A l'adresse des politiques

Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 23:53

BK-et-Libermann.jpgFinalement, je ne crois pas que Bernard Kouchner (the french doctor) ait autant de convictions qu’il le prétend, assurément. En effet, lors des récents épisodes pénibles et terribles des expulsions de citoyens européens Roms, il avait dit : « J’ai réellement songé à démissionner » ; seul problème : il est resté. Et puis, dernièrement, il s’est dit être victime d’humiliations de la part de proches conseillers de Nicolas Sarkozy (Claude Guéant et Jean-Daniel Lévitte). Quand on change de camp, il faut assumer, et il faut surtout être capable d’encaisser les critiques qui viendraient naturellement de la part de ceux que l’on aurait librement pris parti de rejoindre. Se considérer comme étant un proche du Président de la République, pour des raisons « canal historique », n’a jamais été une garantie tous risques, un bouclier, contre des attaques politiques et personnelles venant de toute part. Dans les milieux de la politique, seul le résultat compte. Nicolas Sarkozy, expert en la matière, en sait quelque chose. Invoquant une ouverture à gauche, Nicolas Sarkozy s’est servi de Bernard Koucher, d’Eric Besson, de Fadéla Amara, et même de Martin Hirsh, juste pour dynamiter la gauche et créer la division au sein même du PS. Il est donc mal venu de la part de Bernard Kouchner de se plaindre d’être charrié par ses nouveaux collègues de l’UMP alors qu’il n’a pas eu, lui, de scrupules à trahir ses amis politiques socialistes. Et très franchement, cela confirme mes doutes sur les sondages lorsque ceux-ci nous indiquent, entre autres, que monsieur Bernard Kouchner serait une des personnalités préférées des Français. Soit ces derniers seraient atteints de cécité et de surdité, soit, plus grave, ils seraient devenus complètement amnésiques.

Et mon « droit d’ingérence » me permet d’affirmer que ces mêmes Français sont les dindons de la farce d’une classe politique française n’ayant plus aucun respect pour ses électeurs. Trahir, c’est renoncer à ses rêves. Bernard Kouchner a renoncé à ses rêves dès lors qu’il avait rejoint les « politiques menteurs », spécialistes du camouflage « toutes affaires », en abandonnant l’humanitaire. Mais était-il réellement un humanitaire ? Etant donné les revirements, les reniements et les retournements de veste, on peut se poser légitimement la question. Quand on entre dans l’humanitaire, on y reste impliqué tout le temps. En sortir pour aller vers les sunlights, ce serait vendre ses convictions pour vraiment pas cher. Bernard Kouchner a trahi une première fois en lâchant l’humanitaire, et il a trahi une seconde fois en lâchant ses camarades du PS, toujours attiré par les premiers rôles, tel un acteur de cinéma. Finalement, Bernard Koucher n’est  qu'un mauvais acteur ; un acteur qui n’y croit plus lui-même. La comédie, on la joue au cinéma, jamais dans la vraie vie. Parce qu’on peut tromper les gens en faisant du cinéma, mais on ne peut tromper la vie en faisant croire qu’elle ne serait que du cinéma. La réalité reprendrait vite le dessus ; comme notre personnage, en l’occurrence, est vite revenu à la réalité : celle d’un verdict sans appel de la vie. On ne triche pas avec ses convictions, ce serait se mentir à soi-même.

 

Bernard Kouchner, l'Israélien ?


Touhami Moualek

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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 16:51


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Monsieur Le Maire de la Ville de Marseille,



Marseille est une grande ville réputée pour être une cité cosmopolite ; une ville aux métissages indéniables comme ceux que l’on peut trouver au Brésil, par exemple. Mon choix pour ce pays, le Brésil, n’est pas anodin. Voyez plutôt la suite.


