Sport et société

Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 14:36
 Et quel meilleur pays que l'Algérie, une Nation qui a payé le prix du sang pour le respect de sa dignité et de sa fierté, pouvait aller en Afrique du Sud, le pays de Nelson Mandéla, un homme qui a passé 25 ans de sa vie en prison, uniquement parce qu'il est NOIR ?



La nébuleuse FIFA (Fédération Internationale de Football Association) a encore démontré au monde entier ses néfastes manières, son alignement sur l’argent roi et ses mafieux procédés. En effet, quel jeu, quel sport, quel pari, quel comportement humain tout court permet-il que l’on recoure à la tricherie ? Quel exemple donnons-nous à nos enfants lorsque ceux-ci voient de leurs yeux, sur grand écran, que l’on peut tricher, pour peu qu’on le fasse à l’insu de l’arbitre ? Confirmant ainsi ce pervers et cynique postulat : « Il n’est pas interdit de voler, ce qui est, en revanche, interdit, c’est de se faire prendre. » Belle mentalité ! Quel exemple de conduite ! Une illustration parfaite de notre ère maudite.

 

En ce qui me concerne, une fois n’est pas coutume, je dirai : Honneur aux vaincus !  Ce ne fut pas une balade irlandaise pour les Français, dominés physiquement et techniquement, pratiquement dans tous les compartiments du jeu. Triste, morose, frileuse, terrifiée par l’enjeu, l’équipe de France n’a absolument pas démontré qu’elle méritait son billet pour le pays de Nelson Mandéla. Le terme de miracle a été utilisé par des journalistes français peu scrupuleux et fielleux. Un miracle est un phénomène, par définition et par nature, inexpliqué. Or, la qualification de l’équipe de France s’explique clairement par une évidente main de Thierry Henry. Ce dernier ne s’est d’ailleurs pas contenté d’une main discrète ; il a carrément accompagné le ballon de sa main à la manière d’un basketteur ou d’un handballeur. Je crois que Michel Platini, Président de l’UEFA, est contre le recours à la vidéo parce que, dit-il, cela casserai le rythme du jeu. Et au football, effectivement, cela est très important. Je suis donc assez d’accord sur le fond. Mais Michel Platini, voyez comment le gardien irlandais est allé protester auprès de l’arbitre après que celui-ci a validé le but. Il s’est passé plusieurs minutes par la suite. Et là, si nous avion eu recours à la vidéo, cela n’aurait en rien cassé le jeu, et moi je ne serais pas en train d’écrire cet article, scandalisé et mal à l’aise d’avoir vu l’équipe de France, championne du monde en 1998, recourir à la triche pour se qualifier à une phase finale de coupe du monde.

 

Assurément, ce soir du mercredi 18 novembre 2009, le cœur était côté irlandais, pas côté français. La hargne, la combattivité, la volonté et la rage de vaincre se trouvaient dans les tripes des Irlandais. Suis-je antifrançais en disant cela ? Non, je suis loyal et honnête. Ce sont les lois du sport qui le veulent. J’avais mal pour les pauvres Irlandais. Le sport ce n’est pas cela. Le sport c’est la gagne, certes, mais à la loyale, sans tricherie, ni duperie. La fin ne justifie pas tous les moyens. Le sport comporte une noble éthique, celle de la loyauté et du respect de l’adversaire. La FIFA devrait être la garante de cette morale sportive. L’argent, les enjeux financiers ne peuvent prendre le dessus sur les règles sportives. Tôt ou tard, c’est le football qui paiera les frais de toutes ces injustices répétées et cautionnées par la FIFA, puisque celle-ci ne revient jamais sur une décision arbitrale même lorsque la vérité et l’évidence crèvent les yeux et l’écran. Le monde entier a vu l’injustice, qu’attend donc la FIFA pour réparer ? La FIFA fait preuve d’une dictature intolérable.

