Néocolonialisme

Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 19:29

MT.jpgL'Algérie demeure une cible privilégiée des Occidentaux. Parce que c'est un pays riche en matières premières, mais également riche d'un peuple fier et digne, et surtout composé d'une jeunesse qui vibre à la vue du drapeau blanc et vert, frappé du croissant de Lune et d'une étoile ; une fierté qui étonne et surprend le monde entier. L'Algérie a souffert et a payé chèrement le prix de son indépendance ; et cela, les nouvelles générations ne l'oublient pas. Le traumatisme causé par huit années de guerre est tel qu'il ne faut plus parler de colonialisme aux Algériens car ce serait raviver chez eux des plaies à peine cicatrisées. 2012 sera l'année de la célébration du cinquantième anniversaire de l'indépendance algérienne. On peut bien entendu comprendre la peine des pieds noirs et des Juifs séfarades lorsque ceux-ci se remémorent les souvenirs des années colonialistes passées en Algérie, mais à aucun moment on ne peut comprendre le comportement d'une majorité d'entre eux qui faisait de moi, et de mes coreligionnaires, un sous-homme,  un indigène administré par le code de l'indigénat, comme les Noirs étaient administrés par un Code Noir. On n'oublie jamais les humiliations, les souffrances, les crimes commis au nom d'un système : le système colonialiste. Albert Camus aura beau crier, à qui voulait l'entendre, que les Algériens étaient tous égaux, et ce fut à son grand honneur, il n'empêche que le mal était fait. Jean-Paul Sartre, au risque de sa vie, se rangera du côté du FLN et s'écriera : L'Algérie n'est pas la France ! Simone de Beauvoir sera son entière complice dans cette aventure qui vaudra au philosophe et sa compagne deux plastiquages de leur appartement. Nous étions loin des philosophes de pacotille, extrémistes sionistes, du style de Bernard-Henri Lévi et Finkielkraut, tous deux juste bons à attiser la haine et à nous servir matin, midi et soir un menu composé exclusivement d'une Shoah instrumentalisée politiquement et brandie comme un trophée à des fins de culpabiliser tout un continent, toute une planète : la planète Terre. Et pourtant BHL est né en Algérie (à BENI-SAF) ; ses ascendants n'ont pas su ou n'ont pas voulu se battre pour une Algérie fraternelle dans laquelle tous les Algériens auraient cohabité en paix et dans la justice.
 
Un CNT destiné à opérer en Algérie a été étudié sur mesure par les services secrets américains, français et qataris, entre autres. A l'instar du CNT libyen, le CNT algérien avait pour mission de mettre en exergue la pauvreté en Algérie, d'amalgamer politique et social et bien entendu de dénoncer la corruption à tous les niveaux, y compris au sommet de l'Etat en vue d'arriver à ébranler le pouvoir politique en place. D'organiser, d'infiltrer et de contrôler des manifestations à des fins de déstabiliser le régime de l'intérieur, puis de diviser, de créer des scissions entre les différentes couches des populations algériennes. Les islamistes purs et durs algériens exigent depuis longtemps plus de liberté en Algérie. Ce que les autorités algériennes ont toujours refusé. Ces musulmans activistes aimeraient donc renverser le Président Bouteflika, leur principal adversaire politique.

sadiBHL.jpg Les identités des noms des personnes nominées au grand CNT algérien sont, selon des indiscrétions de sources américaines : Anouar Adam, un islamiste exilé aux USA et ancien dirigeant du FIS, parti dissout. Rabah Kébir qui vit en Allemagne. Abassi Madani, financé par le Qatar et Al Jazeera. L'émir du Qatar a grandement facilité l'émigration de Abassi Madani vers le Qatar, puis vers la Malaisie. Saïd Sadi, chef du RCD, qui est un proche de BHL. On notera le mariage forcé entre le FIS et le RCD, prouvant que tout est bon à prendre quand il s'agit de pouvoir. Saïd Sadi n'en est plus à un reniement près. Enfin, il faut noter que le turbulent Ali Ben Hadj ne serait pas sur la liste. Salafiste wahhabite et l'un des co-fondateurs du FIS (Front Islamique du Salut), ce dernier a été libéré par les autorités algériennes et demeure néanmoins sous haute surveillance, car jugé comme étant un homme toujours dangereux et susceptible d'être manipulé par ceux arrivant de l'extérieur.
 