Vos déclarations éhontées sur les « 15.000 Musulmans déferlant » appellent quelques remarques. Permettez-moi de les expliciter ci-après :


Tout d’abord, je ne crois pas, fondamentalement, que des élections, aussi importantes soient-elles, méritent que l’on offense, que l’on blesse, que l’on stigmatise systématiquement des citoyens français d’origine immigrée. Combien de temps, d’ailleurs, devrons-nous encore ajouter : d’origine immigrée ? On gagne des élections parce que l’on présente un programme, que l’on défend des convictions, des idées, des projets, mais sûrement pas parce que l’on sème la haine, le racisme, la xénophobie. Quel mérite aurait un homme à récolter des voix venant de racistes, d’extrémistes, de fous fanatiques prônant la haine ? Aucun ! Ce serait un déshonneur plus qu’une dignité.


Ensuite, supposons qu’en passionné de football je sois un supporter de l’équipe du Brésil. Le Brésil étant une nation de football qui régulièrement voit éclore des joueurs de génie dans ce sport populaire. Pelé et son équipe invincible des années 60-70 nous ont tous, nous les aînés, fait rêver. Avouez-le. Alors supposons également, toujours en tant que supporter frénétique des artistes brésiliens, que je décide de fêter la victoire de ce pays. Selon votre doctrine sectaire et intolérante, et si j’ai bien tout compris, je n’aurais pas le droit de fêter cette victoire, sous prétexte que je serais un citoyen français. Cela me parait absurde, idiot, voire ubuesque.


Enfin, si vous persistez à désigner des citoyens français d’origine maghrébine de Musulmans (ou des Musulmans français), alors vous devez également en faire autant pour les Chrétiens, les Juifs, les Bouddhistes, les athées, etc. Ce qui reviendrait à dire explicitement : des Juifs français, des Chrétiens français, des Bouddhistes français, etc. Je vous rappelle, Monsieur le Maire, qu’en vertu de la loi du 9 décembre 1905, portant sur la séparation des Eglises et de l’Etat, la religion est garantie par la Constitution, mais reste dans un cadre strictement privé. Vous ne devriez pas en tant qu'élu politique parler de religion.


En réalité, Monsieur le Maire, ces Français issus de l’immigration qui déferlent, pour reprendre votre vocable, témoignent de l’échec, de la faillite de la politique d’intégration mise en place par tous les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, et notamment par le parti politique influant dont vous vous réclamez. Assumez vos échecs au lieu de faire de ce problème un problème religieux et ethnique. Tout cela n’est pas sérieux.


Je suis agacé, j’en ai ras-le-bol, je suis outré, scandalisé, parfois démoralisé et meurtri de voir des hommes politiques brandir des mots accusateurs, outranciers, hyperboliques et démesurés à chaque fois qu’un citoyen français d’origine maghrébine commet un acte délictueux ou défile sur la Cannebière en agitant un drapeau autre que le drapeau français. Auriez-vous eu la même extrême réaction s’il s’était agi de supporters italiens, espagnols, portugais, hollandais, allemands, etc. ? Maîtrisez donc vos nerfs Monsieur le Maire. S’il y a eu des actes de vandalisme, des actions hors-la-loi, alors il appartient aux forces de l’ordre d’intervenir et à la justice de juger. Il ne vous appartient pas d’alimenter la haine et les conflits entre communautés. Lors de la victoire de l’équipe nationale française à la coupe du monde de 1998, ces Français que vous désignez de Musulmans avaient été les premiers à défiler sur les Champs-Elysées et partout ailleurs en France, dont Marseille, ville native d’un certain Zinedine ZIDANE. Vous en souvenez-vous ?


Ce débat sur l’Identité Nationale devient, décidément, une vraie calamité !


