Dans une société, quelle qu’elle soit, dès lors que les injustices, la corruption et les misères sociales grossissent, de manière exponentielle, le
nombre des malheureux touchés par les souffrances et les difficultés sociales, le peuple n’a plus d’autre choix que celui de se révolter. C’est ce qui s’est naturellement produit dans les pays
arabes dirigés par des despotes, des oligarchies autoritaires. Dans ces pays, des dirigeants sont déjà tombés et d’autres tomberont encore, c’est inévitable, tout cela n’est qu’une question de
temps ; c’est écrit. On ne gouverne pas par l’injustice, la corruption, la loi du plus fort. Car la justice l’emporte toujours sur l’injustice, la vérité sur le mensonge, la lumière sur les
ténèbres. Le temps d’un rééquilibrage naturel entre le Bien et le Mal, puis ces injustices auront vécu. La conscience humaine connaît cette règle ; elle y est gravée de façon innée. L’histoire
nous révèle à ce sujet des preuves indéniables. Ainsi, lorsque des oppresseurs s’installent dans des territoires conquis par la force, et que ceux-ci imposent leurs lois et leurs règles par le
glaive, ces mêmes envahisseurs généreront systématiquement une résistance au sein même des personnes asservies. Le temps que cette résistance s’organise, trouve le talon d’Achille de ses
oppresseurs, riposte, frappe, et le temps, pour l’occupant, est alors compté. La France en Algérie est un exemple. Et comme dans toute opposition entre oppresseurs et oppressés, les premiers vont
par réflexe autoritaire tenter de mater les soulèvements des seconds, d’éteindre les braises de la révolte au plus vite. C’est une réaction défensive brutale imposée par l’idéologie de tout
pouvoir dominant. Et c’est précisément à ces moments précis que toutes les puissances impérialistes, colonialistes, perdent déjà leur combat, parce qu’elles commettent toutes la même erreur,
celle d’avoir tout misé, tout investi, tout placé sur leur unique force. Et tout règne basé sur la force ne dure qu’un temps, celui imparti à cette force. Ensuite, c’est l’écroulement,
l’effondrement ; le château de cartes, de paille, tombe dans le vide, le néant de l’inexistant. Le compte à rebours aboutissant à une libération finale et inéluctable de tout peuple asservi
débute au moment même où l’on enchaîne des hommes pour les piller, les spoliés, leur voler leurs terres. Parce qu’on n’enchaîne jamais un homme impunément juste pour en faire un esclave. C’est
déjà avouer ses faiblesses, reconnaître ses fautes ; l’homme est doté de conscience et cette conscience ne le trahit jamais, de même qu’elle lui rappelle sans cesse qu’il est des voies sans
issue, à ne pas emprunter au risque de s’y enliser, d’y perdre son âme. Il aura été prévenu.
Cela nous renvoie, bien entendu à la guerre en Palestine. Tout un peuple (palestinien), qui ne demandait rien à personne, s’est vu privé de ses terres, de ses droits, de
ses biens, parce que d’autres hommes, au nom d’une bible falsifiée, d’une histoire revue et corrigée, datant de plusieurs siècles, pour ne pas dire des millénaires, ont décidé, avec l’appui et
l’aval des puissances occidentales, tout autant coupables, de s’approprier ce qu’ils ont désigné comme étant leur terre promise. Cette situation a naturellement eu pour effet de générer une
résistance qui, depuis plus de 63 ans, lutte pour sa liberté, sa dignité et ses droits les plus fondamentaux, tels que rappelés dans la charte internationale des Droits de l’Homme. Et
inévitablement, inexorablement, cette occupation par la force finira bien par chanceler, basculer, puis chuter, pour disparaître, comme elle est venue, dans les archives de l’histoire des combats
perdus d’avance. Un peuple (prétendu juif) est venu, Thora à la main, s’installer en Palestine ; ce prétendu peuple se dit : peuple élu de Dieu. Si cela est juste, les Juifs survivront en
Palestine et gagneront leur combat. Si cela est faux, les Juifs devront rendre, un jour où l’autre, des comptes aux Arabes (et non arabes) palestiniens. L’opposition entre le vrai et le faux, le
Bien et le Mal, a débuté. Mais ce qui apparait déjà certain, c’est qu’en aucun cas, le racisme, l’apartheid, le colonialisme, l’injustice, la barbarie, le crime et le mensonge ne sauraient être
considérés comme incarnant le Bien. Sauf peut-être de la part des seuls sionistes.