Et Nicolas Sarkozy dans tout cela ? D'abord, ce dernier semble totalement ignorer que de nombreux intellectuels algériens résident à travers le monde et principalement en Europe, donc en France également. Cette intelligentsia algérienne pourrait bien lui faire regretter certaines de ses prises de position, voire certains de ses actes. Ce dernier a en effet piloté l'intervention en Libye ; intervention de plus en plus contestée y compris en France. De plus, Bouteflika n'est pas le défunt Kadhafi, celui-ci bénéficie d'un appui total des Russes, mais aussi et surtout des Chinois. Et cela pourrait bien valoir au Président français quelques revers si d'aventures l'Algérie était ciblée. Ensuite, plus qu'Obama, Nicolas Sarkozy aimerait, selon Alger, rentrer dans l'histoire à travers ces révolutions arabes, en devenant en quelque sorte le parrain du Printemps arabe.

Que faut-il penser de toutes ces gesticulations politiques et géostratégiques ? Que les Occidentaux, après avoir exécré les islamistes qu'ils traitaient de terroristes, font désormais appel aux services de ces mêmes radicaux musulmans pour renverser des régimes pour la plupart émancipés et qui ont renvoyé à leurs bases ces puissances occidentales. Autrement dit, devant un islam devenu totalement exponentiel et incontrôlable, même dans les meilleurs laboratoires chargés d'étudier cette religion étonnamment expansionniste, les Occidentaux s'achètent une assistance auprès des islamistes radicaux pour ensuite les retourner contre les musulmans et le monde musulman en général. Eteindre un feu par un autre feu maîtrisé. Mais allumer un incendie est un jeu d'enfant. L'éteindre poserait plus de problème. Et Nicolas Sarkozy joue avec le feu. C'est un fait.
 
Et comment s'acheter les services des renégats ? En leur offrant le pouvoir sur un plateau d'argent. C'est chose faite en Libye. C'est chose en voie de réalisation en Syrie. Et l'Algérie ? Si l'Algérie tombe, c'est tout le Maghreb qui tombe. D'où un intérêt certain pour des puissances occidentales, malades et enlisées dans une crise capitaliste qui les tuera tous s'ils ne déplacent pas leurs maux vers d'autres, de s'ouvrir les portes de l'Afrique. Et la clé n'est autre que l'Algérie.


Touhami Moualek

 

Source : Alain Benjamin, dirigeant de l'Union Syndicale des Travailleurs américains.

Par touhami - Publié dans : Néocolonialisme
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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 02:23

Algerie.jpg Nicolas Sarkozy, s'adressant au responsable du CNT libyen : Attendez de voir ce qui va se passer en Algérie d'ici un an...

Nous en savons un peu plus sur ces révélations fracassantes du Président français qui constituent une véritable ingérence dans les affaires intérieures de l'Algérie. La première remarque est celle de la succession du Président Abdelaziz Bouteflika, l'homme de la concorde et de la paix civile. Nul doute qu'il subsiste des interrogations sur cette succession. Le successeur aura-t-il la confiance et l'aval du peuple comme le Président actuel ? Les ennemis de l'Algérie espèrent un flottement, une désorganisation et pourquoi pas une déstabilisation de l'Algérie pendant cette transition, pouvant laisser espérer aux charognards revanchards l'espoir d'une révolution algérienne musclée conduisant à une éventuelle guerre civile. L'avenir le dira. Mais une chose est déjà sûre : les Algériens resteront soudés et solidaires car ils ne veulent pas revivre les années de cauchemar passées récemment. De plus, leur nationalisme à toute épreuve les conduira plus vers une unité que vers une désunion. Les courants séparatistes et traîtres, notamment parmi une minorité de Kabyles, n'ont aucune chance de voir leurs desseins de diviser l'Algérie s'accomplir. La majorité des Kabyles est fière d'appartenir à l'Algérie et d'être algérienne. Aucun doute là-dessus. Le reste n'est que fantasme de quelques âmes en mal de reconnaissance et ne cherchant qu'à exister.