Touhami Moualek

 

Auteur de : La Déchirure – Algérie de mon père, France de mon enfance

Editions : EDILIVRE APARIS (edilivre.com)

 

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Jeudi 25 septembre 2008 4 25 /09 /Sep /2008 18:28

Alliance France / Israël : des liaisons dangereuses

 


A Monsieur PUPPONI, Député et Maire de SARCELLES, un élu du peuple qui se réjouit du bilan de l'Etat d'Israël puisqu'il a participé à la célébration du 60è anniversaire de deuil de cet Etat bourreau des Palestiniens :



Je pense qu’il est évident aujourd’hui que la France s’apparente de plus en plus aux différents pouvoirs israéliens. Beaucoup d’élus français, des élus du peuple, vantent, glorifient et se font les « Goebbels », les porte-parole des dirigeants israéliens, les propagandistes d’un Etat sioniste, un Etat Juif tel que défini dans sa propre constitution, dont l’abominable idéologie a toujours été le dessin d’un grand Israël ; cela à tout prix : la fin justifiant tous les moyens. L’Etat refuge d’Israël, destiné à recevoir les Juifs de la planète entière, est passé maître dans l’art et la manière de nourrir le terrorisme, de nourrir la haine, de nourrir les souffrances, de nourrir les crimes et les assassinats organisés, de nourrir l’humiliation, la colonisation, la spoliation, l’expulsion, de nourrir le racisme, l’apartheid et de régner, non pas par la justice et la paix comme l’a enseigné le grand et glorieux prophète Moïse, mais par la force ; une force qui tue, assassine, enlève, emprisonne, massacre et fait disparaître femmes, hommes et enfants. Israël a parlé ; Israël a régné ; Israël a existé. Mais Israël devra, un jour ou l’autre, répondre de tous ses crimes, de tous ses forfaits. Un peuple croyant ne peut ignorer que la punition divine est et sera bien pire que celle des hommes. Tôt ou tard, le destin nous rattrape ; il n’est de puissance que par celle du Créateur. Israël a volé ; Israël devra rendre.

 

Lorsque les sionistes sonnèrent l’heure du retour vers la terre promise pour tous les Juifs de la diaspora, les Palestiniens étaient loin de penser qu’ils allaient être les malheureuses victimes du plus grand complot et du plus grand hold-up du siècle. Après la seconde guerre mondiale, les rescapés de la Shoah vont envahir la Palestine. Accueillis en amis par les Palestiniens, les Juifs vont d’abord s’installer, puis ensuite littéralement coloniser la Palestine, en achevant le travail qui avait été commencé par les sionistes, celui d’acquérir les terres des Palestiniens avec pour ordre de ne plus les vendre à aucun Arabe. Les Palestiniens seront dépossédés de leurs biens et de leurs terres, terrorisés dans le but de les forcer à quitter la Palestine, leur patrie. Un million d’entre eux se verra chassé, obligé de quitter la terre de leurs ancêtres. Les premières pierres à l’édification d’un futur Etat d’Israël étaient ainsi posées, cimentées. Cet Etat verra le jour « juridiquement » en 1948, imposé par la force, par les puissances militaires de l’époque. Depuis, guerres, désolation, morts, assassinats, souffrances, anéantissements, déchirures et désespoir hantent cette région sainte du monde qui fut le berceau des grands apôtres, des plus grands prophètes de Dieu. Qu’est devenue cette terre sainte depuis 1948 ? Un camp retranché, une prison à ciel ouvert, une machine à tuer, à exterminer ! Pauvre Etat d’Israël ! Soixante ans à peine et déjà déchu. Il aura fallu moins de temps que celui accordé à Moïse avant que ce dernier ne soit lâché, vendu, et offert en pâture à un veau d’or.

 

Alors, monsieur le député PUPPONI, si vous êtes heureux, réjoui et ravi d’un tel bilan, continuez à rester dans le camp des lâches. Le camp de ceux qui, coûte que coûte, assurent le service après vente d’un Etat d’Israël  qui a été vendu de force et sans aucun préalable au peuple palestinien. Pour ma part, je considère que la garantie n’est plus valable, qu’elle est tombée ; advienne ce que pourra. Mais une chose est d’ores et déjà sûre : vous ne pourrez indéfiniment mentir, cacher, camoufler et soustraire la vérité au monde. Avec des élus de votre acabit, la paix n’est pas encore pour demain. 