 

Raymond Domenech a des idées bien arrêtées. Il a ses convictions, ses stratégies particulières. Et tout le monde respecte ses choix. Je fais partie de ceux qui auraient souhaité qu’il eût été prié de quitter la tête de la sélection nationale, après la débâcle française à l’Euro 2008. La fédération française en avait décidé autrement, pour plusieurs raisons. Mais lorsqu’un entraîneur a le privilège de disposer d’un joueur de la classe d’un Karim Benzéma, joueur convoité par les plus grands clubs mondiaux, et que cet entraîneur laisse cette perle rare sur le banc de touche, alors je dis qu’il y a comme une part de folie, de surréalisme et d’irresponsabilité de la part du sélectionneur national. C’est un manque de respect également pour les dizaines de milliers de spectateurs venus voir les plus grands joueurs exercer leur talent. Par son entêtement et son style particulier, Raymond Domenech ne s’est créé du tort qu’à lui-même. De plus, cet entraîneur aurait-il des problèmes avec les joueurs français d’origine maghrébine ? On se souvient que le courant ne passait pas bien entre lui et Zidane, notamment lors de la coupe du monde déroulée en Allemagne en 2006. Quid de Nasri, Ben Arfa…

 

Je ne cache pas ma honte. Je suis déçu, resté sur ma faim. Je m’attendais à une qualification haut la main et ce fut une qualification due à une basse et vilaine main. J’ai le vif regret de dire, avec respect et objectivité, que l’entraineur national a échoué dans ses différentes missions. Depuis juillet 2004, c’est-à-dire après plus de 5 ans à la tête de la sélection nationale, Raymond Domenech n’a pas réussi, comme le fit Aymé Jacquet, à se bâtir une équipe type correspond à son style de jeu (celui de l'entraîneur), et surtout il n’a jamais réussi à insuffler un mental et une âme de gagnant aux joueurs français retenus. Je sais, ce n’est pas facile de diriger une équipe nationale de football. C’est même très difficile. Cependant, le football est un sport magique, car il se joue avec un ballon capricieux et des hommes, à la base, orgueilleux et individualistes. Le ballon capricieux incarnant celui par lequel des hommes égoïstes deviennent miraculeusement solidaires entre eux. Et ce n’est qu’au prix d’une solidarité, d’une fraternité sans faille qu’une équipe remportera le match. Cette solidarité entre Raymond Domenech et ses joueurs existe-t-elle ? Je le souhaite vivement. Réponse en Afrique du Sud ; été 2010. D’ici là, souhaitons une bonne préparation à l’équipe de France.

 

 

Le match opposant la France à l'Irlande, aurait dû, en toute ligique être rejoué. La France a, en effet, d'autres armes pour se qualifier que celles de la triche.

 

Touhami Moualek

http://www.edilivre.com/doc/16035

Edilivre.com : La Déchirure


Par Moualek Touhami - Publié dans : Sport et société
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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 14:37

 

 

L'équipe de football algérienne serait-elle indésirable en Afrique du Sud ?

 

 

 

 

Incroyable ! Inadmissible ! Inqualifiable ! Il ne s’agit pas de prendre partie pour l’équipe de football algérienne, mais soyons objectifs :


Imaginons, chers Internautes, une seule seconde que l’équipe de France de football ait été victime de jets de pierres de la part de stupides supporters irlandais, et qu’elle ait été obligée de jouer le match, en terre irlandaise, en alignant des joueurs blessés et diminués physiquement et moralement, suite à ces intolérables agressions. Qu’aurait été la réaction, d’une part de la fédération française de football, et d’autre part celle de la FIFA ? Je ne parle même pas des supporters français…


Imaginons également que l’arbitre de la rencontre du match Egypte-Algérie ait été obligé de siffler un penalty flagrant en faveur de l’équipe algérienne. Ce pauvre arbitre aurait-il pu par la suite rentrer chez-lui vivant ? La FIFA, par son irresponsabilité, par sa politique éhontée du deux poids deux mesures caractérisée par une justice au service des Puissants et d’une autre justice délivrée aux Misérables, a mis en danger l’intégrité physique et morale des joueurs algériens, mais a également rendu impossible les tâches des arbitres, ces derniers ayant été obligés d’accorder 6 minutes de temps additionnel, car il fallait à tout prix que l’Egypte marquât un second but.