La seconde remarque nous vient des Etats-Unis d'Amérique, plus précisément de la CIA. En effet, nous savons désormais que les Américains ont mis en place une super équipe prête à opérer en Algérie. Il s'agit d'un CNT algérien, composé d'islamistes intégristes, de musulmans dits modérés et de laïcs alliés à BHL du style de Saïd Saadi, celui qui voulait une manifestation à Alger tous les samedis (d'où son surnom de Saïd Samedi). Ce CNT, comme en Lybie et ailleurs, était destiné à coordonner les révoltes parmi les foules algériennes et devait préparer le terrain aux nouvelles puissances coloniales. On crée des troubles, un désordre, un chaos général, puis au nom de l'humanisme, de la charité chrétienne et des droits de l'homme, on intervient pour ensuite s'installer durablement. La dernière trouvaille des pays occidentaux est donc celle-ci : recruter parmi les plus intégristes musulmans, et utiliser ces derniers contre le monde musulman, afin de discréditer tout le monde musulman. Les Occidentaux s'allient avec les musulmans les plus extrémistes en vue d'infiltrer, de prendre le contrôle des foules en liesse éprises de justice et de liberté, comme l'ont démontré les récentes révolutions dans le monde arabo-berbère. Cette politique n'est pas une nouveauté en soi si l'on se souvient des manœuvres de la CIA en Afghanistan lorsque les services secrets (et le Pentagone) avaient mis au pouvoir les talibans pour des intérêts financiers. Ces mêmes talibans qui furent chassés du pouvoir après les attentats du 11 septembre par ces mêmes Américains !

Mais l'obstacle majeur de ce CNT algérien de laboratoire aura été celui de se heurter à un nationalisme algérien tout à fait hors du commun. Il est indéniable que l'unité du peuple algérien a fait avorter cette entreprise de démolition de l'Algérie. Et c'est bien à cela que songeait le Président Nicolas Sarkozy lorsqu'il prophétisait sur les drames qui toucheraient l'Algérie d'ici à un an. Et si j'ai un conseil à donner aux peuples arabes et musulmans, c'est de bien faire attention à tous ces réputés guides spirituels qui vont, c'est chose certaine, aller en florissant. Il y aura, certes, de vrais guides humbles et éclairés, mais beaucoup seront des chargés de mission travaillant pour le compte d'un employeur ne cherchant qu'à délocaliser ses idées néocolonialistes. Autrement dit prendre le contrôle de gens attachés à une religion par des diseurs de religion ; des faux en religion.

Touhami Moualek




 

Par touhami - Publié dans : Néocolonialisme
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 10:33

Je restitue ici un message qui m'a été adressé par Hocine. Je ne porterai pas de jugement personnel, considérant que cet épisode tragique, conséquence directe de la guerre d'Algérie, est derrière nous. Cependant, les autorités françaises portent une lourde responsabiité face à l'histoire et aux hommes qui avaient choisi un camp, celui de la France. Je précise que je ne suis pas enfant de harki, mes parents ayant lutté pour l'indépendance de l'Algérie, mais ce chapitre fait partie de l'histoire de l'Algérie et à ce titre il est normal et logique d'en parler. Une histoire dont je reste et resterai meurtri, comme beaucoup d'autres. 

 

Voici : 

 

HOCINE Le Combat d'une vie par CROACLUB
louanchi
lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news

En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l¹époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l¹Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler.

35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat

Et pour compléter le documentaire, réécoutez sur SUD RADIO, l'émission du 8/11/11, de Karim Hacene, Enquêtes et Investigations, sur les harkis le camp de saint maurice l'ardoise en 2 parties.

 

 

 

Par touhami - Publié dans : Néocolonialisme
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Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 19:58