 

Criez et gesticulez, le temps se fiche de vous comme il se fiche de votre vérité falsifiée ; sa vérité est accrochée au ciel, suspendue au-dessus de vos têtes : il vous suffit de lever les yeux vers le Très-Haut pour l’apercevoir, si toutefois il vous est encore possible de voir quelque chose.

 

Touhami Moualek

Auteur de : La Déchirure - Algérie de mon père, France de mon enfance
Editions EDILIVRE.COM
    

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Mercredi 21 mars 2007 3 21 /03 /Mars /2007 13:51





François Bayrou n’était pas, me semble-t-il, un fervent opposant à l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis. Il avait même souhaité, si je ne me trompe, une participation plus active de la France aux côtés de W. Bush dans cette expédition punitive collective dont nous constatons chaque jour les horreurs, les désastres et les calamités sur le peuple irakien. D’une manière plus générale, la position de François Bayrou sur l’islam et les musulmans me semble floue et ambiguë. Sur la question précise de l’Irak, je crois réellement que François Bayrou ne s’est rangé derrière Jacques Chirac qu’en dernière minute, contraint et forcé. En tant que citoyen français, et républicain dans l’âme, d’origine musulmane, je n’ai qu’une confiance relative en François Bayrou et je mets en doute sa franchise et sa loyauté vis-à-vis du monde musulman. Il y a quelque chose qui sonne faux dans ses discours et qui ne me parait pas sincère. Ainsi, lorsqu’il a prétendu, cherchant à répandre une psychose de la peur en hissant haut le pavillon de l’intégrisme religieux, à des millions de téléspectateurs, que les guerres internes à l’islam étaient extrêmement inquiétantes, il n’a fait que reprendre de basses rhétoriques de haine connues et largement disséminées par des philosophes (de salon) bien-pensants et réactionnaires. Autrement dit, tout cela n’est que du réchauffé.


Visiblement, François Bayrou navigue à vue et s’enchante, apparemment, à nager dans des eaux de plus en plus troubles. N’est-il pas un homme de droite ? N’a-t-il pas activement participé, en tant que ministre, à des gouvernements de droite ? Sur un plan idéologique, droite et gauche ce n’est pas du kif-kif bourricot. Ou bien alors, je n’y comprends plus rien. Subitement, sa cible est devenue Nicolas Sarkozy : un homme de droite, non ? Bizarrement, François Bayrou ménage Ségolène Royal. Serait-il devenu un homme de droite rangé à gauche ? Ou plutôt un ancien de droite reconverti à la gauche droitière ? Ses appels du pied à DSK (Dominique Strauss-kahn) pourraient l’expliquer. Les complots, les connivences et les arrangements ne sont pas sains dans une démocratie. Il faut rester logique, cohérent et en phase avec ses idées. Un homme comme Nicolas Sarkozy, qui annonce la couleur d’entrée, est bien préférable. La droite, c’est la droite ; et la gauche, c’est la gauche. On ne peut appartenir, politiquement, aux deux camps à la fois. Ce serait renier l’histoire. Peut-on renier l’histoire ?


Monsieur François Bayrou, vous êtes candidat à l’élection présidentielle. J’aimerais donc, en tant que citoyen français qui cherche à comprendre, vous poser quelques questions, par l’intermédiaire de ce site politique, avant d’arrêter mon choix définitif. Ces questions concernent la politique étrangère :


1) Quel est votre analyse sur la situation actuelle au Proche-Orient ? Quelle position adopteriez-vous face à ce conflit et surtout quelles solutions préconiseriez-vous pour tenter de trouver une solution politique à cette guerre sans fin entre Israéliens et Palestiniens ? Car vous ne l’ignorez pas, la constitution française confère au Président de la République des prérogatives « réservées » sur la politique extérieure.