Si vous y ajoutez que le match d’appui aura lieu à Khartoum, au Soudan, pays frontalier avec l’Egypte, je pense que pour les Algériens, la coupe est pleine. Bien sûr, le football n’est qu’un jeu. Mais quel jeu permet-il que l’on n’en respecte pas les règles ? L’argent a définitivement tué le football. C’est aujourd’hui visible à chaque match important. La FIFA attend-elle qu’il y ait des morts sur le continent africain pour enfin prendre des mesures qui soient réellement à la hauteur de ce sport populaire et hyper médiatisé ?  


Lorsqu’un joueur, dans quelque jeu que ce soit, triche, eh bien ce joueur doit être disqualifié sur le champ. L’équipe de football égyptienne aurait dû être disqualifiée. Dans le meilleur des cas, le match aurait dû se dérouler sur terrain neutre, à huis clos. Lorsqu’un pays est incapable d’assurer la sécurité de ses hôtes, cela fait de ce pays une nation indigne d’assister à une compétition internationale de la dimension d’une coupe du monde.


Quant à la FIFA, celle-ci est directement responsable des débordements, des chahuts, des casses et des violences d’avant et d’après match ; son laxisme et son iniquité la discrédite dans le continent africain. On se souvient d’ailleurs tous d’un autre scandale, d’un autre match de la honte, c’était en Espagne en 1982 (Coupe du Monde), lors d’une rencontre truquée opposant (les cousins) l’Autriche à l’Allemagne et dont le score final arrangé à l’avance était déjà destiné à évincer l’équipe algérienne de la compétition. Aujourd’hui, on peut donc dire : FIFA = MAFIA.


Je condamne pour ma part et de manière nette les violences et les émeutes qui ont eu lieu en France, notamment à Marseille, après le match Egypte-Algérie. Je formule le vœu que la communauté algérienne de France (ou franco-algérienne) fête dignement la qualification, que j’espère personnellement, ou bien l’élimination de l’équipe algérienne. Dans le contexte actuel, des débordements de violence ne feraient que creuser davantage le fossé entre communautés françaises et donneraient, bien sûr, du grain à moudre à toutes les extrêmes.



Touhami Moualek   

Edilivre.com : La Déchirure


Par Moualek Touhami - Publié dans : Sport et société
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Mardi 11 juillet 2006 2 11 /07 /Juil /2006 14:15
 



Avant toute chose, il faut respecter la nouvelle équipe championne du monde : l’Italie. Même si elle n’a pas vraiment brillé par son jeu, l’Italie a gagné sa quatrième étoile parce qu’elle a su être efficace. On se doit de la féliciter. Pour le reste, je pense que l’équipe qui a produit le meilleur jeu, au cours de ce mondial allemand, est l’équipe française ; tous les observateurs seront à-peu-près d’accord là-dessus. Mais je conviens que c’est une bien mince consolation.  


La FIFA s’oppose catégoriquement à l’utilisation de la vidéo dans les phases de jeu litigieuses. Or, sur l’horrible geste (difficilement excusable parce qu’on ne répond pas à la provocation par la violence) de Zidane à l’encontre de Materazzi, tout prête à penser que l’on a bien eu recours à la vidéo. Ce n’est pas dans le règlement. En conséquence, Zidane et Materazzi auraient dû, selon l’usage, être sanctionnés à posteriori. De plus, l’arbitre, dépassé par les événements, n’a pas cherché à savoir ce qui s’est réellement passé en interrogeant les joueurs concernés par l’incident, via les deux capitaines, et aviser ensuite. Quoi qu’il sen soit la FIFA devra trancher entre l’utilisation ou non de la vidéo. Ce n’est plus possible !