le-penseur.jpgSi je me place dans la position d’un homme qui réfléchit logiquement, librement, avec mesure et sagesse, je me dis que les Libyens ont eu raison de se révolter afin, d’une part, de se débarrasser d’un dirigeant devenu seul et unique propriétaire de tout un pays, et d’autre part, de vouloir évoluer vers une liberté politique, sociale et économique. C’est un idéal légitime, louable et respectable. Les Français ont eux-mêmes connu une Révolution avant de parvenir à établir, au prix de leur sang, une République libre et démocratique. Alors, cet élan spontané, volontaire et courageux, affiché par le peuple libyen, laisse à penser, sur un plan moral, que la communauté internationale se devait d’intervenir pour protéger les populations civiles exposées aux tirs de fusils ordonnés par un dirigeant devenu fou. Ce n’est ni de la candeur, ni de la crédulité, c’est une appréciation objective d’une situation donnée par rapport à un changement, une aspiration de liberté voulue par tout un peuple. La plupart des dirigeants arabes usent de deux méthodes pour asservir leur peuple. D’abord la religion. Des interprétations erronées et intégristes étouffent et empêchent les citoyens de s’émanciper, de progresser et d’évoluer. Ces prêcheurs radicaux sont soutenus et encouragés par les régimes dictatoriaux. Ensuite l’armée. Les militaires sont, dans ces régimes totalitaires, de vrais seigneurs. Rien ne leur est refusé. En contrepartie, ils matent, répriment et tuent dans l’œuf tout début de révolte. Si bien que voir des peuples arabes se soulever est très courageux, voire téméraire ; on le voit bien en Syrie. La Libye entrait bien dans le cadre d’une révolution dont l’objectif était de s’affranchir du joug d’un dictateur.    

 

Mais si je me place dans un contexte politico-stratégique, géostratégique et pragmatique, je me dis que c’est peut-être un peu trop beau pour être vrai. Comme tout homme je suis gouverné par une ambivalence, une dualité : un moi idéaliste et utopique m’incite à croire en une libération d’un peuple par ses propres moyens, parce que le pouvoir de la liberté est irrésistible lorsqu’il se saisit de l’esprit des hommes ; tandis qu’un autre moi, guidé par une dystopie (contre-utopie) radicale, m’entraîne dans le doute et l’acceptation d’une réalité toute autre : tout cela ne serait qu’une stratégie, une manœuvre destinée à faire croire que l’on se porte au secours d’un peuple ; une ruse en vue de s’installer durablement en Libye, tout en se positionnant par rapport à telle autre future cible de la région. Et le côté obscur de mon esprit semble l’emporter sur mon côté idéaliste ; les critiques que j’entends, ici et là, martèlent toutes les mêmes remarques, à savoir que la protection des civils ne serait qu’un leurre, et que l’objectif réel serait bien celui de  prendre le contrôle des puits de pétrole libyens. Ne pourrait-il pas exister une synthèse des deux : oui, l’intervention avait pour but et de protéger les civils d’une part, et de s’assurer, lorsque la situation du pays serait stabilisée, de juteux contrats pétroliers d’autre part. L’un et l’autre à la fois.

 

LE-RUISSEAU-ALGER.jpgL’Algérie est à son tour visée. En France, les « anciens de là-bas » voyaient déjà d’un bon œil les violences, les attentats et les horreurs qui sévissaient en Algérie dans les années 80-90. Ils priaient pour un effondrement, un chaos de l’Algérie, gage d’un éventuel retour. Il n’en sera rien. L’Algérie tiendra bon ; l’Etat restera fort, et Bouteflika réussira à instaurer une concorde nationale. Pas de pardon, juste un acte civil responsable de la part de tous les Algériens. Le pardon viendra avec le temps. Et voilà que le « printemps arabe » naît, surprend tout le monde. La Tunisie, puis l’Egypte. Les deux peuples auront raison de leur dirigeant respectif. Mais puisque l’Algérie ne s’est pas écroulée, malgré tous les attentats et tous les crimes – commis par qui ? On ne sait pas – dus à une terrible guerre civile, on pourrait peut-être, de l’étranger, profitant de cette aubaine du « printemps arabe », l’aider à imploser de l’intérieur. La Libye a été sujette à des troubles. L’Occident, dépassé dans un premier temps par ces révoltes arabes, réagit à l’affaire libyenne.  Autant pour la Tunisie et l’Egypte, les Occidentaux seront attristés par le départ de Ben Ali et Moubarak, deux dictateurs à leur botte, autant pour Kadhafi ils mettront tout en œuvre pour entretenir, aider et soutenir cette révolte libyenne. Le CNT sera assez vite reconnu par la France qui aura l’aval des Américains pour prendre les choses en main, en compagnie des Britanniques. Après un début d’enlisement, les forces restées loyales à Kadhafi perdront du terrain et, doucement mais sûrement, tomberont aux mains des insurgés, jusqu’à Tripoli. Reste le bastion de Syrte, très difficile à prendre.