2) Quelle serait votre attitude face à l’Iran ? Ce grand pays a-t-il le droit à la bombe atomique ou simplement à l’énergie nucléaire civile ? Seriez-vous prêt à rompre toute relation diplomatique avec l’Iran si Israël, au nom de son « vital » droit à la sécurité, en faisait la demande ? Quelle politique arabe (car il existe une politique arabe spécifique à la France) conduirez-vous et quel est votre programme destiné à l'aide au développement des pays du tiers-monde ? La solution intelligente, pour éviter que des immigrés viennent en Europe en masse, est d’aider les pays pauvres à se développer. L’Europe doit bien cela au continent africain, par exemple.


3) Vous avez dit à un journaliste, d’un ton très accusateur, sur le plateau de télévision de France 2, me semble-t-il, le lundi 19/03/2007, ceci : « trouvez-vous normal que le ministre de l’Intérieur ne soit plus en mesure de se rendre dans les banlieues ? » Si votre question est légitime parce qu’elle pose un problème de droit, en revanche elle manque de clarté. Aussi, pourriez-vous préciser votre pensée. En effet, croyez-vous que le ministre de l’Intérieur n’est plus en mesure de se rendre dans les banlieues, sans risque de provoquer des émeutes, parce qu’il aurait échoué dans sa politique basée sur le tout sécuritaire, par manque de fermeté, ou bien parce qu’il aurait eu quelques dérapages verbaux, envers les jeunes des banlieues, notamment ?  


4) Dans cette même émission, vous avez affirmé, par ailleurs, qu’il existait, en France, de nombreuses zones de non droit. Est-il sage de prétendre que des zones de non droit existent en France, donnant ainsi le sentiment aux Français que des territoires seraient « occupés » et qu’il faudrait donc les reconquérir. N’allez-vous pas un peu trop loin dans cette dialectique démagogique qui consiste à désigner, une fois de plus, les banlieues comme des zones rouges dangereuses et leurs habitants comme de maudits boucs émissaires ? En somme, ne craignez-vous pas qu’en utilisant les mêmes méthodes que Nicolas Sarkozy et en l’attaquant frontalement vous ne rendiez ce dernier encore plus populaire et plus sympathique auprès de l’opinion publique ? La droite vous pardonnera-t-elle cette « trahison » ?


5) Il est prévisible que les années, voire les mois, à venir risquent d’être difficiles et très tendus, tant sur le plan national que sur le plan international. Aussi, la France aurait besoin d’une stabilité politique et d’une cohérence entre l’étiquette politique du futur Président et de celle de l’assemblée générale. Conséquemment, ne craignez-vous pas de faire courir de très gros risques politiques à la France en oeuvrant pour un gouvernement constitué de gens de gauche et de droite à la fois ? De plus, et dans le cas où vous seriez élu, pour mettre en œuvre cette ouverture que vous réclamez à cor et à cri, rien ne garantit que vous auriez une majorité à l’assemblée nationale, indispensable pour gouverner. Ne craignez-vous pas d’entraîner le pays vers une immense pagaille et donc vers une profonde crise de régime ?


6) Enfin, s’agissant de la construction européenne, comment expliquez-vous que plus on s’élève dans la hiérarchie sociale et plus les gens sont favorables à l’Europe, et plus on descend dans cette même hiérarchie (Là où il y a le plus de monde) et moins les gens sont favorables à l’Europe ? Finalement, la construction européenne ne se résume-t-elle pas, aujourd’hui, à une espèce de GIE (Groupement d’Intérêt Economique) dont le siège social est implanté à BRUXELLES ?

 

Touhami Moualek.

Auteur de : la Déchirure Algérie de mon père France de mon enfance
Editions EDILIVRE.COM

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Par Moualek Touhami - Publié dans : A l'adresse des politiques
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Mercredi 20 décembre 2006 3 20 /12 /Déc /2006 14:19

Le peuple palestinien souffre, qu'attend le monde ? On ne nous parle que du péril vert, alors que ce sont les musulmans qui partout souffrent de la tyrannie ou de l'oppression étrangère.