Il ne faudrait pas non plus oublier le climat exécrable et détestable qui règne dans les stades italiens et espagnols, en particulier. En effet, des insultes racistes et xénophobes pleuvent dans les tribunes de la part d’une horde de nationalistes dangereux et nocifs pour l’esprit du sport. On dénote également, et très régulièrement, des jets de peaux de bananes sur les joueurs noirs ou maghrébins. Trop c’est trop ! A la longue cela finit par avoir des effets ravageurs sur les joueurs qui en sont les cibles.  Et si la FIFA ainsi que l’UEFA ne prennent pas des mesures draconiennes pour contrecarrer ces actes ignobles et intolérables, nous irons vers de plus en plus de dérives et de dérapages de la part des joueurs et des spectateurs. Nous avons été jusqu’à voir un joueur saluer le public d’un geste fasciste, rappelant le salut de Mussolini.


Zidane est un joueur talentueux. Personne ne peut le contester. Je ne pense pas que l’Italie ait, à l’heure actuelle, un joueur de cette classe et de cette dimension à aligner sur une compétition, telle que la coupe du monde. Bien sûr, vous me direz que cela n’a pas empêché l’Italie de remporter la coupe. Tout simplement parce que le football se joue à 11 joueurs.


Zidane a joué en Italie et en Espagne. Il a été idolâtré, adulé, comme il a été parfois lynché et sévèrement critiqué, particulièrement par les Espagnols lors du mondial. La presse française ne lui a pas fait de cadeau non plus. Il est vrai qu’en France, on renie vite ce que l’on a adoré la veille. C’est ainsi, ce sont aussi les tristes lots de la vie qu’il faut savoir encaisser.


Zidane est un homme appartenant à une double culture : il est Français d’origine algérienne. Cela le rend plus sensible aux actes et insultes racistes, mais aussi plus fragile, plus exposé, car directement concerné, aux attaques de ce genre. Materazzi le savait, il en a profité et ce n’est vraiment pas à son honneur. C’est un coup bas. Zidane est un écorché vif, un déraciné, un homme à la recherche de ses racines, même s’il a défendu les couleurs françaises avec patriotisme, conviction et loyauté. Parce que nous venons également de loin, nous, enfants d’immigrés, nous comprenons ses doutes, ses angoisses, ses peines et ses hantises.


Mais ce que je retiendrai de Zinedine Zidane, c’est cet immense talent qui fait de lui l'un des plus grands joueurs de tous les temps, forçant l’admiration, et lui valant le respect des plus grands joueurs de football de la planète. Un respect ressenti également partout dans le monde.


Un magicien va nous quitter. Un magicien qui nous aura fait rêver et su éveiller en nous l’amour de la France, en allumant une flamme, celle d’une fraternité nouvelle entre les Français de toutes confessions. Zidane a donné aux Français des choses qui n’ont pas de prix : de la joie, du bonheur et du rêve. Il n’y a que les magiciens qui sont capables de telles choses.


Et pour tout ça, merci et bravo Monsieur Zidane ! Materazzi, le provocateur récidiviste, n’arrivera jamais à la cheville de Zinedine Zidane.


Touhami Moualek

Par Moualek Touhami - Publié dans : Sport et société
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Mardi 11 juillet 2006 2 11 /07 /Juil /2006 13:59




Monsieur MATERAZZI, vous êtes un voyou parce que vous nous avez gâché une finale qui aurait dû être une magnifique fête de l’amitié et de la fraternité entre les hommes, quel qu’en fût le vainqueur. Vous avez entaché votre victoire et déshonoré le football italien. Qui pourra encore croire à la légitimité de votre courte victoire sur une brillante, loyale et courageuse équipe de France ? En effet, dès le début de la seconde mi-temps, votre équipe a jeté l’éponge et usé de tous les vices et travers imaginables pour tenter d’aller jusqu’aux tirs au but. Le football italien n’en sort pas grandi. Le sort vous a, aujourd’hui, donné raison, demain, il vous donnera certainement tort.
 
