Politique internationale

Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 21:17

Les-Etats-Unis-et-Israel-en-dephasage-sur-le-dossier-iran.jpgDepuis plusieurs années, les pourparlers, concernant le dossier du nucléaire, entre le régime iranien et les puissances occidentales, sont restés sans aucun résultat. Ce sont les dirigeants israéliens qui ont lancé l’offensive contre l’Iran à l’ONU, prétextant que Mahmoud Amadinejad aurait – au cours d’un discours dont la traduction est contestée par les Iraniens –  juré de rayer Israël de la carte. Ce que dément le Président iranien qui affirme avoir parlé de la fin proche du sionisme en tant qu’idéologie politique nuisible et nocive pour la région, comparant même celle-ci à la fin du communisme, autre idéologie également non viable, selon lui. Mais ni les menaces américaines, ni les pressions diplomatiques et militaires israéliennes, ni les sanctions économiques et politiques votées au Conseil de Sécurité n’ont réellement entamé la farouche détermination du Président Iranien à accomplir son projet. En effet, ce dernier martèle depuis le début qu’il s’agit d’un programme nucléaire civil, et qu’il ne cèderait donc jamais à la pression israélo-américaine. Affirmant qu’il tient Israël pour principal responsable en cas d’attaque contre son pays, le Président iranien précise, en outre, que le peuple iranien serait en droit de se défendre contre toute attaque extérieure ; Israël serait la première cible si d’aventures l’Iran était agressé. Rappelons que l’administration de Georges W. Bush avait déjà préparé et planifié une telle attaque contre l’Iran. Cette opération fut jugée suicidaire et trop risquée par l’Etat-major américain. Finalement, elle n’eut pas lieu. Mais depuis, les Israéliens font le forcing auprès de leurs alliés occidentaux et ont même envisagé d’entreprendre cette intervention seuls, car pensent-ils c’est la seule solution pour mettre fin au programme nucléaire iranien qui, selon eux, est en voie d’aboutir à l’arme atomique. Un véritable cauchemar pour les sionistes israéliens.   

 

arton1016.jpgEn Israël, des militaires américains s’assurent actuellement de l’efficacité du système de défense antimissile. Cela en cas d’attaque par des missiles balistiques iraniens. Nous savons également que les USA continuent de masser des troupes dans le Golfe. Des bombes en béton (bombes non explosives, avec une masse de béton, ayant pour but de limiter les dégâts collatéraux) ont été déplacées sur la base américaine de Diego Garcia (Océan Indien), et des surveillances aéronavales veillent dans la zone du Golfe Persique. Un porte-avions, un sous-marin nucléaire Annapolis, ainsi que le destroyer Momsen sont également dans la région. Au Qatar, sur la base militaire américaine, des bombardiers, des avions de transport, des avions ravitailleurs et des systèmes aéroportés sont présents. Les alliés des États-Unis – France et Grande-Bretagne – déplacent actuellement leurs forces militaires vers les Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite. Toutes ces actions présagent que les Etats-Unis et l’Israël sont prêts à recourir à la force armée. Mais en période de campagne électorale, et alors que les problèmes Irakiens et Afghans sont loin d’être réglés, Barak Obama prendra-t-il le risque d’une nouvelle guerre, en Iran, aux conséquences imprévisibles ? Les israéliens l’exhortent d’intervenir rapidement avant qu’il ne soit trop tard ; selon eux, l’Iran est en passe de fabriquer l’arme nucléaire. Mais l’Etat-major américain est plus prudent quant à une intervention militaire dont les risques sont incalculables et dont les effets seraient très limités, voire incertains, puisqu’une intervention terrestre est quasi exclue. La CIA a jusque-là privilégié des tentatives de renversement du régime par des politiques de soutien aux opposants d’une part, et, d’autre part, par des appels à des soulèvements de l’intérieur (du style de ce qui se passe actuellement en Syrie) dans le but de déstabiliser le pays. La Russie et la Chine voient d’un très mauvais œil toute intervention militaire et ont prévenu des graves conséquences que cette option militaire pourrait comporter. Cette guerre aurait, selon les diplomates chinois et russes, des conséquences humanitaires catastrophiques dans la région et mettrait en péril la paix et la stabilité dans le monde. Les conséquences économiques seraient également imprévisibles. Le détroit d’Ormuz bloqué, une envolée incontrôlable du prix du pétrole serait évidemment à craindre. Tous les scénarios seraient alors imaginables.  