261054 1778102170 6818882 n La LBS (La Banlieue S’exprime)

Je vous suggère aimablement de contacter cette association (labanlieuesexprime.org). Vous obtiendrez ainsi des renseignements et aurez des précisions sur ce le sort de son Président. Toutefois, il me semble que M. Dieudonné, de retour du Liban, avait organisé une conférence de presse à Paris au théâtre de « la Main d’or ». Je crois savoir, qu’une fois de plus, celle-ci a été boycottée par les médias traditionnels « couchés » et « rampants » devant les pouvoirs politiques et les puissants lobbies de la terre. Je n’ai pas d’autres informations. Je n’étais pas présent à cette conférence. Quant au site LBS, je pense qu’il dérange parce qu’il offre d’autres sources d’informations que les voies et les canaux « officiels ».


Positions du FN

Pour ma part, je ne fais pas partie du FN. D’une manière générale, je ne suis inféodé à aucun parti politique ; cela me permet de conserver ma liberté de parole. Mais ce que je puis vous dire, c’est que le FN reste, jusqu’à preuve du contraire, un parti de l’extrême droite, avec ses idéologies « fascisantes ». Sa reconversion récente vers une ligne plus « modérée » est plutôt surprenante. En ce qui me concerne, je reste assez sceptique. Cependant, je pense que les sympathisants du FN perçoivent, peut-être plus que d’autres, les dangers d’un effritement de la société française, notamment dans les banlieues, et tenteraient de sortir ces banlieues du marasme économique et social dans lequel elles se trouvent, avant qu’il ne soit trop tard. Ce serait, dans ce cas, faire preuve, de la part du FN, de beaucoup de responsabilités. Mais je le répète, j’ai un doute. Nous sommes en période électorale et tous les coups tordus sont permis, nous le savons tous très bien. Mais si réellement le FN a changé de visage, alors tant mieux ! Et si un parti politique parvenait à rassembler des Français de toutes couleurs et de toutes tendances, comme ce que j’ai vu au spectacle de Dieudonné, au Zénith le 18/12/2006, eh bien si c’est le FN, je le féliciterais. Les deux « titans » de la politique française l’UMP et le PS, qu’ont-ils fait à part fabriquer de plus en plus de SDF, de brouiller la justice, d’aggraver les injustices et les discriminations, et de déprimer les Français au point où ceux-ci ne veulent même plus se déplacer pour aller voter, etc. etc. ? « On retrouve très souvent parmi ses propres ennemis des hommes loyaux et droits que l’on ne trouve pas dans son propre camp ».


Situation au Proche-Orient

Je comprends parfaitement que les Français souhaitent dans leur grande majorité adopter une certaine neutralité dans ce conflit et tenter de rester, du mieux possible, mesurés. Pourtant, la France est responsable au moins à deux niveaux importants. Premièrement, en 1948 elle a émis un vote favorable à la création de l’Etat d’Israël. Deuxièmement, elle n’a jamais réussi, avec ses alliés traditionnels, à obliger Israël à restituer les territoires occupés en 1967, malgré maintes résolutions votées au Conseil de Sécurité. Solidaire avec les Britanniques, la France a aidé à créer un Etat en Palestine, déstabilisant toute la région, puis s’est désengagée, laissant le peuple palestinien non-juif livré à son triste sort. Historiquement, l’Etat d’Israël a été créé alors que tous les pays arabes étaient soit colonisés, soit sous protectorat, donc dans une situation de faiblesse extrême. Aujourd’hui, les pays arabes sont indépendants. Ce conflit du Proche-Orient, hérité depuis 1948, exaspère les populations arabes qui de plus en plus se radicalisent et, c’est vrai, prêchent un islam violent. Ces courants sont encore heureusement minoritaires. Si Israël avait réellement voulu faire la paix, y compris avec ses voisins arabes, il aurait commencé par se retirer des territoires occupés, plutôt que de continuer sa politique suicidaire qui consiste à produire en masse des colonies. Il est trop facile de dire aujourd’hui, en France et ailleurs, que le conflit du Proche-Orient ne concerne que deux antagonistes, alors que la communauté internationale a été à l’origine de la création de ce conflit qui, il faut avoir le courage de le dire, perdure dangereusement. La communauté internationale doit prendre et assumer ses responsabilités avant qu’il ne soit trop tard. Il ne faudrait pas oublier que ce conflit est directement né d’une création d’un Etat par la force ; tout cela contre la volonté de tout un peuple et de tous les pays voisins alentours. La voie politique est la seule solution pour parvenir à une paix juste et durable.