Touhami Moualek
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Engagé militairement pour le compte d’un autre pays que la France : Israël, Gilad Shalit a été fait
prisonnier – et non pas otage !, terme inapproprié volontairement utilisé par des médias aux ordres des puissants lobbies – par les résistants du Hamas. C’est alors que nous avons appris que
ce jeune soldat était un binational : franco-israélien. Sur le papier, puisque Gilad ne parle (ou en tout cas ne parlait) pas un mot de français. Et l’on nous rebat les oreilles du droit
mais également du devoir, en visant expressément la communauté maghrébine, alors que dans cette affaire de Gilad Shalit la nationalité française ne sert que de droit à porter secours à un
prisonnier qui n’avait qu’un seul devoir en tête, celui de se mettre au service de Tsahal, armée israélienne qui occupe illégalement la Palestine. Des hommes politiques français ayant prêté
allégeance aux sionistes et au sionisme iront jusqu’à se servir des murs des mairies (hôtel de ville des citoyens de la République) pour afficher en grand la photo de Shalit.
Personne d’entre ces misérables judas de France ne fera rien pour un autre détenu franco-palestinien, un étudiant : Salah Hamouri. En effet, le
13 mars 2005, alors qu’il se rendait à Ramallah, Salah est arrêté une troisième fois. Il passera trois mois en isolement et en interrogatoire, une technique de sape israélienne des plus sordides.
Il est accusé de complot contre le rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel du parti religieux d’extrême droite SHAS, sur le seul fait qu’il est passé devant le domicile de ce rabbin en voiture trois
mois avant son arrestation. Salah Hamouri sera également accusé d’une présomption d’appartenance à un mouvement de jeunesse prétendu proche du FPLP et dont Salah n’a jamais été membre. Il
connaîtra tour à tour camps, prisons, centres… Après une vingtaine d’audiences repoussées faute de témoins et de preuves, Salah sera condamné le 17 avril 2008 à sept ans de prison pour « complot
et appartenance aux jeunesses du FPLP ». Une espèce de compromis qu’il acceptera en plaidant « coupable », car il risquait d’être condamné à plus de sept ans s’il refusait cette
« offre ». Ainsi, Salah a été jugé par ses propres oppresseurs, par un tribunal militaire, et gardé dans les geôles (à Shana) sans qu’il y ait eu le moindre début d’indice et de preuve
de sa culpabilité. C’est un prisonnier politique ; preuve que l’Etat juif d’Israël n’est pas une démocratie. Et contrairement à l’affaire Gilad Shalit, l’Elysée et les officiels français
n’interviendront pas pour demander la libération de Salah, ou ne le feront qu’à demi-mot, pour ne pas trop gêner leurs acolytes sionistes israéliens. Quelle injustice ! Quel mépris pour
notre République !
Et pendant ce temps, sur la chaîne de télévision BFM, le journaliste chroniqueur Olivier Mazerolle nous expliquait que cette libération de
Gilad Shalit faisait beaucoup de publicité au Hamas, considéré comme un obstacle à la paix par le journaliste lui-même. Faut-il rappeler, une fois de plus, qu’à l’instar des Résistants français
qui combattaient le nazisme (j’ose la comparaison car aujourd’hui elle s’impose d’elle-même compte tenu de tous les crimes de guerre commis par les dirigeants sionistes israéliens) les
combattants du Hamas résistent à leurs oppresseurs et colonialistes sionistes. Les dirigeants du Hamas ont d’ailleurs été démocratiquement élus. Faut-il également rappeler que M. Mahmoud Abbas,
interlocuteur privilégié des Occidentaux, et d’Olivier Mazerolle pour l’occasion, n’a absolument rien obtenu des israéliens. Pas d’Etat. Pas de Jérusalem-Est. Pas de retour des réfugiés. Pas
d’arrêt des colonies qui continuent de plus bel. Pas de retour aux frontières de 67. Il n’a reçu que mépris, menaces et insultes. Et dans ce cas, nous sommes nombreux à préférer ceux qui se
battent à ceux qui rampent. Et nous avons eu également l’intervention de Mme Ruth El-CRIF qui elle a salué le courage de certains hommes politiques français. « Pourquoi courage ? »
lui a demandé le présentateur étonné. « Parce qu’en France, il y a des populations françaises pro-palestiniennes et qu’il a donc été courageux de prendre position pour la libération de Gilad
Shalit » a-t-elle répondu. Incroyable ! Mais madame, il y a en France des pro-palestiniens comme il y a, tel que vous, des pro-sionistes israéliens. Où est le problème ? Les
pro-israéliens détiennent le pouvoir en France ; vous ne le savez peut-être pas ? C’est en vérité bien étonnant. Les pro-palestiniens, eux, on leur reproche d’importer le conflit du
Proche-Orient en France. Lorsque des élus du peuple affichent sur les murs des mairies la photo de Gilad, qui importe le conflit ? Et quand des miliciens de la LDJ (Ligue de Défense Juive)
et du BETAR clament qu’ils se rendent en Israël pour aider leurs frères juifs à combattre les Palestiniens, qui importe le conflit ? Je pourrais continuer ainsi longtemps. Mais ce qui est
encore plus choquant est le fait qu’il me semblait qu’un journaliste se devait d’adopter une neutralité et faire preuve d’impartialité dans l’information qu’il donne. Et là également, qui importe
le conflit israélo-palestinien en France ?