Tout le monde a vu le geste malheureux de Zidane. Même si on ne peut cautionner un tel geste, de la part du meilleur joueur mondial, on peut le comprendre, car Zidane a eu la réaction d’un homme blessé et touché dans son honneur.

Cette coupe du monde aura été la triste révélation de gamins et d’hommes simulateurs (Christiano Ronaldo), délateurs (Christiano Ronaldo et Bouffon), tricheurs (Materazzi), et racistes (encore Materazzi !) parce que déjà pourris et pollués par l’argent. C’est regrettable, mais nous n’en sommes qu’au début de ce qui va probablement écoeurer le monde entier du football.
 
La FIFA se doit de sanctionner sévèrement le joueur professionnel MATERAZZI qui a déshonoré l’éthique mondiale du sport et en particulier le football italien. En tenant des propos injurieux et racistes, ce voyou délinquant récidiviste du football a définitivement démontré que ce sont à présent les simulateurs, les comédiens, les délateurs et les ultras racistes nationalistes qui gagnent une coupe du monde. Quant à la presse italienne, celle-ci n’est pas crédible dans la mesure où elle condamne le geste de Zidane mais ne dit rien sur le comportement honteux, outrancier, injurieux et déshonorant de Materazzi.

Autre question : comment la FIFA a-t-elle pu laisser des joueurs italiens, mis en examen parce qu’impliqués dans des matchs truqués de championnat, participer à une phase finale de coupe du monde ? L’ombre d’un certain Paolo ROSSI planerait-elle encore ?

Devant de telles attitudes racistes de la part de certains pays occidentaux, et devant le laxisme affiché par la FIFA, reconvertie en une multinationale à but exclusivement lucratif, les Nations africaines, en particulier, feraient bien de réfléchir à d’éventuels boycotts des prochaines coupes du monde. Après tout, l’honneur ne se négocie pas. 
 
Messieurs les Italiens, un peu de tenue, s’il vous plaît ! En alignant des hommes d’origine africaine et nord-africaine dans son équipe nationale de football, la France ne renonce nullement à son identité. Bien au contraire elle assume son histoire et tout ce qui fait son identité.

Touhami MOUALEK
Par Moualek Touhami - Publié dans : Sport et société
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Mardi 4 juillet 2006 2 04 /07 /Juil /2006 10:53





Messieurs les joueurs de l’équipe nationale française de football, merci à vous. Quel que soit le résultat de votre prochain match, vous nous avez déjà fait rêver et pour cela nous vous en saurons gré pour longtemps. Mais bien entendu, nous espérons que vous irez jusqu’au bout, et sommes de tout cœur avec vous. D’ailleurs, vous avez magistralement démontré vos capacités physiques, artistiques et mentales, pour espérer aller plus loin dans la compétition, et pourquoi pas en finale. Le rêve n’est pas interdit.

Le football est un sport populaire, non élitiste. Sans la passion de ce sport mondialement adulé on ne peut pas comprendre l’engouement du public pour ce jeu d’équipe. Sociologiquement, une équipe nationale de football symboliserait, à échelle réduite, l’unité nationale, la solidarité, la fraternité, le génie créatif, la combativité, l’élégance artistique et esthétique de tout un peuple. Eh oui, le football serait un sujet de dissertation sociologique sans limite.

 

Cependant, il ne faudrait pas oublier une triste réalité : ce sport roi est encore pratiqué par des gamins qui jouent, aux quatre coins de la planète, avec un ballon fait de chiffons (c’était le cas du fabuleux Pelé), faute de pouvoir se payer un vrai ballon.

