensée avant d’être mise en application.

Or, dans notre système d’économie de marché, précisément le capitalisme, des fautes sont régulièrement commises par des tricheurs, des profiteurs, des usuriers, des spéculateurs, des voleurs qui profitent des failles d’un système cupide, perfide, par manque de transparence. Et régulièrement les tenants du système, sur le plan politique, social, juridique, médiatique et économique ferment les yeux, enterrent les affaires et dissimulent la vérité au peuple. Que s’est-il passé, par exemple, dans l’affaire du Crédit Lyonnais ? Y a-t-il eu intervention au plus haut niveau de l’Etat pour faire pencher le verdict en faveur de monsieur TAPIE ? Je vous mets au défi de connaître un jour la vérité. Régulièrement nous sommes informés de personnes et personnalités mises en examen pour abus de biens sociaux, détournements de fonds, malversations, etc. Puis, plus rien. Les immunités votées par les élus, visant exclusivement à se protéger eux-mêmes, empêchent les citoyens de connaître la vérité. Eh bien, aux USA, c’est la même chose, mais à une échelle beaucoup plus grande, étant donné la démographie, la superficie et le niveau de technologie atteint par ce pays. Soyez tranquilles, au pays de l’oncle SAM, où le capital est roi, où l’argent coule à flots, les responsables, aisés et fortunés, ne seront jamais inquiétés. Voilà le modèle, voilà l’exemple que notre Président envie aux Etats-Unis d’Amérique et qu’il aimerait bien nous importer. La loi de la jungle ! Il suffit de regarder le 7è art américain, une des formes d’expression la plus libre aux USA, pour comprendre comment fonctionne ce pays, comprendre ses complexités, ses abus dans tous les domaines, mais surtout les injustices qu’il fabrique et qui s’accumulent de jour en jour. Un penseur a dit un jour : « Trop de liberté tue la liberté ». Parce que la liberté elle-même doit être canalisée. Sinon, elle s’égare, mue par sa propre force démultipliée à l’infini.

Mariane-d-bacle-financier.jpg A l’heure où la France est non pas réformée mais carrément restructurée, réadaptée de fond en comble, et calquée à l’identique sur l’ultralibéralisme outre-Atlantique, je suis, et je ne dois pas être le seul, pris d’un écœurement, d’un dégoût, d’une répugnance, à la vue qu’un système qui a détruit les hommes, ruiné la morale, anéanti la nature, détraqué le climat, méprisé la vie, qui s’est même permis de commercialiser le temps, et tant usé et fait courber les êtres humains au nom du « dieu-profit », ait pu être à ce point idolâtré, aimé, adoré, adulé et convoité par les hommes. Ce système perverti, n’ayant de règles que celles édictées par l’argent, n’est plus viable. Comme le communisme était contraire à la nature humaine par ses doctrines collectivistes, systématiquement égalitaires, centralistes, interdisant les biens et tous systèmes de production privés, le capitalisme devient également opposé à la nature humaine parce qu’il avilit, asservit, écrase et domine l’homme, toujours au nom d’un profit, d’un superprofit, et cela sans jamais trouver de fin, de limite en soi. Le capitalisme « jusqu’auboutisme » est mort. Reste à l’enterrer définitivement avec des funérailles bien gardées : ceux qui, comme moi, auront envie de cracher sur sa tombe seront sûrement très nombreux. Aussi, je vous invite, Françaises et Français, vous qui fûtes souvent les premières et les premiers à montrer la voie du progrès, par la révolution si nécessaire, à venir assister à la cérémonie des obsèques du capitalisme dont les date et heure nous seront, je l’espère, précisées par les bons soins de l’Elysée.

Le « capitalsocialisme », c’est-à-dire une mixité du capitalisme et du socialisme doit pouvoir assurer la relève. Reste à en préciser une définition, des lignes essentielles, un cadre juridique, social et économique. J’ai déjà eu l’occasion, pour ma part, de dire et d’écrire que le XXIe siècle sera celui de la fin du régime capitaliste tel qu’il existe et surtout celui de la fin de la démocratie qui n’est qu’un modèle utopique basé sur une des plus grandes supercherie des temps modernes. Il serait temps, là également, de passer à autre chose. Nous, nous sommes évidemment disposés à nous entretenir avec qui souhaiterait nous entendre et nous écouter.

Car, bonnes gens, dormez tranquilles, aujourd’hui, même parmi les plus éminents spécialistes de l’économie, tout le monde est perdu, dépassé par l’ampleur de la catastrophe. C’est comme si nous avions à faire face à plusieurs tremblements de terre simultanés. Qui pourrait les stopper ? Les perturbations doivent, dans ce cas, s’arrêter d’elles-mêmes. Ensuite, place au bilan, celui des dégâts.

 

Touhami Moualek

29 septembre 2008

Par touhami - Publié dans : Politique générale
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 17:02

url.jpgDans un système organisé, quel qu’il soit, dès lors que des contestations se font de plus en plus pressantes et virulentes – l’OMC (organisation mondiale du commerce) génère des contestations parce que des consciences s’éveillent – il faut absolument, pour les tenants du système, réduire au silence les individus les plus agités et tenter d’étouffer dans l’œuf tout opposant devenu trop véhément. Comment procéder ? Créer un désordre. Comme si on allumait un incendie mais dont on garderait une parfaite maîtrise. Le nouvel ordre mondial, issu du diktat des capitalo-financiers, se veut être un espace mondial dans lequel le commerce évoluerait à l’échelle planétaire. Une espèce de marché mondial à ciel ouvert dans lequel tout le monde pourrait commercer. Et une nouvelle fois, le nerf de la guerre est le capital, l’argent.