Le Hamas

Le Hamas a été démocratiquement élu par le peuple palestinien. Que les Européens l’aient boycotté me semble être un acte antidémocratique. Que ce soient les attentats « kamikaze » ou l’émergence de partis jugés par l’occident comme étant « extrémistes » voire « terroristes », il faut reconnaître que ces réactions extrêmes sont directement liées à la brutalité, à la sauvagerie, au climat de terreur, d’injustice et d’oppression que produisent les gouvernements successifs israéliens dans les territoires colonisés, oh pardon… je voulais dire occupés ! Ramener l’islam à des interprétations de groupuscules radicaux n’est pas sérieux. L’islam vaut bien mieux que cela. Il n’y a aucune similitude possible entre l’islam tel qu’il pourrait être véhiculé par des partisans extrémistes et l’islam pratiqué par les musulmans de France. Toute comparaison serait purement grotesque et mensongère… à la de Villiers.


L’islam ne doit pas être l’objet d’une interprétation réductrice et caricaturée

Vous dites, je vous cite : « Etre musulman c'est avant tout vivre selon des prescriptions, des lois, des moeurs dictés par le Coran et selon le modèle de Mahomet. C'est affirmer l'unicité de Dieu et savoir qu'il n'y a qu'un péché impardonnable, celui de croire comme les chrétiens en un Dieu en trois personnes. C'est prescrire, selon le Coran, la mort pour les athées. Pour les « gens du Livre », juifs et chrétiens, c'est le jihad (« la guerre sainte »), c'est à dire encore la mort ou la relégation dans le statut de dhimmi c'est à dire de sujet toléré mais selon un statut inférieur. Déjà à Bethléem, les chrétiens devenus minoritaires se sont vus infliger par la municipalité un impôt spécial, marquant bien désormais leur dhimmitude ».

Première remarque : vos connaissances de l’islam semblent bien minces, pour ne pas dire très limitées. Dommage. Car caricaturer une religion de la dimension de l’islam revient tout simplement à mépriser près de deux milliards de musulmans à travers la planète, mais surtout à passer à côté d’un message empreint de sagesse, de justice et d’humanité.    

Seconde remarque : je vous épargne le temps des croisades, les pogroms en Espagne (1391) ainsi que la période de l’inquisition et d’une certaine reine Isabelle qui, en 1492, (année où Christophe Colomb quittait l’Andalousie pour un autre continent : l’Amérique), menaçait les Juifs d’Espagne de se convertir au christianisme ou de quitter le pays sous peine de mort. Et ce sont les musulmans qui accueillirent les Juifs de la diaspora, les Séfarades notamment, principalement en Afrique du Nord. On ne peut nier un fait historique : les musulmans ont très souvent été des défenseurs du peuple juif. Objectivement, je ne pense pas que les chrétiens, avec tout le respect que nous nous devons mutuellement, soient en mesure de donner des leçons aux musulmans en matière de tolérance. La persécution des Juifs, désolé, mais ce ne sont pas les Arabes.