D’aucuns affirment que reconnaître un Etat palestinien n’aurait aucun sens dans la mesure où la bande de Gaza a été évacuée (sous les
projecteurs, pour bien montrer au monde entier les efforts inhumains des colons juifs déversant des larmes de crocodiles et en plein déchirement, les pauvres !) et que cela n’a pas empêché
les dirigeants criminels israéliens de bombarder, par la suite, Gaza à maintes reprises, massacrant des milliers de civils, et de boucler cette ville de manière autoritaire, en imposant un
embargo inhumain dans la mesure où ce sont des enfants, des femmes et des vieillards qui vivent ainsi dans des conditions moyenâgeuses ; la bande de Gaza est devenue un véritable camp de
concentration à ciel ouvert (1,5 million d’habitants pour une superficie de 360 km2 !) Israël pratique comme loi du talion la punition collective. Tout cela sous les yeux de la communauté
internationale et sous le regard lâche de l’ONU ; organisation internationale chargée en théorie de faire régner la paix sur Terre, et gouvernée de l’intérieur par des sionistes ultra
radicaux. Ces derniers brandissent le droit de veto dès qu’il s’agit de rappeler Israël à l’ordre. Autre remarque fondée : les colonies dans les territoires occupés continuent. Comment prétendre
instaurer la paix et la réconciliation, de la part des sionistes, et en même temps conduire une politique de colonisation par une illégale occupation des sols ? Enfin, reconnaître un Etat
palestinien, cela revient, pour les Palestiniens, à entériner définitivement et implicitement l’Etat d’Israël avec des frontières déterminées. Ce que beaucoup se refusent à cautionner. Pour
toutes ces raisons, de nombreux observateurs prétendent qu’il n’existe de fait qu’une solution, celle de chasser les colons de Palestine en usant de la manière qui fut employée par les sionistes,
c’est-à-dire l'usage de la force.
Je fais partie de ceux qui pensent qu’il faut un Etat palestinien, avec des frontières sûres et reconnues par la communauté internationale :
frontières d’avant la guerre des six jours. Cela donnerait, d’une part, une légitimité juridique, en termes de droit international, à l’Etat palestinien, de faire cesser toute colonisation,
et, d’autre part, de revendiquer l’inviolabilité de ses frontières. Car aujourd’hui que se passe-t-il ? Les sionistes mettent sur la table des problèmes pêle-mêle et qu’ils savent
insolubles, à savoir l’administration des colonies, le droit au retour des réfugiés, le statut de Jérusalem, et le retrait aux frontières d’un hypothétique Etat Palestinien. Ils ne recherchent, à
l’évidence, qu’à gagner du temps et à s’implanter plus dans les territoires occupés par de nouvelles colonies. Quelles conséquences a eu la stratégie, appliquée par certains dirigeants
palestiniens, consistant à affirmer : Nous ne reconnaîtrons jamais l’Etat d’Israël tel qu’il nous a été imposé. On peut bien entendu comprendre cette position, mais il
faut reconnaître qu’elle n’a eu pour effet que d’affaiblir les Palestiniens. Pendant que les Israéliens se développent et accentuent leur domination dans la région, les Palestiniens
s’affaiblissent et sombrent dans le désespoir. Or, un Etat palestinien permettrait de négocier par la suite sur des sujets, non plus abstraits tels que les présentent les sionistes, mais
concrets. C’est-à-dire démontrer, dans le cadre du droit international, au monde entier, les désastres de la politique israélienne de colonisation, véritable mainmise, une fois de plus, sur des
terres palestiniennes ; de prouver également, qu’au nom d’une arme absolue : le droit à la sécurité, les sionistes refusent catégoriquement un retour aux frontières de 1967 ; et
au-delà, qu’Israël refuse un partage de Jérusalem (partie palestinienne et partie israélienne) dont il veut en faire sa capitale ; qu’Israël ne veut pas du tout entendre parler du droit au
retour des réfugiés palestiniens, alors que les sionistes, en 1948, plaidaient le droit à une patrie juive en vue de concrétiser un retour en totalité de la diaspora juive ; enfin, cela
mettrait en évidence une chose : les sionistes ne veulent pas de la paix, car cela les obligerait à faire des concessions ; et c’est bien sur ce point que les Israéliens sont acharnés
et inflexibles. Les Palestiniens, me semble-t-il, ont fait des concessions. Je crois qu’il faut mettre, une bonne fois pour toutes, Israël face au droit international, celui dont les médias aux
ordres nous rebattent les oreilles à longueur de journée. Le droit, tout le droit, rien que le droit !