 

Et puisque le système capitaliste ultra-libéral semble avoir pris le dessus sur tout autre système alternatif – l’islam est à ce sujet surveillé de près et fait l’objet de propagandes les plus agressives et les plus impétueuses (Charlie Hebdo…) – il a été décidé, par les puissants lobbies occidentaux qui régissent la Terre, de créer des crises financières cycliques et périodiques (2008/2009 – 2011/2012). A noter qu’il ne faut surtout pas parler de crise du capitalisme, car cela remettrait en cause le système « modèle » de l’Occident ; il faut donc parler de crise financière. Une fois la crise financière installée, avec les conséquences et les drames humains que l’on peut imaginer (chômage, faillite, misères et injustices sociales, émeutes, guerres…), la peur du chaos et du vide total devra habiter toute âme en âge de comprendre. Faire peur pour parvenir ensuite à faire passer toutes les mesures politiques, économiques et sociales que l’on aurait du mal à imposer en temps normal. En France, la droite droitière s’en donne actuellement à cœur joie. Nicolas Sarkozy profite même de la crise pour se refaire une santé électorale et redorer son blason en jouant le capitaine de navire qui tient bon même en période de fortes tempêtes.  

 

papandreou.jpgL’exemple de la Grèce est d’ailleurs à ce sujet très frappant. Voilà un homme, monsieur Andréas Papandréou, qui, dans la tumulte et les difficultés, voulait faire appel au peuple. Quoi de plus démocratique dans une démocratie ? Il avait décidé d’organiser un référendum populaire. Quelle a été la réplique immédiate et spontanée des porte-parole du lobby financier, c’est-à-dire monsieur Nicolas Sarkozy et madame Angela Merkel ? Le chantage. « Si vous maintenez votre décision d’organiser un référendum, nous coupons les vivres » ont menacé la pilote et le cop-pilote du navire européen. Résultat : monsieur Papendréou a dû reculer, et à même dû céder sa place. Preuve que ce sont bien les finances qui imposent leurs règles du jeu. Les politiques ne font qu’appliquer ces règles.

 

La faillite organisée des Nations est en marche. Ainsi naît et naîtra le désordre. Réinstaurer ensuite un nouvel ordre basé sur les règles du commerce décidées par les puissants capitalistes, ceux-là mêmes qui détiennent les vrais rênes du pouvoir, deviendra un jeu d’enfant. Et tant pis pour la casse sociale. Les citoyens du monde opteront pour l’austérité et la rigueur plutôt que de prendre le risque de perdre leurs avantages (confort matériel). Mais sur ce dernier point, il n’y a rien qui garantit le maintien du niveau de vie. Tout ce que je sais, c’est que les femmes et les hommes ont, de tout temps, obtenu des avancées sociales par la lutte, et jamais par une espèce de générosité consentie par les puissants capitalistes. Et parfois, il faut savoir garder par la lutte ce que l’on a obtenu par la lutte.

 

Touhami Moualek      

Par touhami - Publié dans : Politique générale
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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 00:01

d40f6022-5139-11e0-982e-6a80d3ffa77e.jpg Ce qui devait arriver est arrivé : l’après-Kadhafi a débuté. Il faut reconnaître que la France a joué un rôle essentiel dans cette destitution de Kadhafi par les Libyens eux-mêmes, aidés par les forces occidentales. En effet, dans la crise libyenne, la France a pris les devants tant sur le plan politique que sur le plan militaire. Mais désormais, il faut veiller à laisser les Libyens décider de leur sort et ne pas s’ingérer dans leurs affaires intérieures. Tout juste les aider et les conseiller quant à la construction d’un futur Etat démocratique libyen ; tout cela ne devant se faire qu’à leur propre demande.

 

Dans son propre intérêt, chaque Libyen devra, dorénavant, non plus raisonner en fonction de ses appartenances à telle ou telle tribu, tel ou tel clan, telle ou telle région, mais en fonction de son appartenance à la future Nation libyenne. L’intérêt général devra l’emporter sur les intérêts partisans et particuliers. Il appartiendra aux Libyens d’élire démocratiquement leurs représentants, selon une Constitution claire et précise adoptée par le peuple Libyen. Nous n’avons aucune leçon à leur donner.

 

Il est capital pour les Libyens de ne pas se faire voler leur révolution et surtout de ne pas retomber dans un système néocolonialiste néfaste qui consisterait à remettre en place des pions, des pantins au service de l’étranger. La chute de Kadhafi est une première victoire, mais n’est qu’un obstacle mineur face aux véritables difficultés qui attendent maintenant les Libyens : la création d’une véritable Nation Libyenne homogène, souveraine, libre et indépendante. Et il appartient aux Libyens eux-mêmes de veiller à écrire leurs propres pages de cette nouvelle histoire libyenne post-Kadhafi.

 

Un grand bravo fraternel au peuple libyen, auquel il faut bien entendu souhaiter bonne chance, beaucoup de courage. Il leur faudra puiser les ressources humaines, nécessaires à une telle magnifique entreprise, dans leur immense sagesse pour parvenir enfin à trouver les chemins de la plénitude et de la paix civile. Et la Libye possède tous les moyens humains et financiers pour y parvenir. Il n’y a aucun doute là-dessus. Vive la Libye !

 

Touhami Moualek

Par touhami - Publié dans : Politique générale
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