France et islam

Dois-je rappeler que l’islam est avant tout une religion de paix et de tolérance. Dois-je aussi rappeler que nous vivons dans un Etat laïc et républicain. Une loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, celle du 10 décembre 1905, a été votée. Les musulmans de France, dans leur écrasante majorité, respecte ce pacte républicain et pratiquent leur foi de manière personnelle et privée. Concernant les mosquées, veut-on en France continuer à voir fleurir des mosquées souterraines indignes et où l’on prêcherait un islam radical et intolérant ? L’islam est, par le nombre de pratiquants, la seconde religion de France, il est donc normal que les fidèles aient des lieux décents, à ciel ouvert, où exercer librement leur culte. Les lois républicaines sont claires à ce sujet. Veut-on nous replonger dans les années 60 et 70 où il fallait se terrer, se cacher pour prier Dieu ? Tout cela n’est évidemment pas acceptable. En quoi l’islam remet-il en cause l’histoire, la culture et les traditions françaises ? Agiter en permanence le risque d’un « choc des civilisations » revient effectivement à rechercher un affrontement en créant par des peurs irrationnelles les conditions de cet affrontement. Je n’adhère et n’adhérerai jamais à une telle périlleuse fomentation.


RamadanM. Tariq Ramadan 

Vous affirmez, je n’ai évidemment aucune raison de mettre en doute votre parole, que Tariq Ramadan aurait dit : « l’islam ne rentre pas au sens strict dans l’acception du mot religion ». Je ne sais pas dans quel contexte cette phrase a été prononcée. Mais effectivement, on peut affirmer qu’au-delà de son statut de religion révélée, l’islam enseigne, en bien des sujets, des valeurs communes à des lois qui régissent notre société et élaborées à postériori. Je ne puis cependant m’exprimer à la place de Tariq Ramadan. Je vous suggère donc de l’interviewer à ce sujet. En tant qu’islamologue, il saura mieux vous répondre. Mais je vous rassure, il n’y a aucun péril vert qui menacerait la France. Si des conflits peuvent exister entre des « pensées coraniques » et les lois républicaines, évidemment les lois républicaines l’emportent ; comment pourrait-il en être autrement ? Et de grâce, n’utilisons pas à l’emporte pièce le mot « charia ».  Le droit au culte existe, il faut l’utiliser à bon escient.  Je suis pour ma part un républicain convaincu et je défends donc la République et ses principes. La religion m’apporte un réconfort spirituel complémentaire dans ma vie de citoyen. Averroès avait tenté d’expliquer que l’on pouvait séparer la raison de la foi. Il y est bien parvenu, non ?


Ce que je regrette personnellement

Pourquoi s’en prend-on systématiquement à l’islam et aux musulmans ? Lorsque mon père, arrivé en France, il y a plus de quarante ans, priait dans des sous-sols insalubres et jeûnait en cachette pendant le mois du ramadan, personne, au nom des droits de l’homme, n’a volé à son secours. Cela ne dérangeait aucune conscience. Pourtant, nous sortions de 132 ans de présence coloniale française en Algérie. Et aujourd’hui, grâce à nos combats, notre courage, nos abnégations et notre volonté, nous avons réussi à nous intégrer à la société française. En quoi serions-nous donc une menace pour la France puisque nous nous sommes battus pour être acceptés en son sein ?

DSK (Dominique Strauss-Kahn), ancien Ministre du gouvernement Jospin, a récemment déclaré, et s’il a été sincère (et pourquoi pas ?) alors je le félicite : « Il faut un Etat palestinien qui soit économiquement et politiquement viable ». J’aimerais cependant apporter quelques correctifs. En effet, à mon tour je poserais cette question « l’Etat d’Israël est-il politiquement et économiquement viable ? » La réponse est non. Pourquoi ?

Politiquement, l’Etat d’Israël, en 60 ans, n’a rien fait pour se faire admettre et respecter dans la région, à part coloniser, coloniser et coloniser, massacrer puis présenter des excuses, massacrer puis présenter des excuses, massacrer puis présenter des excuses. Désolé pour ces répétitions, mais elles sont aujourd’hui plus que nécessaires. Il subsiste encore quelques oreilles sourdes aux bruits des canons.

Economiquement, sans l’aide des Juifs de la planète entière et des Etats-Unis (jusque quand ?) Israël s’écroulerait rapidement.

 

Touhami Moualek

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