president-iran-algerie.jpgEt nous en revenons à l’Algérie. Ce pays a appliqué une politique de neutralité affirmant qu’il appartenait aux Libyens de régler eux-mêmes leurs problèmes. Si le peuple libyen veut la chute de Kadhafi, c’est son affaire. Par contre, l’on peut protéger des civils sans vouloir occuper un pays. La présence des forces armées de l’OTAN aux frontières de l’Algérie n’est pas du goût des Algériens, méfiants depuis le début. La reconnaissance du CNT par l’Algérie s’est fait attendre. La France ne pouvait pas critiquer directement les dirigeants algériens, cela aurait entraîné une réaction immédiate de ces derniers, conduisant à des querelles diplomatiques. Nicolas Sarkozy chargera donc les responsables du CNT de jeter le doute et la suspicion sur l’Algérie. Nous savons de source sûre que les Israéliens désignent l’Iran et l’Algérie comme étant une véritable menace pour leur sécurité. La France de Nicolas Sarkozy s’est « sionisée » davantage et les puissants lobbies français tentent désespérément de déstabiliser l’Iran et l’Algérie. Profitant des révoltes arabes, les régimes aux ordres des sionistes essaient par tous les moyens de lancer des mouvements de protestation, puis de révolte, et enfin de soulèvement général, créant ainsi une possibilité d’intervention militaire, à l’exemple de la Libye. Et comme je le disais au début, entre une révolution naturelle et logique, compte tenu des régimes arabes corrompus, autoritaires et rétrogrades, et une récupération de ces révolutions par les puissances occidentales, il est difficile de se faire une opinion sûre et indiscutable. Mais réflexion faite, je préfère l’action à l’inaction, le combat à la soumission. Les pays arabes ont, quelles que soient nos opinions, eu raison de manifester leur colère et leur volonté de changement. Et je rends hommage à toutes ces femmes, tous ces hommes arabes, berbères, et autres, tombés en héros. Si les dictateurs arabes contestés par leur peuple avaient eu la sagesse de se retirer, bien des drames auraient été évités. Mais les dictateurs s’accrochent toujours, même au pire.

 

L'unité de la Nation algérienne a jusqu'à présent évité aux Algériens de tomber dans le piège de la division et donc du risque d'une nouvelle guerre civile. Nicolas Sarkozy s'est targué, récemment, de dire aux responsables du CNT libyen: "Attendez de voir ce qui va se passer en Algérie d'ici un an et trois en Iran." Nicolas Sarkozy n'a aucune expérience et aucune connaissance du monde et de la culture arabes. Lui-même n'est plus très sûr de franchir le premier tour de la prochaine élection présidentielle française. A travers les réseaux sociaux, les sionistes et pro-sionistes français appellent sans arrêt les Algériens à se révolter. Ils oublient que la France est elle-même au bord d'une révolution civile. Plus que jamais les anciens de l'Algérie française œuvrent pour une déstabilisation de l'Algérie. Et cela doit être dit et dénoncé car c'est un crime. Il appartient aux seuls peuples de décider de leur sort et de leur destin. Cela s'appelle de l'ingérence dans les affaires intérieures d'un Etat souverain et va donc contre tout traité et pacte internationaux.

 

Touhami Moualek


Par touhami - Publié dans : Néocolonialisme
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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 23:40