 

gaza-15-01-2009.jpgPour preuve de la philosophie belliciste des sionistes, voici, par la voix du premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, une affirmation (datant du 5/02/2012) sans aucune ambiguïté : « Dans une telle région (sous-entendu le Proche-Orient), la seule chose qui assure la survie, la sécurité et la paix, c’est la force. » Preuve encore que l’Etat juif et sioniste d’Israël se nourrit de guerre et de sang, telle une sangsue. Ce même Netanyahou vient d’ordonner à ses troupes du gouvernement un silence radio immédiat et jusqu’à nouvel ordre sur l’Iran. Autrement dit, ne plus donner aucune information à l’ennemi quant à son propre état d’esprit et ses intentions. Sans l’appui et la logistique de l’armée américaine, selon des spécialistes militaires, Israël aurait du mal à conduire une telle entreprise seul. Cependant, lorsqu’on songe aux dégâts infligés aux Libanais et aux Gazaouis, ainsi que les armes extrêmement sophistiquées et dévastatrices utilisées au cours de ces raids par l’armée israélienne (Tsahal), tout est à craindre, y compris jusqu’à l’option nucléaire. Quant à la France, celle-ci s’est déclarée préoccupée par une telle initiative si celle-ci devait s’avérer. Nous savons, dès le départ, que Nicolas Sarkozy est favorable à une intervention militaire, s’il le fallait. La version diplomatique officielle française ne fait donc qu’office de bonnes paroles sages, rien d’autre. Entre ce que l’on dit et ce que l’on fait, il y a toujours des écarts.

 

Touhami Moualek

Par touhami - Publié dans : Politique internationale
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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 17:18

BHL Libye 45Bernard-Henri Lévy a déclaré :  C'est en tant que juif que j’ai participé à l'aventure politique en Libye, lors de la première Convention nationale organisé par le Conseil représentation des organisations juives de France (CRIF).  J'ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël, a-t-il précisé. Source : Le Figaro.

 

Ces propos ont au moins l’avantage d’être clairs. BHL confirme ce que nous savions déjà et que nous n’avons jamais cessé de répéter : il est un fervent sioniste défenseur d’un sionisme pur, dur et radical. Rappelons que le sionisme est une idéologie politique aveugle ayant eu pour conséquence directe la création par la force d’un Etat juif en Palestine, et ayant toujours pour visée la création du grand Israël (Eretz Israël), selon la tradition biblique (terre promise). Lors des massacres perpétrés par ses frères sionistes, au cours des attaques contre le Liban et contre la bande de Gaza, BHL s’était déclaré attristé pour les morts civils mais renvoyait la responsabilité sur le Hezbollah et le Hamas. Autrement dit, massacrer des Résistants qui résisteraient à leurs oppresseurs serait tout à fait normal dans la philosophie de cet imposteur. BHL ne précisera pas non plus que les sionistes, pendant ces agressions sauvages et d’une barbarie inouïe, ont non seulement utilisé des armes prohibées par les Conventions internationales (bombes au phosphore et à l’uranium appauvri, entre autres), mais qu’en plus ces mêmes sionistes assassins et criminels de guerre (au même titre que Georges W. Bush et Tony Blair en Irak) ont testé de nouvelles armes sur des populations civiles sans défense. BHL ne dira jamais non plus que cet Etat juif, arraché aux Palestiniens à la suite d’un Holocauste intereuropéen, est depuis devenu une véritable caserne militaire où sont entassés des milliers de tonnes d’armes et de bombes, y compris des armes nucléaires. La vraie menace dans la région et pour le monde n’est pas l’Iran, c’est bel et bien Israël !