Aujourd’hui, nous ne nous battons plus pour la sécurité d’Israël, c’est chose faite. En effet, cette sécurité existe et elle est garantie
par toutes les puissances occidentales. Nous nous battons contre l’insécurité permanente des Palestiniens, exposés au colonialisme féroce des sionistes, aux expéditions punitives, et devenus les
victimes d’une Shoah dont ils ne sont, ni de près ni de loin, les responsables. Bien au contraire, ils avaient, durant la seconde guerre mondiale, accueilli à bras ouverts les Juifs évadés d’une
Europe devenue, pour eux, un véritable cimetière. Les nazis expédiaient les Juifs dans des camps de la mort, tandis que beaucoup, parmi ceux qui défendirent le droit à un Etat juif au lendemain
de la guerre de 39-45 dénonçaient les Juifs à la Gestapo allemande. Contrairement au mythe d’une France résistante que le Général de Gaulle s’est évertué à défendre et à répandre (je le
comprends), notamment en sauvant le général vichyste Pétain d’une exécution par un peloton militaire, je crois bien qu’il y avait en France plus de collabos que de résistants. Les Jean Moulin se
comptent sur les doigts d’une seule main. Ceci est un simple rappel à tous les Juifs de France qui l’auraient vite oublié.
A un moment donné, les mots ne suffisent plus, il faut passer aux actes. Nous sommes nombreux en France à nous préoccuper du sort des Palestiniens,
victimes de la barbarie et du colonialisme israélien. Les sionistes ont longtemps eu pour argument de défense cette formule toute faite : Comment voulez-vous discuter avec des Palestiniens
qui ne reconnaissent pas l'Etat d'Israël et qui ne jurent que par sa perte ? Nous étions encore dans le cliché populaire et propagandiste du sionisme mettant en relation le pauvre petit
soldat israélien en danger de mort face à l'horrible ogre arabe. Depuis, les dirigeants politiques palestiniens ont reconnu l'Etat d'Israël, ou, en tout état de cause, ont considéré qu'ils
se devaient d'en tenir compte du fait que celui-ci est implanté depuis des décennies dans la région.
Les révolutions dans le monde arabe étaient bien évidemment prévisibles. Cela fait plus de 30 ans qu'on en parlait. L'Algérie avait donné le départ dans les années 80. A cette époque, ce
pays ne reçut pas beaucoup de soutien de la part de ses pays voisins. Beaucoup avaient même envisagé un dépeçage de ce pays, au profit des Occidentaux et de leurs alliés "arabo-traîtres". C'était
bien entendu sous-estimer les Algériens et leur admirable capacité à réagir et à trouver les forces nécessaires à maintenir leur union coûte que coûte. Les groupuscules séparatistes de la région
de Kabylie tenteront bien - comme si l'Algérie n'était pas encore assez meurtrie - de profiter de la situation pour exiger une indépendance ; indépendance cautionnée par les dirigeants sionistes
d'Israël et de certains pays occidentaux revanchards et amis des sionistes. Réponse du Président Bouteflika aux Algériens de Kabylie : "Sans l'Algérie, vous n'êtes rien ; vous avez besoin de
l'Algérie..."
Il y avait des criminels israéliens, nous avons maintenant une criminelle israélienne ; oui, une femme (Tzipi Livni) qui ordonne des
crimes contre des enfants, alors qu’en théorie les femmes donnent la vie à des enfants (n’est-ce pas madame Carla BRUNI) ; une femme reçue par notre Président de la République en grandes pompes,
avec tous les honneurs. Honte à vous, hommes qui avez perdu votre dignité, votre honneur. Honte à vous hommes lâches, sans âme ; vous cautionnez des crimes odieux, vous vous cloîtrez dans un
silence assassin, un silence complice, un silence pleutre. Que de crimes vous aurez sur la conscience.