OCTOBRE 1961 PH-17 20Nous en avions déjà parlé. Il est effectivement des sujets évincés, occultés, déformés, revus et corrigés par l’Histoire, par les Historiens, de manière volontaire, souvent pour des raisons politiques, parfois par la raison du plus fort. J’ai pour exemple un certain 17 octobre 1961 qui vit, à Paris, des manifestants pacifiques algériens massacrés et jetés à la Seine – plus de 300 victimes selon des investigations sérieuses et rigoureuses, alors qu’officiellement Maurice Papon en reconnaîtra quelques uns (2), couvert par le gouvernement du Général de Gaulle – ; ou bien ces Justes et courageux musulmans de la Mosquée de Paris qui, au prix de leur vie, sauvèrent des Juifs de la déportation et d’une mort certaine, en les cachant et en leur procurant de faux papiers ; ou encore cette affirmation maintes et maintes fois scandée par les pieds-noirs et les séfarades d’Algérie : « la valise ou le cercueil », alors qu’en juillet 1962 des dizaines de milliers (on avance le chiffre de 200.000) choisirent de rester en Algérie ; aucun mal ne leur sera fait et ils ne seront jamais inquiétés, ni par la population, ni par les pouvoirs publics, parce qu’ils n’avaient rien à se reprocher, n’ayant pas de sang sur les mains ; aujourd’hui, ils vivent encore en Algérie ainsi que leur descendance ; quant aux harkis, massacrés à l’indépendance, ces derniers combattirent pour le compte de la France, et c’est bien l’armée française qui les a abandonnés à des Algériens, épris de vengeance dans un contexte extrêmement chaud et périlleux ; les autorités françaises le savaient bien. Alors, accuser le FLN est chose facile et paraît être une excuse bien misérable, même si bien entendu la morale condamne ces actes, à partir du moment où la guerre était bel et bien finie. Mais il en est ainsi des comportements humains. La France elle-même connut ces drames avec ceux que l’on dénommera pudiquement les collabos.

 

Aussi, je suis personnellement fier et digne que des musulmans, au nom d’une fraternité, d’un humanisme dépassant toute question ethnique, religieuse ou politique, aient pu sauver la vie d’innocents juifs, livrés à la vindicte publique nazie. Des hommes libres n’ayant de comptes à rendre, dans leur philosophie, qu’à Dieu. J’en tire une grande fierté, et si c’était à refaire, bien évidemment nous serions nombreux à réitérer ces actes de bravoure, de générosité et d’humanisme, alors que l’Europe entière était plongée dans un climat de barbarie et de sauvagerie les plus abjectes.  

 

mussolini_hitler1.jpgMais attention, pas d’amalgame. Le fascisme et le nazisme sont une chose, le colonialisme en est une autre. Même si en 1942 une interconnexion a pu s’établir entre le nazisme, le fascisme et les victimes du colonialisme. En effet, des Algériens – ceux que l’on appelait à l’époque les indigènes, les autochtones – incultes et analphabètes pour cause de crimes colonialistes, voyaient en Hitler et en la Wehrmacht des libérateurs. A leurs yeux, Hitler avait défait leurs maîtres, ceux qui les maintenaient dans un état de sous-hommes opprimés et colonisés, et bien entendu, cela suffisait à accorder un crédit, une sympathie aux nazis. Pour autant, et sur un plan purement intellectuel, après avoir remis les événements dans leur contexte historique, ces Algériens-là ne cautionnaient absolument pas l’idéologie nazie dont ils ignoraient tout et dont ils n’avaient d’ailleurs aucune information.

 

les-hommes-libres.jpegDe même, une certaine propagande sioniste montrera le mufti de Jérusalem (Al-Husseini) comme étant le porte-parole d'une alliance entre le nazisme et l’islam. Ce mufti agissait en son nom propre. Pourquoi y mêler l’islam et tous les musulmans ? Il faut d’ailleurs, là-aussi, remettre les choses dans un contexte colonialiste. Mais la stratégie de certains intellectuels juifs radicaux est d’amalgamer tout cela à des fins de vouloir absolument impliquer les Musulmans dans l’Holocauste, ce qui est évidemment absurde. Car il est évident que ni l’islam, ni les Musulmans, ni même les Palestiniens n’ont rien à voir avec la Shoah et les crimes perpétrés par les nazis durant la seconde guerre mondiale. Et l’on peut à ce sujet évoquer aussi les crimes de guerre commis par les alliés également ; pour exemple le bombardement sur la ville de Dresde qui fut réduite en cendres. Etait-il utile de massacrer autant de civils ?

 

Oui, vous devez aller voir le film « Les Hommes libres » d'’Ismaël Ferroukhi. Parce que ce film dit des choses et nous apprend des choses que beaucoup étaient loin d’imaginer, embrigadés et endoctrinés dans une certaine version de l’histoire.  

 

Touhami Moualek

Par touhami - Publié dans : Néocolonialisme
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