 

1710405188En apartheid, BHL aurait ajouté (selon des indiscrétions) : La prochaine cible sera l’Algérie. Comprenez en langage décodé : Nous (BHL et consorts) y travaillons. Et cela corrobore avec les propos de Nicolas Sarkozy qui aurait dit au responsable du CNT, quand ce dernier s’était plaint de l’attitude de l’Algérie par rapport à ce même CNT ambigu, ceci : Attendez de voir ce qui va se passer en Algérie d’ici 1 an et d’ici 3 ans en Iran. Et la seule manière d’atteindre l’Algérie, c’est bien entendu de tenter de la déstabiliser de l’intérieur, en pratiquant la politique de la division ; technique rôdée et bien huilée employée par les sionistes là où ils veulent s’implanter. On crée des troubles, des désordres et ensuite, au nom de l’humanité et des droits fondamentaux humains, on intervient pour s’installer, en massacrant si besoin. Bernard Kouchner avait baptisé cette stratégie : droit (ou devoir) d’ingérence. Rappelez-vous également le fameux projet de l’UPM (Union Pour la Méditerranée) cher à Nicolas Sarkozy. Ce projet a capoté, car les Algériens ont refusé de collaborer avec les Israéliens tant que ces derniers ne reconnaîtront pas aux Palestiniens le droit d’avoir un Etat libre et souverain. Il est facile dans ces conditions d’en vouloir aux autorités algériennes. Autre carte abattue récemment : en réunion plénière de la Ligue Arabe, le ministre Qatari a lancé au ministre algérien : Ne soutenez pas trop la Syrie, car lorsque votre tour viendra vous aurez besoin de nous. Reste à savoir qui représente le « Nous ». Le jour de la Cène, Jésus était en compagnie de 12 apôtres. Entre le Qatari et l’Algérien, qui est Judas ? C’est à ses fruits que l’on reconnaît un arbre, a dit Jésus, fils de Marie.

 

Touhami Moualek

Par touhami - Publié dans : Politique internationale
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Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 15:22

succession.jpgLa crise constitutionnelle est déjà là. A l’heure où l’Etat de santé du chef de l’Etat semble de plus en plus préoccupant, contre toute logique, la vacance partielle de l’institution présidentielle tarde à trouver réponse. Cette situation d’impossibilité de mise en œuvre des mécanismes de permanence de l’institution présidentielle s’apparente à une crise constitutionnelle. En effet, à s’inscrire dans l’actuelle constitution, en cas d’incapacité de Abdelaziz Bouteflika à assumer la fonction qu’il occupe, aucun des mécanismes prévus par la constitution ne pourra être mis en œuvre.

 

Le président de la chambre haute, ne jouissant pas de la nationalité algérienne d’origine, est dans l’impossibilité d’assumer l’intérim prévu par l’article 88.  Cela renvoie à la logique qui a présidé à son élection au second poste de l’Etat. Eclatante illustration qui rappelle que dans la logique du pouvoir algérien la constitution remplit une fonction d’habillage des arrangements et ententes d’appareils.

 

Le conseil constitutionnel se trouve, de fait, sans président. Son mandat est arrivé à échéance depuis le 26 Septembre 2011. Ceci au regard de la constitution qui fixe la durée de son mandat à six ans. Seulement, une disposition du statut du conseil constitutionnel proroge cette durée de onze mois ! Une disposition par laquelle le statut du conseil constitutionnel semble se placer au-dessus du texte fondamental. Le conseil a-t-il délibéré sur la conformité de ce statut ? Le système n’est pas à une prise de liberté près avec la légalité.

 

Le flop des réformes initié par les institutionnels expliquerait-il la persistance de cette vacance partielle de la présidence, qui serait maintenue à dessein ? Faut-il y voir la possibilité d’amorce d’un autre processus de réforme ? Si tel est le cas, quel serait-il et qui en seront les acteurs?  Ou bien, en fin de compte, ne faut-il pas y voir la fragilité et la faiblesse intrinsèques d’une construction étatique bureaucratisée et refermée sur elle-même ?