 

A défaut d’une langue qui serait commune à tous les terriens, le football est, par défaut, cette langue mondiale, universelle et indispensable. Je regrette qu’aujourd’hui, dans les banlieues défavorisées, des jeunes ne puissent pas s’inscrire dans des clubs de football en vue de faire de la compétition, parce qu’il y a un incroyable défaut de places. Ce qui parait hallucinant dans un pays où l’on encourage la jeunesse à pratiquer, si possible, un sport.  

 

En France, des bénévoles n’hésitent pas à donner de leur temps pour entraîner et encadrer des joueurs de football, participant ainsi à la bonne marche des championnats français de tout niveau. Leur seule récompense est de voir des gamins s’épanouir, se forger un caractère et une personnalité à travers la pratique du football. La France compte une des meilleures, sinon la meilleure, école de formation de football au monde. C’est sa force d’aujourd’hui. Cela a fini par payer, car le travail finit toujours par payer, il faut simplement persévérer et garder foi. C’est à tous ces bénévoles qu’il faut rendre hommage et témoigner une grande reconnaissance.

 

Alors Messieurs les ambassadeurs du football français, s’il vous plaît, au nom de cette passion commune qui unit les hommes, ne vous laissez pas récupérer par les gens du show business, de la politique ou de toute autre organisation à but lucratif, philosophique ou religieux. Le football appartient aux humbles, aux gens simples de la planète, à la classe populaire, aux seuls passionnés du ballon rond qui, en été ou en hiver, font vivre ce formidable sport. C’est pour cette raison qu’il demeure une discipline magique, même si malheureusement des industriels et des financiers tentent de l’organiser en un marché gigantesque, à ciel ouvert. Je parie qu’ils échoueront, car le football n’est pas une science exacte. Il n’obéit pas aux règles strictes des calculettes électroniques et des ratios économiques. Le beau jeu ne s’achète pas, il se crée spontanément entre des joueurs qui se trouvent instinctivement sur le terrain. 

 

On voit déjà poindre le bout du nez de tous ces pseudo intellectuels qui nous avaient promis de changer le monde. Finalement, ironie du sort, c’est le monde qui les a changés, à tel point qu’on ne les reconnaît plus. On les voit poindre, tous ces politiques aux paroles blessantes, humiliantes, qui n’hésitent pas à s’emparer des prérogatives que leur confère la République, et dont ils devraient se montrer dignes, pour s’engager dans les voies de l’exclusion, de l’injustice et de la xénophobie. On les voit poindre, tous ces prétendus « artistes » cauteleux prêts à tirer la couverture à eux dans l’unique intention de faire briller leurs paillettes, à défaut de faire briller leur esprit. On les voit poindre, tous ces fanfarons, ces marionnettes retorses, l’air hypocrite et insidieux, prendre le train en marche et chanter les louanges du football, qu’ils commentent, lorsqu’ils sont à comité restreint, en ces termes : « Ce n’est qu’un jeu bête et stupide. Quel plaisir y a-t-il à voir 22 joueurs courir bêtement après un ballon ? » Je m’amuse de voir tous ces freluquets s’intéresser subitement aux vertus du football, alors que la plupart d'entre eux n’en connaissent même pas les règles. Quel spectacle affligeant !

 

Messieurs les footballeurs de l’équipe nationale, la vie vous a donné un don précieux. Partagez-le généreusement avec ceux qui vous aiment et vous admirent parce que vous parlez le même langage qu’eux : celui du football. Ne vous laissez pas récupérer par ceux qui hier encore vous crachaient à la figure. Le football ne doit pas devenir une arme politique. Nous en avons assez des instrumentalisations à des fins propagandistes.


Petite anegdote : Je crois que Monsieur Jacques CHIRAC porte chance à l'équipe nationale de football, car je le pense réellement sincère, contrairement à d'autres, dans les encouragements qu'il adresse aux joueurs et à l'entraineur. 

 

Touhami Moualek

Par Moualek Touhami - Publié dans : Sport et société
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