 

Par Mohand BAKIR

Par touhami - Publié dans : Politique internationale
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 16:38

383854-charia-vigueur-ensemble-soudan.jpgSi l’Occident avait, au nom des Droits de l’Homme, condamné les dizaines de milliers de tortures et d’emprisonnements arbitraires avérés de citoyens prétendus « islamistes » en Tunisie et en Égypte (et d’autres pays bien sûr), j’aurais, aujourd’hui, compris l’indignation de ce même Occident à voir émerger la charia dans ces pays (y compris la Libye). Or, non seulement ce même Occident n’avait rien condamné, mais pire encore il applaudissait des deux mains les dictateurs mis en place et soutenus par ce même Occident. Je ne comprends donc pas pourquoi, à présent, les Occidentaux voudraient dicter à des peuples libres, et libérés, ce qu’ils devraient adopter comme civilisation, et surtout les empêcher de revenir à leurs essences et leurs sources naturelles puisées dans leur religion : l’islam. Sources déjà confisquées auparavant par un système colonialiste annihilant les valeurs islamiques. Il y a quelque chose qui me gêne profondément dans cet Occident arrogant, prééminent et s’affichant comme civilisation supérieure. On ne juge pas un  homme à ses comptes en banque et ses amas d’or, mais plutôt à ses qualités morales et humaines (le prophète Mohamed – paix et salut sur lui – était un berger analphabète et indigent). L’erreur monumentale de certains dirigeants occidentaux se situe à ce niveau-là. Encore faudrait-il, également, connaître le sujet de la charia et de la maîtriser avant d’en dire tout et n’importe quoi sur des chaînes de télé et de radio propagandistes à profusion. Au nom de quoi et de qui aurions-nous le droit de donner des leçons aux Tunisiens, aux Libyens et aux Égyptiens ? La démocratie serait-elle devenue un système dictatorial ? Désormais, la question est véritablement posée.

 

En Occident, notre système juridique est devenu si complexe que parfois les Docteurs en droit eux-mêmes s’y perdent. A moins d’être avocat, on n’y comprend plus rien. Sans doute aussi une manière de brouiller les cartes et de rester ainsi maître d’un système opaque de la part du pouvoir politique. On sait, par opposition, qu’autrefois, dans les tribus arabes ou les villages africains, un comité de sages, constitué de personnes intègres, à la moralité reconnue par tous, et d’un âge mûr, rendait justice et tous se conformaient aux décisions prises quelles qu’elles eussent été. Parce qu’il y avait l’acceptation en des être humains fondés à exercer ces responsabilités, et la confiance placée en des personnes respectables et respectées. Qu’avions-nous de plus que ces civilisations que nous traitions de « sauvages » ? Je refuse aujourd’hui de donner des leçons aux Tunisiens, aux Egyptiens et aux Libyens. Ils sont assez grands pour décider de leur avenir. Nous ne sommes en rien leurs tuteurs. Nous ne sommes en rien des exemples pour eux. En France, par exemple, dans les banlieues, il y un regain de l’islam dans les foyers musulmans. S’est-on seulement interrogés sur ce phénomène ? Non, on se contente de snober ces gens considérés comme incompatibles avec les valeurs de la République. Le drame des Occidentaux, particulièrement les laïcs, est que l’Etat peut peut-être tout, mais il y a tout de même une chose qu’il ne peut pas : se substituer à Dieu. Tout son problème est là.  

 

Touhami Moualek

Par touhami - Publié dans : Politique internationale
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 16:28

BHL---copie-1.jpgNous avons tous en tête cet adage : « Le loup est entré dans la bergerie », signifiant que le mal est fait. Et je crois bien qu’en la personne de BHL (monsieur Bernard Henri-Lévy), né en Algérie, précisément à Béni-Saf en 1948 (Oranie, Algérie), le loup est cette fois-ci bel et bien entré dans la bergerie. Parce qu’en France, nous connaissons le personnage pour ses prises de positions directes et sans équivoque en faveur des dirigeants sionistes israéliens. Il se prétend lui-même un supporter inconditionnel du sionisme, une idéologie politique raciste et sectaire (BHL en est sectateur) prônant la conquête de tout le Moyen-Orient, et ce quels que soient les moyens mis en œuvre et le nombre de victimes ; la légitimité de cette obscure et satanique entreprise est la Bible (ancien testament). BHL est également le personnage qui n’a jamais osé critiquer – bien au contraire il les a légitimés et appuyés par des propos indignes d’un philosophe soi-disant humaniste, mais partisan certifié – les massacres perpétrés par Tsahal en Palestine occupée, au Liban, et d’une manière générale au Proche-Orient. Les crimes commis par les dirigeants sionistes ne se comptent plus.


Et voilà qu’une journée de colère a été programmée en Algérie. Cela signifie que les opérations de déstabilisation de l’intérieur de l’Algérie ont d’ores et déjà débuté. La Nation algérienne est très composite, ce qui est une aubaine pour les sionistes, maîtres en matière de diviser et qui évidemment se feront un plaisir de poursuivre cette politique du diviser pour régner, montant les unes contre les autres les différentes communautés algériennes (à commencer par la région de Kabylie), prétextant le droit à une indépendance pour chacune d’entre elles. A ce sujet, en termes de droit, les sionistes devraient se dispenser de donner des leçons, eux qui ont spolié les Palestiniens, ont dénié le droit à l’existence de ce peuple, et continuent encore de coloniser leurs terres, après avoir fait de l’Etat juif d’Israël l’une des plus terrifiantes et plus inquiétantes forteresses militaires au monde, véritable casernement où regorgent des armes atomiques, des armes des plus sophistiquées, et des millions de tonnes de bombes. Ces arsenaux militaires font d’Israël un entrepôt militaire pouvant user d’armes de destruction massive, dont beaucoup sont interdites par les conventions de Genève, à échelle planétaire. Mais peu importe, BHL se fiche du droit international quand il s’agit de la sécurité d’Israël. Et il n’est pas le seul sioniste en France à opter pour ce choix.   


17octob3Mais soyons clairs. BHL est un agent du Mossad (services secrets israéliens) ; il travaille en étroite collaboration avec les dirigeants criminels de guerre sionistes. Ce n’est un secret pour personne. L’idée de BHL, et d’autres, est donc celle-ci : choisir comme jour de révolte en Algérie le 17 septembre. Pourquoi ? Napoléon III serait entré en Algérie le 17 septembre 1760, rêvant de créer un Etat juif s'étalant d'Alger à Bagdad et sous protectorat français. Rêve resté vain. Quand nous disions et écrivions que la guerre d’Algérie n’était pas encore terminée pour beaucoup de Français, nous étions dans le vrai. Cette réalité est devenue une évidence. Il y eut, en effet, des tas d’occasions offertes à la France lui permettant de faire un pas vers une reconnaissance des crimes commis en Algérie au nom d’un système colonialiste cruel et inhumain. Quel historien digne de ce nom pourrait encore le contester ? Ces occasions furent une à une gâchées à cause du lobby juif dominant et très influent en France. Et BHL fait partie de ces cercles influents et constitués autour de Nicolas Sarkozy.

 

Plus inquiétant encore, Nicolas Sarkozy aurait lâché (selon des sources arabes fiables) aux responsables du CNT, qui s’interrogeaient sur les réticences des autorités algériennes à leur accorder une légitimité, comme si celle-ci était immédiatement due sur le champ, ceci : « Attendez de voir ce qui va se passer en Algérie d’ici un an, et en Iran d’ici trois ans. » Ces paroles sont évidemment irresponsables, et d’autant plus venant de la part d’un Président de la République, et sont sources de conflits avec l’Algérie. Les Algériens pourraient, si ces informations s’avéraient, prendre de telles paroles comme une ingérence dans les affaires intérieures d’un pays souverain et reconnu comme tel par la communauté internationale. L’Algérie n’a décidément pas fini d’alimenter des fantasmes colonialistes que l’on croyait pourtant révolus à jamais. Inutile de préciser à tous les sionistes de la Terre et à leurs amis et alliés que ces opérations de déstabilisation en Algérie n’auront, en fait, qu’un effet, celui de souder et d’unir la Nation algérienne ; une Nation algérienne que « l’Algérie française » de BHL n’a pas pu ou n’a pas voulu créer. L’Algérie n’est pas la Libye. En le croyant BHL commettrait l’erreur de sa vie.

 

Touhami Moualek

Par touhami - Publié dans : Politique internationale
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